Lettre ouverte aux ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne

Mesdames et Messieurs « qu’on nomme Grands, je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps».

Depuis quelque temps, on n’entend guère parler de l’épidémie d’Ébola ou de la coalition contre l’État islamique. Encore moins de ces malheureuses lycéennes tombées aux mains de Boko Haram et dont la communauté internationale se désintéresse.

Pourquoi ? La maladie serait-elle désormais sous contrôle et n’avons-nous plus rien à craindre ? L’État islamique a-t-il été mis hors d’état de nuire ?

Non, bien évidemment, non. Mais alors pourquoi ? Simplement, il y a un problème qui a détrôné les autres : le sempiternel conflit israélo-palestinien. Les medias laissent entendre que si Israël n’existait pas, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, autrement dit qu’il suffirait qu’Israël disparaisse pour que tous les problèmes, quels qu’ils soient, se résolvent comme par enchantement.

Alors, la révolte contre l’État juif gronde sur toute la planète. Et comme depuis la parution du brûlot de Hessel, il est de bon ton de manifester son indignation, indignons-nous, indignez-vous !

Si l’indignation est le ferment de l’« esprit de résistance », comme tout juif sioniste, je dois m’indigner.

D’ailleurs, je partage avec Stéphane Hessel son sujet d’indignation : Israël. Mais la comparaison s’arrête là. Car alors qu’il s’en prend à Israël de manière éhontée, qu’il vomit sa haine de l’État juif, moi je m’indigne contre le traitement que réservent les médias au conflit israélo-arabe, et contre l’Union européenne qui pratique la politique de « deux poids, deux mesures ».

Je m’indigne car tout est prétexte à condamnation quand il s’agit de l’État juif, au point qu’il pourrait figurer dans le Livre des Records quant au nombre de condamnations émises par l’ONU et par les pays européens à son endroit. Car si l’Union européenne représente le premier partenaire commercial d’Israël dans les domaines scientifique et économique, elle n’en adopte pas pour autant une politique pro-israélienne. Aujourd’hui, elle affiche carrément une politique anti-israélienne.

Je m’indigne parce que, bien que vous, représentants des 28 États membres de l’UE, sachiez la vérité sur ce conflit, vous vous acharnez contre l’État juif et disculpez les Palestiniens.

Bien sûr, vous répondrez qu’il n’en est rien, que vous faites preuve d’impartialité dans le conflit, et affirmerez vouloir simplement la création de deux États vivant côte à côte. Mais quoi que vous disiez, quelles que soient les raisons que vous invoquiez pour justifier votre position, les faits ne vous donnent pas raison.

Car c’est bien d’un véritable acharnement qu’il s’agit et qui a commencé avec la création de l’UE. Il n’est pas jusqu’à la terminologie employée qui ne traduise votre prise de position pro-palestinienne. À vos yeux, dans ce conflit, les Palestiniens sont les « victimes » et les Israéliens, les « agresseurs ». Il en est ainsi depuis les années 70, mais surtout depuis septembre 2000, date de la seconde intifada.

Vous, Européens, condamnez systématiquement toute construction dans ce que vous considérez comme des territoires « colonisés », à savoir Jérusalem-Est et la Judée–Samarie. Invoquant le droit international, vous affirmez que ces territoires font partie du futur État palestinien, et que « Jérusalem est appelée à devenir la capitale des deux États, Israël et le futur État palestinien ».

Vous, Européens, avez encouragé, voire soutenu, le mouvement de boycott économique et culturel d’Israël qui se poursuit toujours.
– Vous, Européens, avez remis en cause la circoncision et adopté une résolution (par 78 voix pour, 13 contre et 15 abstentions) invitant les États membres à prendre des mesures contre les «violations de l’intégrité physique des enfants»

C’est encore vous, Européens, qui contestez l’abattage cacher.

Et aujourd’hui, mon indignation est à son comble parce que vous vous êtes arrogé le droit de régler le conflit israélo-arabe aux dépens de l’État juif en recommandant aux 28 États membres de l’UE de reconnaitre l’État palestinien.

Je suis indignée parce que c’est l’existence même d’Israël que vous êtes prêts à sacrifier sur l’autel de vos intérêts. Et comme Abbas ne cesse de claironner que si le peuple palestinien avait son État, la paix régnerait enfin, l’UE juge qu’il est urgent de répondre aux demandes de celui en qui elle voit « le militant pour la paix ».

Grâce à Abbas, l’UE a trouvé la panacée au conflit israélo-arabe : la reconnaissance unilatérale de l’État de Palestine avec pour « frontières » celles qui existaient avant 67 et pour capitale Jérusalem-est.

