Mardi 16 décembre 2014, la communauté juive de France avait rendez-vous avec l’un des hommes les plus marquants de l’Histoire d’Israël : Shimon Peres. Ce prestigieux dîner annuel du Keren Hayessod se déroulait dans le cadre magnifique du Pavillon Cambon, situé dans le 1er arrondissement de Paris.

Près de 400 personnes étaient présentes pour écouter Shimon Peres mais également pour marquer leur solidarité avec Israël. Les principaux représentants de la communauté étaient au rendez-vous. Parmi eux, Joël Mergui (Consistoire), Roger Cukierman (Crif) ou encore Ariel Goldmann (FSJU).

David de Rothschild avait aussi répondu présent à l’invitation. Homme de paix et de rassemblement, Shimon Peres a également été honoré par la présence de l’Imam de Drancy, Hassen Chalghoumi ou encore le Père Patrick Desbois. Shimon Peres interrogé sur l’antisémitisme en France a déclaré que « l’antisémitisme était une maladie honteuse » et que dans une société globalisée, il n’y avait pas de place pour le racisme et l’antisémitisme.

Pour lui, la France est et reste un ami indéfectible de l’Etat d’Israël. Le véritable fléau de la société est aujourd’hui le terrorisme qui se retourne d’abord et avant tout contre les pays arabes. Selon lui, résoudre les problèmes de pauvreté et de désespoir est la meilleure solution pour combattre le terrorisme que l’on finira par vaincre, a-t-il assuré.

Shimon Peres (crédit photo: Erez Lichtfeld)

L’espoir est aussi du côté du monde catholique, qui a beaucoup changé avec le Pape François, véritable ami de peuple juif. Puis l’ancien chef d’Etat, a allumé la première bougie de Hanoucca en présence des convives et de Moshé Sebbag, rabbin de la Synagogue de la Victoire, avant d’entonner avec toute l’assemblée Maoz Tsour qui ce soir-là, prit une dimension toute particulière.