En tant que femme libanaise qui a grandi à Beyrouth et déménagé aux Etats-Unis à 22 ans, je pense qu’il est juste de dire que c’est un choix peu commun de passer 3 mois sabbatiques en Israël à la fin de l’année 2015. Ajoutez que mon père est né à Haïfa en 1948, et est parti avec sa famille pour le Liban à l’époque, et mon choix de vivre et de travailler à Tel Aviv est encore plus intéressant.

Pour être honnête, j’ai eu quelques pressentiments et inquiétudes sur cette décision, mais à la fin des trois mois de travail avec l’université Bar-Ilan, il n’y avait aucun doute sur le fait que cette visite avait été très positive et très éclairante pour moi, et ce, à plusieurs niveaux.

C’est une expérience dont j’aurais souhaité qu’elle soit plus fréquente chez mes concitoyens libanais, grâce à l’humanisation et à la compréhension qu’elle a ajouté à ma perspective sur la société israélienne, et particulièrement en ce qui concerne les Israéliens eux-mêmes, alors que j’ai grandi en ne connaissant d’eux que ce que j’apprenais en lisant des articles d’informations et des conversations, qui leur étaient invariablement défavorables.

Je voudrais partager mon histoire.

J’ai toujours été attirée par les expériences contre-culturelles, que ce soit en grandissant à Beyrouth et en vivant en tant qu’adulte en Californie. Cependant, en tant que femme arabe fière, rien de ce que je n’avais jamais fait n’était aussi profondément contre-culturel que candidater pour une formation pour travailler avec un collègue israélien pendant un semestre à l’université de Bar-Ilan, à Ramat Gan.

Je me suis battue pour dire à ma famille que j’avais pris cette décision. Quand je l’ai fait, j’ai d’abord fait face à de la résistance, puis en encouragement réticent, et beaucoup de questions.

« Pourquoi, parmi tous les pays, veux-tu visiter Israël ? », m’a-t-on demandé plus d’une fois.

« Tu ne seras pas autorisée dans le pays, ou si tu l’es ce sera une expérience très difficile et humiliante. »

On m’a dit que si les gens savaient que j’allais en Israël, je pourrais ne plus jamais être autorisée à revenir au Liban.

« Sois prudente. »

« Ne partage pas de photos de ton voyage sur les réseaux sociaux. »

« Ne parle de politique avec personne ! » (en Israël ? Maintenant que j’y suis allée, je trouve que celle-là est drôle !)

On m’a dit de ne pas prévenir mes propres amis et ma famille élargie que je m’y rendais.

Cela faisait beaucoup à penser.

Avant d’arriver, je me demandais aussi s’il était sage de dire aux gens en Israël que j’étais libanaise. Après tout, c’est un pays qui a envahi le Liban à plus d’une occasion, un fait qui a fait forte impression sur moi et ma génération en grandissant.

J’étais excitée de voir Israël pour moi et de visiter les Territoires palestiniens dont j’avais tant entendu parler. A la fin, ma curiosité dépassait mes incertitudes, et j’ai été en Israël avec le cœur et l’esprit remplis des deux.

Comme je travaille dans une installation affiliée au gouvernement à Los Angeles, j’ai voyagé avec un passeport diplomatique. Je ne peux que supposer que cela m’a aidé quand j’ai atterri à l’aéroport Ben-Gurion et m’a permis d’entrer à la suite d’un rapide et, je dois le dire, plaisant entretien consistant en quelques courtes questions et finissant par un souhait pour un bon séjour.

La facilité du processus a été la première surprise de mon voyage. Ma deuxième surprise a eu lieu quand mon taxi m’a conduite dans Ramat Gan, où je résidais initialement. Je regardais par la fenêtre et voyais des ressemblances frappantes avec les rues de Hadath, la ville libanaise où j’ai été élevée. J’aurais pu être au Liban, tant que je me basais sur la vue. Je ne sais pas à quoi j’avais imaginé qu’Israël ressemblerait. Très moderne et puissant je suppose, mais qu’une banlieue de Tel Aviv ressemble tant au Liban ne figurait pas dans mon programme.

