Israël est la patrie de tous les juifs du monde. Le destin de chaque juif est une question délicate pour Israël. Le fil conducteur entre ces notions antisémites est qu’il y a un Juif comme cible de toutes ces attaques, de son identité, de sa religion, de sa nation, de son patrimoine, de son pays ou de son état.

Pour cette raison, il est nécessaire de concevoir l’antisémitisme à facettes multiples dans le contexte de la sécurité nationale juive.

L’extermination des Juifs n’était pas une loi interne et du droit naturel. Il a été fondé doctrinalement, expliqué philosophiquement, préparé méthodiquement, perpétré systématiquement, c’est l’application d’une théorie dogmatique qui existe encore aujourd’hui et qui s’appelle le fléau sur l’humanité.

« Parce que oui, l’antisémitisme tue toujours au Moyen-Orient et en Europe occidentale en même temps. Et, oui, ces meurtres sont encore le résultat d’une idéologie exprimée, partagée et exagérée qui inculque la haine des Juifs, des êtres humains.

Malgré les différences évidentes entre les risques d’assimilation de la judéophobie, l’antisionisme et la délégitimation de l’État juif dans l’antisémitisme, les trois thèmes sont liés à la sécurité nationale juive.

Pour comprendre l’antisémitisme comme facteur essentiel de la sécurité nationale juive, un bref aperçu historique est nécessaire. L’antisémitisme a persisté tout au long de l’histoire du peuple juif, de la haine anti-juive religieuse au Moyen-Orient à l’antisémitisme politique et racial dans la nouvelle Europe qui a abouti à la Shoah.

Parce que l’antisémitisme a toujours été capable de se réinventer et de prendre de nouvelles formes : le terrorisme antisémite des jihadistes, l’antisémitisme politique de l’extrême droite, l’antisémitisme anti-sioniste de l’extrême gauche, l’antisémitisme religieux d’une partie du monde musulman à parfois dans nos quartiers.

Depuis les années 1990, la diabolisation d’Israël et des Juifs a atteint de nouveaux sommets dans le monde d’après-guerre, alors qu’on pensait que l’antisémitisme aurait disparu après la Shoah.

En partie, cela a été renforcé par la montée d’un fondamentalisme islamique fanatique, une identité palestinienne autour du refus flagrant d’accepter le droit des Juifs d’exercer toute forme de souveraineté sur le pays d’Israël.

Le 14 mai 1948, le jour avant l’expiration du mandat britannique, David Ben-Gourion, le chef de l’Agence juive, a déclaré « l’établissement d’un Etat juif à Eretz-Israël, connu sous le nom d’État d’Israël ».

Le deuxième défi majeur est qu’Israel est une « maison nationale » de tous les Juifs du monde et elle engage une grande responsabilité à obtenir les Juifs de la Diaspora aussi. Aujourd’hui, le climat de tension et les attaques croissantes contre la communauté juive dans le monde incitent beaucoup de ses membres à cesser de vivre en Europe.

Ce défi croissant conduit l’État d’Israël à repenser les concepts de sa sécurité nationale et à inclure la composante de l’antisémitisme à facettes multiples en tant que composante majeure.

Les liens directs entre l’antisémitisme, l’antisionisme et les efforts visant à délégitimer l’État contemporain d’Israël continueront d’exister tant que le judaïsme de la Diaspora se considère comme une source de force dont Israël dépend, considère Israël comme fondé sur sa propre identité et sa culture continue.

Il convient de noter que, pour de nombreux Juifs, l’existence d’un Etat juif est également une protection contre un autre « danger mortel » qui les empêcherait d’assimiler les Juifs sans garantir leur sécurité.

Les impressions tirées du programme intensif de développement de programmes d’études de deux semaines dans des études interdisciplinaires d’antisémitisme contemporain organisées par l’Institut pour l’étude de l’antisémitisme et des politiques mondiales (ISGAP) nous ont permis de conclure que le fléau de l’antisémitisme est également un problème sociologique, théologique, anthropologique et juridique.

Il s’agit d’une question complexe de l’ère postmoderne à comprendre dans la science humaine. Elle exige la concentration des scientifiques et des universitaires pour rechercher des moyens d’éradiquer les fondements idéologiques de la haine juive et de diaboliser l’État-nation d’Israël.

À la suite de l’atelier sur les études théoriques et pratiques sur l’antisémitisme contemporain, qui a eu lieu au St John’s College de l’Université d’Oxford du 16 juillet 2017 au 29 juillet 2017, les militants de la lutte contre l’antisémitisme des différents pays ainsi que les États-Unis, l’Allemagne, l’Inde, la France, la Hongrie, l’Ukraine, la Pologne, l’Azerbaïdjan, le Royaume-Uni, la Lituanie, ont convenu de combiner les efforts pour poursuivre la lutte pour la justice du Juif.

Les nouveaux personnages des actes antisémites ne sont pas satisfaits seulement de la diffamation verbale ou le discours de haine, les cibles sont l’héritage juif, la tentative de détacher Israël de son patrimoine culturel et ses lieux de culte.

L’évolution rapide des menaces terroristes également contre Israël et la nature changeante des menaces dans le Moyen-Orient actuel de la nouvelle polarisation, les défis et les dilemmes auxquels est confronté Israël dans sa lutte contre le terrorisme djihadiste exigent un réexamen de la structure, des doctrines et les stratégies d’action de la sécurité d’Israël ainsi que leur adaptation à l’évolution de la réalité dans la région. Personne ne devrait blâmer les Israéliens pour la sécurité juive.

L’expérience historique juive se manifeste depuis des siècles de persécution, d’expulsion, d’antisémitisme et de ségrégation culminant avec l’Holocauste et suivis d’affrontements incessants et violents avec les Etats arabes et les Palestiniens.

De telles choses ont créé une barrière psychologique majeure qui place les préoccupations de sécurité nationale à l’avant-garde et au centre de la politique nationale et étrangère d’Israël.

Pour défendre l’identité juive et la sécurité nationale de l’Etat d’Israël, il faudrait se battre contre l’antisémitisme en se liant au sionisme, concept fondamental de l’Etat hébraïque.

Cela le justifiera parce que la seule justification de l’existence de l’État est ses liens étroits avec l’ensemble du peuple juif.