Comme chaque année depuis dix-neuf ans, l’anniversaire de l’assassinat d’Itshak Rabin (z’’l) est commémoré. Ce premier novembre il y eut plus de dix mille personnes rassemblées à Tel Aviv pour y entendre plus ou moins les mêmes invités y prononcer plus ou moins les mêmes discours.

Tous indiquant plus ou moins le refus des absents à la paix. A croire que la très grande majorité du peuple israélien, par son choix législatif répété et -selon tous les sondages- son entêtement à n’en pas changer, est contre cette paix !

La réalité est évidemment toute autre !

L’ex-président Shimon Pérès et prix Nobel de la Paix en 1994 en compagnie du ‘’pacifiste’’ Yasser Arafat, s’est fait un plaisir de critiquer indirectement le gouvernement de Benjamin Netanyahou.

«Ceux qui ont renoncé à chercher à faire la paix sont des naïfs, qui vivent dans l’illusion et ne sont pas patriotes». Sûr de ne pas être contesté par les manifestants, il rajouta : « Il est dommage que la seule initiative de paix soit arabe. Où est l’initiative de paix israélienne? (…) Dans le monde le temps joue contre nous ».

Qu’est-ce cette « paix arabe » proposée en 2002 ?

– Retrait intégral « des territoires arabes occupés, y compris le Golan syrien, jusqu’à la ligne du 4 juin 1967, et des territoires du Sud-Liban qui sont encore occupés ».

solution juste et agréée au problème des réfugiés palestiniens conformément à la Résolution 194 (III) de l’Assemblée générale des Nations unies ».

– acceptation de la « création d’un État palestinien indépendant et souverain dans les territoires palestiniens occupés depuis le 4 juin 1967 en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec pour capitale Jérusalem-Est ».

Faut-il comprendre que Shimon Pérès est prêt à abandonner la vieille ville et le Mont du Temple, premier lieu saint du Judaïsme ? A accepter le principe d’un « droit de retour de réfugiés » au sein même de l’État du peuple juif ?

Deux exigences ‘’palestiniennes’’ que les Israéliens refusent absolument.

A contrario, y a-t-il un quelconque espoir que le monde arabe renonce à l’exclusivité de Jérusalem et se contente uniquement de la création de la « Palestine » pour y loger tous les « réfugiés » ?

En fait, seuls les ‘’naïfs, ceux qui vivent dans l’illusion et qui ne sont pas patriotes’’ oseront opposer le « plan arabe » aux plans de paix d’Ehud Barak de l’an 2000 et d’Ehud Olmert en 2008.

Deux plans ayant eu le mérite d’assurer la création d’une « Palestine » reconnaissant l’Etat d’Israël comme état du peuple juif. Deux plans de paix proposés mais rejetés par l’Autorité palestinienne car refusant, jusqu’à ce jour, le droit à l’autodétermination au peuple juif.

Deux propositions israéliennes que l’ex-président aurait oubliées ! Est-ce l’âge ? A le voir partout et à tout sujet, on en douterait !

Au-delà de cette triste réalité, il est consternant de voir l’ancien président réclamer une capitulation israélienne aux diktats arabes car, selon lui,
« Dans le monde le temps joue contre nous ».

Si d’aucuns ne comprenaient pas encore les raisons qui contraignent la gauche israélienne à demeurer dans l’opposition, le discours de Shimon Pérès devrait les éclairer.

Ses propos confirment que ceux qui récitent autant de niaiseries sont, au mieux, des crédules, respirent le mensonge et ont renoncé à vivre indépendant dans le pays de leurs ancêtres.

Victor PEREZ