Ce n’était pas du tout ce que j’attendais

Pour la plupart de mes deux premières semaines, je l’ai gardé pour moi. Majoritairement, c’était en raison d’une angoisse de ma part. Une angoisse qui me disait « si j’interagis avec des gens, ils vont se rendre compte que je suis libanaise et je pourrais être discriminée, ou peut-être pire ». J’interagissais pour demander un chemin ou une information pratique, mais rien de plus.

J’ai les cheveux noirs et la peau couleur olive. Quiconque me parlait le faisait en hébreu. Quand je répondais « Ani lo mevina ivrit » (je ne comprends pas l’hébreu), je rencontrais de la surprise. Certains Israéliens m’ont dit, en rigolant, que je paraissais plus israélienne qu’eux.

Inévitablement, la question « d’où venez-vous ? » suivait. Il se trouve que je n’avais pas besoin d’être angoissée. Je disais aux gens que je venais du Liban, et rencontrait des sourires. Je disais aux gens que mon père était né à Haïfa en 1948 et que la même année sa famille l’avait emmené au Liban où il avait vécu la majorité de sa vie. Plus de sourires et de curiosité amicale. J’étais accueillie « à la maison ». J’étais invitée dans une grande variété de maisons pour les dîners de Shabbat. Ce n’était pas l’accueil auquel je m’étais attendue du tout.

Centre pluridisciplinaire de recherches sur le cerveau - Université de Bar Ilan

Centre pluridisciplinaire de recherches sur le cerveau – Université de Bar Ilan

Mes collègues semblaient ravis de travailler avec moi, non seulement comme chercheurs mais aussi comme personne avec un intérêt réel pour en savoir plus sur la culture libanaise et la vie au Liban.

L’un des échanges les plus émouvants est venu d’un Israélien qui avait servi dans l’armée au Liban. Sans parler de politiques, sans parler de bien ou de mal, il s’est excusé auprès de moi personnellement pour les dommages que les incursions avaient causé au peuple libanais. Un autre Israélien m’a exprimé ses préoccupations et son empathie pour les Arabes de 1948 (dont mon père était l’un des plus jeunes), et j’ai compris qu’il y avait un homme qui voulait simplement de bonnes relations et qui n’avait pas de rancune envers le peuple arabe, ou envers moi, en aucune manière.

Je voulais pleurer quand j’ai entendu ces hommes. L’idée que de telles pensées existent en Israël, particulièrement chez d’anciens soldats, était quelque chose auquel je n’avais jamais, jamais pensé.

L’élément humain des interactions que j’ai eu en Israël en tant que femme arabe avait brisé la rhétorique que j’avais entendue pendant des années, et m’avait touchée. Je n’avais pas de raison d’avoir peur de dire aux gens d’où je venais. Parmi les nombreux sentiments complexes que j’ai ressentis en Israël, l’un des plus indéniables, surprenant, et important, était de se sentir absolument « accueillie ».

Ma famille perdue depuis longtemps

Quelques semaines après mon arrivée, j’ai contacté un membre de la famille de mon père, un homme que j’avais rencontré une fois auparavant, aux funérailles de mon oncle. Il se trouvait qu’il allait y avoir une cérémonie pour sa mère qui était récemment décédée, à Haïfa.

Il m’a dit qu’il y aurait d’autres membres de la famille, et de venir. Je n’aurais jamais pu deviner que j’avais tant de famille en Israël, des personnes qui se rappelaient de mon père et de ses parents, des personnes dont mon frère, ma sœur et moi n’avions même pas soupçonné leurs existences. Il est difficile de décrire ce qu’est une telle découverte. J’ai rencontré des personnes de Naplouse, de Nazareth et de Haïfa qui ont partagé avec moi des histoires de mon père quand il était jeune homme et était venu en visite juste avant la guerre de 1967.

Pendant cette réunion, j’étais submergée tour à tour par la chaleur et la tristesse de rencontrer ces personnes de ma famille que je n’avais jamais rencontrées avant et dans certains cas ne connaissait même pas leur existence. J’ai été traitée comme une fille disparue depuis longtemps, et me suis aussi sentie ainsi.

A la frontière libanaise avec des proches parents de mon père

A la frontière libanaise avec des proches parents de mon père

Ma famille m’a emmenée dans beaucoup d’endroits : Saint-Jean d’Acre, Ras en-Nakura, Tibériade, Nazareth et le village druze de Daliyat el-Carmel. Nous sommes allés à la frontière entre le nord d’Israël et le Liban et pris une photo de groupe ensemble que j’ai envoyée à la maison à ma famille.

