Redonner vie.

Redonner voix.

Éprouver la dimension profonde, religieuse de textes qui se confrontent à la question du sens de l’Être.

Prendre soin. Prendre soin et transmettre. Tel est le sens même de ce qu’on appelle le sacré, de ce qui doit faire l’objet de soin, d’une attention particulière, ce qui est à l’intérieur du temple, du texte comme temple.

Martine Amsili, actrice et écrivain, donne vie et voix à ces grands textes de la littérature des camps : Primo Levi, Boris Pahor, David Rousset, Tadeusz Borowski, Edgard Hilsenrath, Imre Kertész…

J’essaie de rendre compte de la substantifique moelle de ces textes, de leur unicité, de leur être, de montrer leur valeur pour chaque homme, pour ce qui est souvent figuré comme impensable, pour penser, afin de les avoir en soi, pour faire de la vie une résistance à la mort.

La séance à double voix aura lieu le mercredi 23 mars au Mémorial de Caen, de 19 à 21h. L’entrée est libre.

Nous aimerions renouveler cette expérience dans d’autres lieux, en France, en Israël. Partout où l’on peut prendre soin. Parce que selon une des plus belles expressions du philosophe, Emmanuel Levinas, savoir que la relation au livre est sacrée, au sens où nous en prenons soin, c’est sortir le texte de son malheur de livre.