Le magazine Temps présent de la Radio Télévision Suisse (RTS) a intitulé son émission du huit mai 2014 « Bientôt un tueur dans le ciel suisse ? ».

Un reportage, au titre marquant, repris goulûment par TV5, et qui aborde l’achat suisse de six drones de fabrication israélienne. Une enquête à charge contre l’Etat d’Israël concluant que ce pays est un « pays à risque », « un pays soupçonné de crimes de guerre » et « ayant un régime semblable à celui de l’Afrique du Sud » au temps de l’apartheid.

Une conclusion faisant rêver le collectif B.D.S. qui a comme objectif d’empêcher cette transaction d’une valeur de quatre cents millions de Francs suisses.

Evidemment, tous les clichés néfastes et à charge contre l’Etat d’Israël sont repris. Tel « La bande de Gaza est le territoire le plus dense au monde » ce qui est faux mais fonctionne très bien dans l’imaginaire collectif. Ou encore « pour pénétrer ce territoire palestinien, il faut traverser par l’unique passage encore ouvert ».

Il s’agit ici du passage israélien. La frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte étant complètement passée à la trappe de l’information pour le besoin de la cause devant faire pleurer dans les chaumières suisses, et d’ailleurs.

Les ‘’Palestiniens’’ sont dans une prison, point barre !

Après le choix des clichés, vient le choc des mots : « Des roquettes lancées sur Israël par des combattants de la bande de Gaza », « Un drone de l’armée israélienne a repéré trois activistes du Hamas sur le point de lancer une roquette ».

Sur qui atterriront ces roquettes est le moindre des soucis des ‘’journalistes’’ ! L’essentiel étant d’affirmer que les « combattants » et les « activistes » ne sont pas des terroristes quand bien même la population civile israélienne est terrorisée par ces missiles.

Un autre choix des tintins en quête anti-israélienneest de donner la parole à un ‘’bon’’ israélien nommé Yotam Feldman désireux de vendre son film anti-israélien The Lab, mais aussi au Conseiller national du PS Carlo Sommaruga.

Des ‘’témoins’’ permettant le matraquage qu’Israël utilise les drones armés «massivement contre les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, des civils, des femmes, des enfants ont été déchiquetés à mort ».

Bill Van Esveld, sans doute un expert de l’ong Human Rights Watch, est un autre témoin à charge du document, lequel lui est posé LA question censée confirmer le reportage anti-israélien : « Peut-on parler de crimes de guerre ? ».

Sa réponse n’est pas sans saveur pour le quidam qui ne se laisse pas manipuler :

« Si nous parlons d’un cas où vous pouvez démontrer que la personne qui a tué est indifférente, qu’elle ne se souciait pas de savoir si la cible était civile ou militaire, alors on parle de crime de guerre ».

Si nul ne peut affirmer ni démontrer que la politique des différents gouvernements israéliens est indifférente ou insouciante des conséquences subies par la population ennemie, résultat de la guerre subie par le pays depuis sa renaissance en 1948, en revanche, la définition de Bill Van Esveld adhère parfaitement aux actions des « combattants et activistes palestiniens ».

Tous indifférents et peu soucieux, y compris leurs représentants, du sort des civils israéliens visés froidement et intentionnellement.

Des ‘’combattants et activistes’’ qui sont donc de fait des criminels de guerre ayant comme seul objectif déclaré l’éradication de l’Etat du peuple juif.

De quoi, assurément, fabriquer des drones de surveillance pour protéger la population civile de ces crimes de guerre prémédités, voire des drones armés pour éliminer, aussitôt que possible, la menace et surtout les criminels de guerre ‘’palestiniens’’ jamais désignés de ce qualificatif indiscutable par les Rouletabille de pacotille du politiquement correct !

Une carence qui démontre, sans faille, la participation de RTS et de TV5 Monde dans la croissance de l’antisémitisme en Europe. Une haine qui autorisera de plus en plus la ‘’vengeance’’ contre les Juifs et à laquelle les drones israéliens, pourtant reconnus comme étant les meilleures, n’y pourront rien !