Alors que nous conduisions dans le nord d’Israël, j’ai réalisé combien d’Arabes y vivaient, et qu’il serait possible pour moi de vivre en Israël en ne parlant qu’arabe. C’était une autre surprise. Dans toutes les conversations que j’ai jamais eues ou entendues parlant de la situation politique entourant Israël, l’existence des Arabes israéliens n’était simplement jamais reconnue.

Soudainement, en entendant le Hezbollah menacé de bombarder Haïfa, j’ai réalisé que des menaces comme ça étaient finalement des menaces contre les membres de ma propre famille et beaucoup d’autres personnes arabes. Maintenant, connaissant personnellement beaucoup de juifs et d’arabes, et comprenant mieux le tissu de la société israélienne, ces menaces semblent indéfendables depuis n’importe quel point de vue et, malgré la rhétorique, serait simplement aussi mortelles pour les Arabes que pour les juifs vivant en Israël. Un autre aperçu que je n’avais pas avant de passer du temps en Israël.

Un enterrement de vie de jeune fille à Haïfa

Un enterrement de vie de jeune fille à Haïfa

J’ai pleuré, et ensuite j’ai pleuré encore

Je suis venue en Israël sans programme politique, mais étant donné mon histoire, j’avais un désir puissant de visiter la Cisjordanie et de voir par moi-même. J’ai parlé à des résidents de Ramallah et entendu les défis qu’ils rencontraient dans leurs vies quotidiennes. J’ai visité le camp de réfugiés d’Aida à Bethléem et compris les effets sérieux que le mur de séparation sinueux a eu sur l’infrastructure économique et la capacité des Palestiniens à s’engager dans un travail, à accéder à l’eau de manière pratique, et à chercher les soins médicaux et les services scolaires les plus proches.

J’ai aussi vu l’interaction des différences religieuses dans les Territoires, où la minorité chrétienne a comme difficulté supplémentaire de vivre dans des communautés musulmanes de plus en plus conservatrices où la religion et la politique se mélangent librement.

La barrière de séparation entre la Cisjordanie et Israël

La barrière de séparation entre la Cisjordanie et Israël

Mon sens de l’injustice que les Arabes vivant dans les Territoires affrontent n’a jamais été plus aigu que quand j’ai rendu visite à ma famille à Naplouse et ai été dans la même maison où mon père était allé presque 50 ans auparavant. Cette vieille maison, qui était autrefois un endroit de bonheur et de rassemblement pour la famille de mon père, était devenue une structure négligée et usée, dans une communauté déprimée où le poids de l’oppression flottait dans l’air.

Pendant que j’y étais, mon cousin a sorti une boîte de vieilles photos en noir et blanc. Cela a ramené à la vie les jours perdus d’un monde qui semblait complètement différent. J’ai vu mon père jeune et beaucoup de membres de la famille dans leur jeunesse, tous souriant et ensemble dans la fête. Les images m’ont profondément émue. Mon histoire familiale était là. Mon père jeune homme connaissait cette maison et connaissait ces personnes comme sa propre famille. Les oncles et tantes que je n’avais jamais rencontrés ou dont je n’avais jamais entendu parler faisaient partie de cette histoire.

Mon père avec ses parents et ses frères et soeurs, 1956

Mon père avec ses parents et ses frères et soeurs, 1956

Alors que je regardais les photos et pensait à ma propre vie en Californie et la vie de ma famille au Liban et aux Etats-Unis, j’ai jeté un coup d’œil sur mes cousins et leur environnement. Ils avaient des opportunités économiques minimes ici, et n’avaient pas la liberté de partir, et il n’y avait pas vraiment de liberté à rester. Même pour les fêtes de Noël, mes cousins devaient demander un permis pour rendre visite au reste de leur famille dans le nord d’Israël et devaient passer par de longues attentes et des fouilles au checkpoint. Je me sentais suffoquée pour eux. Je sentais du désespoir pour eux. Et les deux sentiments étaient rendus encore plus poignants en sachant à quel point ces gens étaient gentils, à quel point ils étaient décents.

