Ce lundi 5 novembre 2018 aura lieu au Sénat un débat sur l’extrême droite, débat organisé par Nathalie Goulet, sénatrice amie du gouvernement iranien où participeront Ahmet Orgas, président du CFCM pour qui Erdogan est « un modèle de démocratie » et Jacques Canet, président de la Synagogue de la Victoire qui avait organisé un débat décrié entre le rabbin Bernheim et Eric Zemmour.

Ce lundi 5 novembre 2018  la sénatrice Nathalie Goulet organise au Sénat un débat dont le thème sera « Les extrêmes droites à la barre, quelles ripostes face aux extrémistes ? »

Débat qui pourrait être intéressant lorsque nous voyons comment l’extrême droite gagne des élections dans de nombreux pays mais colloque qui pose problème au vu de certains orateurs qui y prendront la parole.

La sénatrice Nathalie Goulet

La sénatrice, et ce n’est un secret pour personne, est une amie de l’Iran. Non du peuple iranien mais du pouvoir des mollahs. Ainsi, comme nous pouvons le lire sur certains sites la qualité d’amie de l’Iran lui a été attribuée par les médias officiels iraniens.

Dès 2012, les opposants iraniens alertent sur les fréquentations troublantes de la sénatrice avec le pouvoir iranien.

La sénatrice se fait photographier avec un T-shirt où nous pouvons lire « In Hassan Rohani we trust ».

Il suffit de parcourir Internet pour comprendre la position de Mme Goulet vis-à- vis du pouvoir iranien. Dès 2013, on peut lire dans un article de Mediapart que pour elle la France doit prendre au sérieux les offres d’ouverture de Rohani.

Pour vous faire une idée exacte, il, est encore possible de trouver sa déclaration sur http://udi-uc-senat.fr/actualites/communiques/20/09/2013/nathalie-goulet-il-faut-prendre-au-sérieux-les-offres-d-ouverture-du-président-rohani/570

Pour finir, Mme Goulet déclare sans état d’âme au sujet de l’accord avec l’Iran « qu’Israël aussi bien que l’Arabie Saoudite et que les néo-conservateurs de tout poil ont beaucoup à perdre avec la survenance d’un accord.
Sans remonter bien loin dans l’histoire, l’insécurité réelle ou supposée d’Israël lui permet une ponction de millions de $ auxquels il faut ajouter le coût des formations militaires sur le budget des USA et une dotation massive de l’AIPAC.».

Ahmet Ogras, Président du Conseil Français du Culte Musulman

En 2013, il devient président du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF). Il est également l’un des fondateurs de la section française de l’Union des démocrates turcs européens (UDTE), proche de l’AKP de Recep Tayyip Erdoğan, un réseau militant pour l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne et contre la reconnaissance du génocide arménien.

Le 1er juillet 2017, il devient président du CFCM  Son arrivée à la tête du Conseil est analysée comme un renforcement de l’influence des Frères Musulmans dans cette Institution

Sur le site d’Europe 1 , nous pouvons lire que la nomination M. Orgas laisse perplexe.

Enfin, il est intéressant d’écouter M.Orgas pour qui Erdogan est « un modèle de démocratie ».

Jacques Canet, président de la Grande synagogue de la Victoire

On est en droit de se demander pourquoi le président de cette synagogue participe à un tel débat. Président non élu mais coopté, personne (il suffit de parcourir internet) n’a lu ou entendu qu’il était spécialiste de la montée des extrémistes. M. Canet ne se présente pas comme un citoyen lambda mais comme président d’une communauté consistoriale. Est-ce à dire que le Consistoire approuve la participation de M. Canet à ce débat ?vEst-il envoyé par le Consistoire de Paris pour ce colloque ?

Il est vrai que M. Canet a une expérience en matière des extrêmes : en juin 2016, il a organisé un débat dans sa synagogue entre le rabbin Bernheim et le polémiste Eric Zemmour. Débat plus que controversé.

Débattre est une chose que nous devons faire mais peut-on parler avec n’importe qui. En discutant avec certaines personnes, ces dernières trouvent ou retrouvent une légitimité que beaucoup combattent depuis des années ; et là est le danger.