Le concept de riposte proportionnée est unique dans l’histoire et ne semble devoir s’appliquer qu’à l’état d’Israël.

en deux mots il s’agirait quand celui ci est attaqué de le brider dans sa capacité de riposte et donc de dissuasion en retenant une partie de ses moyens militaires.

L’ineptie en découlant consiste à faire de l’agressé un agresseur si, mais quelle drôle d’idée, celui ci venait à faire en sorte d’anéantir son ennemi afin de procurer la sécurité à ses citoyens et à garantir l’intégrité de son territoire.

On peut se demander à qui la communauté internationale pourrait bien avoir l’incongruité de demander l’application de ce même délirant principe si ce n’est a Israël.

Pourtant le champs d’application d’une si brillante idée est sans fin, aujourd’hui comme hier, et pourrait se généraliser demain.

Quelques exemples peuvent nous édifier, quand l’Allemagne nazie envahit la Pologne a t’on entendu la SDN demander à celle ci de retenir ses coups ?, plus près de nous, à quelle moment avons nous vu évoquer « la riposte proportionnée » lors de la Guerre des Malouines, ou la Grande Bretagne n’hésita pas à massacrer la fine fleur de la jeunesse argentine pour préserver une bribe infime de son empire colonial ?, encore plus proche, François Hollande a t’il fait une seule fois mention de cette fameuse « riposte proportionnée » quand se jetant au secours de son vassal africain, le Mali, il tira comme au ball trap la bande de brigands islamiques qui avait imaginé en prendre le contrôle ?

Non, à aucun moment cette merveilleuse notion n’est apparue dans la dialectique de guerre ayant cours au moment des faits évoqués.

En revanche ce concept est au centre de toutes les interventions Occidentales ou Onusiennes, au nom d’une humanité unilatérale, qui permet de condamner l’élimination ciblée de terroristes assassins mais aussi de passer dans un assourdissant silence le kidnapping crapuleux de trois adolescent juifs…

Une partie du grotesque de l’histoire nous est fourni par l’ensemble du monde musulman et de ses obligés, qui sont comme le sait tout un chacun si attaché aux valeurs humaines, qui criant comme un seul homme au génocide, nous laisse entrevoir a chaque conflit fratricide à grand coup d’armes chimiques l’idée qu’ils se font de la proportionnalité de leur riposte.

Alors qu’est ce qu’en vérité cette curieuse notion dont Israël est le seul état à avoir l’obligation de pratiquer ?, c’est avant tout une renonciation unilatérale au droit à la légitime défense, puisque chaque réaction sera forcément qualifié de disproportionnée, notion volontairement subjective.

C’est aussi une atteinte inadmissible pour toute autre nation à sa souveraineté, car en bridant par des pressions illégitimes une réaction militaire on entend se substituer à la volonté souveraine du peuple israélien s’exprimant par la voix de ses dirigeants.

C’est surtout l’expression larvée de la non reconnaissance d’Israël et l’affirmation de son caractère « temporaire » puisqu’une nation à qui on enlève tout droit a se défendre est condamnée à disparaître selon l’expérience de la Tchécoslovaquie après les accords de Munich en 1938.

Reste à définir ce qu’est une juste proportionnalité en matière de riposte militaire, aujourd’hui des centaines de missiles tombent chaque année sur Israël dans l’indifférence générale de la communauté internationale qui ne parait réagir que quand Israël se décide à répliquer timidement.

Dans un précédent article j’évoquais l’impérieuse nécessité de faire subir à nos adversaires le sort qu’ils réservent à nos otages, tant dans le traitement que dans le volume, ainsi si il doit y avoir libération d’un de nos otages l’échange ne pourra porter que sur un terroriste légalement condamné et cela à titre tout à fait exceptionnel.

Si les informations nous parvenant de ces otages sur leur état de santé par exemple sont inexistante, si les visites d’un organisme international, si les familles ou les lettres ne peuvent parvenir jusqu’à eux, alors Israël doit instaurer une réciprocité parfaite concernant les détenus qu’il détient, et cela sans état d’âme.

Concernant les actes de guerre il doit en être de même, quand dix missiles sont tirés sur le territoire israélien alors dix missiles doivent frapper les zones indûment administrées par l’une ou l’autre des pseudos autorités arabes dites « palestiniennes ».

pas un de plus pas un de moins, et cela sans se soucier de savoir qui, comment et pourquoi ces engins de mort ont été tirés.

et puisque Israël est condamnée d’avance par une communauté internationale lâche et aveugle le temps n’est plus aux problèmes de conscience déplacés.