Il n’y a pas de déni dans le simple fait que juste par la vertu d’être né où ils l’étaient, ils vivaient la vie des apatrides dans un no man’s land politique sans fin des difficultés en vue. J’ai pleuré, et ensuite j’ai pleuré encore.

La maison de notre famille à Naplouse en Cisjordanie

La maison de notre famille à Naplouse en Cisjordanie

Houmous à Tel Aviv

En tant que visiteur, j’ai été autorisée à quitter la zone facilement, ce que j’ai fait. Je suis retournée dans les alentours plaisants de Tel Aviv, où j’avais emménagé après un mois à Ramat Gan. J’avais trouvé un appartement dans le quartier du Shuk HaCarmel. J’ai été immédiatement frappé de voir qu’au marché il y avait des villageois druzes et des femmes arabes faisant des affaires avec joie aux côtés de juifs portant des kippas. Les intrications de la vie en Israël et les nombreuses idées fausses de personnes qui n’y avaient jamais été étaient encore une fois là pour que je les voie. Comme si j’étais au Liban, j’avais une routine du matin et appréciait mes oranges fraichement pressées, et de manger du houmous et du tahini après le travail.

Ma croyance infaillible que « aucun houmous dans le monde n’est comparable au houmous libanais » a été secouée. J’ai plus tard vu un tee-shirt « faites du houmous, pas la guerre », et j’ai souri en reconnaissant non seulement l’humour, mais aussi la vérité profonde de cette phrase. J’ai senti une connexion réelle à un endroit où les gens font de la nourriture si délicieuse, dont je savais que quiconque dans ma famille l’aurait aimée et appréciée.

Délicieux Houmous dans le Kerem Hateimanim (Tel Aviv)

Délicieux Houmous dans le Kerem Hateimanim (Tel Aviv)

Professionnellement, mon travail était d’un haut niveau et très satisfaisant. Je me faisais de nouveaux amis, qui dureront une vie. En tant que fan d’arts, j’étais éblouie par le dynamisme de la culture israélienne. Depuis l’avant-garde expérimentale aux représentations de jazz, en passant par le génie de la compagnie de danse de Beer Sheva, la grande scène d’art de rue, et des pièces interactives fascinantes à la station de bus centrale de Tel Aviv et dans un grand bâtiment inoccupé de Haïfa.

Le groupe de théâtre Mystorin à la station de bus central, Tel Aviv

Le groupe de théâtre Mystorin à la station de bus central, Tel Aviv

En tant que femme vivant à Tel Aviv, je me sentais en sécurité et respectée. Je n’étais jamais fixée ou harcelée. (J’aurais souhaité avoir pu dire la même chose de mes expériences à Beyrouth.) Malgré le fait que le gouvernement de droite soutienne tacitement un traitement consternant des Arabes dans les Territoires, il y avait un contraste extrême dans la manière dont d’autres groupes comme les gays, les Ethiopiens, et les femmes pouvaient prospérer en Israël comparé à comment ils étaient traités ailleurs dans la région. Les habitants de Tel Aviv, ai-je réalisé en y vivant, sont remarquablement impartiaux, et de bien des manières, pas si différents de mes propres amis à la maison.

La variété même

Parmi la population non juive en Israël, j’étais fascinée d’apprendre l’existence de tant de groupes, et dans chacun ce qui semblait être une gamme variée d’opinions. J’ai une fois entendu une anecdote d’un ami juif disant que pour deux juifs, vous aurez au moins quatre opinions. La même chose semble pouvoir être dite de presque n’importe qui d’autre en Israël, à commencer par ma propre famille arabe israélienne. Il y avait un accord pour dire qu’ils ne voudraient pas, en aucune circonstance, être gouvernés par l’Autorité palestinienne ou le Hamas. Il y avait des membres de la famille qui pensaient que les Arabes israéliens n’étaient pas traités comme les autres et avaient en conséquence des difficultés à avancer économiquement et socialement, et d’autres qui étaient très fiers de leur citoyenneté israélienne et d’Israël.

Comme je l’aurais attendu dans n’importe quel pays, particulièrement au sein d’un groupe minoritaire, il y avait une variété d’opinions sur la situation politique actuelle, sur les moyens d’intégrer la Cisjordanie et Gaza dans un genre d’accord de paix, sur les intentions des différents dirigeants etc.

