Des publicités aux couleurs du drapeau de l’OLP déclarant « Israël est une entreprise raciste » sont apparues aux arrêts de bus de Londres. Il semblerait que ces publicités soient en réaction à la décision du Parti travailliste britannique d’adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la commémoration de l’Holocauste.

En effet, le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn est un fervent antisémite, et ces dernières prises de position ont de quoi susciter une grande inquiétude au sein de la communauté juive britannique qui a même menacé de quitter le pays si Corbyn remportait les prochaines élections.

Alors, le Royaume-Uni à qui nous devons la Déclaration Balfour autorisant le retour des juifs en Israël, au début du XXème siècle, serait-il lui aussi atteint d’antisémitisme en ce début de XXIème siècle, le conduisant à condamner l’existence même de l’état hébreu et des juifs dans son propre pays ?

Il semblerait que l’antisémitisme soit devenu le nouveau mal du siècle, le cancer qu’il faut à tout prix combattre, soigner voire même éradiquer pour pouvoir vivre en paix, prospérité et heureux.

Pourtant, les juifs ont toujours contribué à l’essor des nations dans lesquelles ils se sont installés. Néanmoins, la jalousie de leur succès a également développé une puissante haine qui a conduit à toutes sortes d’accusations au Moyen-Age et ce jusqu’à nos jours, en passant du meurtre rituel jusqu’au complot sioniste mondial. Aujourd’hui, les accusations sont plus subtiles mais existent belles et bien.

Cependant, cette haine n’est pas irréversible et a une cause profonde. Le peuple juif depuis son existence a reçu une mission qui, si elle n’est pas accomplie, soulève une vague de haine sans précédent. Les sages juifs ont écrit qu’« aucune calamité ne vient dans le monde, si ce n’est pour Israël » (Massékhet Yévamot 63).

Alors quelle est donc cette mission ? Il ne s’agit pas que de reconstruire Israël, ni d’accorder les mêmes droits aux Juifs, ni des privilèges. Il s’agit plutôt d’un impératif d’union qui repose sur le peuple du Livre, qui se doit de montrer l’exemple et ainsi permettre au monde entier de vivre en paix et harmonie.

Yéhouda Ashlag affirme que le peuple juif est un relai par lequel passe la lumière destinée à toutes les nations du monde, assurant bonheur, paix, sécurité prospérité mondiale. Tant que les juifs ne prendront pas conscience de ce devoir qui repose sur leurs épaules, l’antisémitisme ne cessera d’augmenter et de les menacer, puisque ce sont eux qui les empêchent d’être heureux.

Les juifs britanniques ne font pas exception à la règle. Leur pays est suffisamment secoué par le Brexit, le désir d’indépendance de l’Ecosse et les problèmes religieux en Irlande du Nord ainsi que l’échec de leur système d’intégration des minorités. Apporter un modèle d’union et de connexion engendrerait un changement des mentalités, et serait une véritable révolution.