Il n’a pas hésité à regarder l’histoire juive en face.

Il a marqué une empreinte non négligeable dans l’histoire de la mémoire communautaire.

Rappelons que le CRIF est né de la résistance en 1943 avec en son sein quelques fondateurs juifs « étrangers » et regroupe aujourd’hui toutes sortes d’institutions, laïques, religieuses de toutes tendances, des mouvements de jeunes, des rescapés, des sionistes, d’anciens combattants et résistants, des écoles comme des lieux d’enseignement supérieur et de transmission de l’histoire et de la mémoire.

Il s’agit de montrer que la communauté juive, assume sa diversité sans chercher à culpabiliser qui que ce soit.

Dans un contexte mondialisé, avec la présence de diasporas juives noires et africaines et aussi suite à certaines relations conflictuelles de la France avec ses minorités, Roger Cukierman a eu envie de rappeler le passé devant une certaine gêne.

Dans une certaine mesure, le refus de reconnaître une partie de siens s’apparentait à un trouble de la pensée collective.

Unique en France et en Europe, la présence des juifs noirs au CRIF marque de manière solennelle le rapport à notre histoire commune,
avec l’ambition de promouvoir de nouveaux rapports communautaires comme porteur d’un message universel de solidarité et de fraternité.

Cette présence a pour vocation d’alerter et d’être un point de repère dans la construction d’une conscience collective.

Elle a aussi pour fonction de marquer solennellement le rapport de la diversité juive et d’inscrire ce pan de l’histoire dans le futur de l’histoire juive.