Il est entendu et lu un peu partout en Europe, dans des médias, chez des politiques, les liens particuliers entre les Etats-Unis d’Amérique (USA) et l’Etat d’Israël. Il est la plupart du temps évoqué des raisons «particulières» sur lesquelles «nul besoin de revenir» et autres propos vagues, admis, irréfutables, irrévocables et qui imposeraient un silence bien compris de tous.

Il convient cependant de déconstruire le caractère sous-jacent, évocateur, subliminal que laissent apparaître dans le flou ces assertions.

1 – Les liens particuliers entre les USA et Israël sont incontestables. Ils sont assumés par les deux parties avec fierté, publiquement et internationalement.

2 – L’Histoire (soutien permanent des USA à l’existence d’Israël face aux menaces qu’il affronte depuis 1948), la démographie (populations américaines juives et non-juives importantes aux USA et en Israël), les échanges culturels, commerciaux etc entre les deux Etats, la diplomatie (soutiens quasi-permanents des USA envers Israël et d’Israël envers les USA dans la région du Proche-Orient) constituent les principales raisons claires de ces liens pourtant si fantasmés !

3 – Ces liens très forts ne sont pas exceptionnels dans le cadre des relations internationales.
Citons, à titre d’exemples non-exhaustifs, des Etats européens (France, Belgique, Espagne, Portugal) membres de l’Union-européenne (UE). Tout comme l’UE depuis sa création, ils entretiennent des liens d’une intensité magistrale et revendiquée avec les Etats membres de la Ligue des Etats arabes et la majorité des Etats africains.
La colonisation passée, la démographie (populations d’origine arabe et africaine en Europe et européenne dans les Etats arabes et africains); les échanges financiers, économiques et commerciaux en sont les principales raisons.

4 – Dans les deux cas, les relations sont fortes et analogues. Pourtant, dans le premier (USA), les relations sont fantasmées, rendues nébuleuses et floues, alors que dans le second (UE) les relations sont rendues claires et normales.

Tout ceci forme un matériau de réflexion que pourrait utiliser les penseurs médiatiques et politiques.