Camp Aida près de Béthléem, Cisjordanie

Camp Aida près de Béthléem, Cisjordanie

Et il y avait les Druzes. J’ai été surprise d’entendre que les Druzes étaient considérés et comptés comme un des atouts majeurs du service militaire israélien. Leur rôle et leur dévouement dans l’armée m’a fait réaliser que non seulement les Druzes se sentaient à la maison en Israël, mais qu’ils étaient prêts à se battre pour le pays. A nouveau, c’est quelque chose que je n’aurais jamais deviné avant mon voyage, même si ma propre mère est d’origine druze. Je n’aurais jamais entendu parler des baha’is ou des nombreux autres groupes qui vivent en Israël. Alors, les segments juifs et non juifs de la société israélienne ne sont en aucune manière l’entité monolithique que j’avais imaginée. Elle est, en fait, plutôt complexe.

Une femme druze préparant un Saj dans le shouk HaCarmel, Tel Aviv

Une femme druze préparant un Saj dans le shouk HaCarmel, Tel Aviv

Le spectre politique israélien est large, avec des fanatiques à droite et des rêveurs à gauche, et tout entre les deux. Il y a une énorme division entre les Israéliens sur le sujet de l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza. J’ai été surprise de réaliser qu’il y avait tant d’Israéliens qui s’opposaient fortement à la continuité indéfinie de l’occupation, et qui appréciaient de bonnes relations et de vraies amitiés avec des Palestiniens et des arabes israéliens. Mais la position du gouvernement reste fermement en faveur de l’occupation, qui, basée sur mon expérience au Liban, fait directement le jeu des activistes enrôlant des personnes modérées dans une position haineuse vis-à-vis d’Israël et ajoute au fardeau des prochaines générations. Non seulement, je pense qu’un accord entre les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza est un impératif éthique, mais je pense aussi que de manières pratiques mettre fin à l’occupation en fera beaucoup pour ébranler les attaques politiques contre Israël dans lesquelles d’autres arabes modérés sont attirés. Bien sûr, l’antisémitisme et la haine d’Israël vont continuer. Je ne suis pas assez naïve pour penser que les attaques conduites par cette volonté cesseront. Mais je pense qu’elles peuvent être diminuées avec le temps, et que s’il y avait un processus de paix réussi, même si imparfait, il sera difficile de commencer alors que tant de Palestiniens restent désespérées pour leur propre futur er le futur de leurs enfants.

Muraille de séparation à Naplouse

Muraille de séparation à Naplouse

Rêves de paix

Mon image en noir et blanc d’Israël a été anéantie. Ma compréhension a augmenté. Je suis vraiment content de m’être rendu ici. Je suis fier d’avoir des amis israéliens et je suis reconnaissant envers mes collègues pour leur générosité et leur talent. Je ne considère pas que l’Occupation est une bonne chose pour personne, pas même sur le long terme, pour les colons qui insistent pour construire là. Mais je vois qu’il y a énormément de décence dans la société israélienne, qu’il y a des gens, que j’apprécie vraiment, profondément, avec qui j’ai des intérêts communs et des idées. Des gens qui veulent vivre en paix, avec leur art, leur science, leur emploi, élever leurs enfants et les voir heureux. Des gens avec qui je peux vraiment m’identifier.

Certains Arabes peuvent me considérer comme un traître et en fait, on m’a déjà traité [traître]. Mais ma loyauté se porte vers la décence et vers les personnes vivant les meilleures vies qu’ils peuvent, plutôt que d’être d’un côté ou l’autre d’un combat. Je suis reconnaissant pour cet expérience que j’ai eu et je suis une personne mieux informée suite à cela.

Amitié au-delà des avis politiques et de la religion

Amitié au-delà des avis politiques et de la religion

Je suis très fière d’avoir pris l’audacieuse mesure culturelle de traverser le pont et d’expérimenter Israël. J’ai été profondément émue quand j’ai réalisé combien de mains israéliennes m’ont été tendues pour me soutenir pendant mon séjour. Mon attachement à la région et mon amour pour ma famille ici brillent plus que jamais mais à présent, quand je pense à la paix, je rêve aussi de tout cœur à la paix et au bien-être pour Israël et son peuple.