Et bien sachez qu’en faisant croire au monde que les musulmans du monde entier se réjouiront de la création de l’État de Palestine et qu’il en sera fini de Daesh, du Hamas-terroriste, de Boko-Haram, etc., vous donnez l’image de diplomates assez naïfs qui prennent leurs désirs pour la réalité.

Mais il n’en est rien, nul n’est dupe: ni les Palestiniens qui savent qu’ils ne s’en tiendront pas à cette demande, ni l’UE qui connaît les véritables intentions des Palestiniens, ni les Israéliens qui savent qu’il ne faut pas prêter foi aux dires de Abbas.

RECONNAÎTRE LA PALESTINE

Est-ce une « grave erreur », comme le prétend le gouvernement israélien ?

Quelque 134 pays dans le monde ont déjà reconnu la Palestine, selon l’Autorité palestinienne. En 2012, donc avant leur entrée dans l’UE, sept États avaient déjà reconnu l’Etat palestinien: la République Tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, Malte et Chypre.
Et le 30 octobre 2014, dans l’UE, la Suède a ouvert le bal en reconnaissant officiellement l’État de Palestine.

Peu de temps après, d’autres États membres de l’UE lui ont emboîté le pas : la GB, l’Irlande et l’Espagne. Évidemment, la France n’a pas voulu être en reste et le 2 décembre, l’Assemblée a adopté une résolution invitant le gouvernement à reconnaître l’État palestinien. Bien sûr, à la différence de la Suède, le vote des autres États membres est non-contraignant, c’est un vote symbolique qui n’engage pas les gouvernements. Du moins pour le moment !

Car Laurent Fabius a bien dit que , si d’ici 2016, les négociations n’ont pas abouti à la création d’un État palestinien, la France reconnaîtra officiellement l’État palestinien avec pour frontières la ligne d’armistice d’avant 67.

Peut-être même que bien avant 2016 un certain nombre de pays européens, sinon la totalité, auront reconnu officiellement l’État de Palestine, car :

– premièrement, la chef de la diplomatie européenne et Haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, a jugé bon, aussitôt qu’elle a pris ses fonctions, de se rendre en Israël et à Ramallah où elle a affirmé le 7 novembre 2014 qu’elle discuterait avec chacun des 28 États membres de la nécessité de reconnaître l’État de Palestine. « Il faut un État palestinien, c’est l’objectif, et cette position est partagée par toute l’Union européenne » a-t-elle dit tout en ajoutant que « le monde ne supportera pas une quatrième guerre ». Et elle considère que le « le défi est de montrer que Jérusalem peut être partagée en paix et dans le respect ». Son rêve? « Je serais heureuse si, au terme de mon mandat, l’État palestinien existait».

– Deuxièmement, le 18 décembre, à la demande des groupes de gauche, les 750 députés du Parlement européen, principale institution de l’UE représentant 380 millions d’électeurs, vont donner l’exemple et se prononcer sur la reconnaissance d’un État palestinien. Or on peut avancer sans risque d’erreur que les ministres voteront pour cette reconnaissance et … pour le partage de Jérusalem, cela va sans dire.
Rendons par le fait même hommage à l’Allemagne et aux Pays-Bas qui acceptent de se démarquer des autres États en annonçant d’ores et déjà qu’ils s’opposent à cette décision.

Alors, tous ces pays commettent-ils « une grave erreur », comme le prétend le gouvernement israélien ?

L’erreur, ce n’est pas de reconnaître un État palestinien.

– l’erreur, c’est premièrement d’opter pour une reconnaissance unilatérale en l’absence de négociations.

Bien entendu, selon vous, puisque l’État d’Israël n’a pas réussi en 20 ans à faire avancer les négociations de paix, cette fois les deux parties aboutiront à un accord.

La faute à qui si les négociations sont dans une impasse ?

Israël n’a jamais été opposé, que je sache, à un accord qui aboutirait à deux États, un État juif et un État arabe, vivant côte à côte. Inutile de vous rappeler qu’il a accepté ce partage en 47, mais que ce sont les Arabes qui s’y sont violemment opposés.

Or, depuis, leur position est restée inchangée. En 48, persuadés qu’ils réussiraient, de par leur nombre tout au moins, à ne faire qu’une bouchée du petit État naissant, ils lui déclarèrent la guerre. Mais ils essuyèrent un échec et, désireux de se venger de cette défaite, ils ont récidivé en 67 et en 73. Ce fut en vain. Israël réussit à reprendre les territoires perdus.

Toutefois, en 2001, animé par un désir de paix, le gouvernement d’Ariel Sharon accepta de quitter Gaza et de laisser ce territoire aux mains du peuple qu’avait créé Arafat : les Palestiniens.

Mais il n’aura pas la paix pour autant. Finalement, toutes ces guerres, tous les actes terroristes auxquels il lui a fallu faire face, tout ce débordement de haine de la part de ses voisins, tout cela a convaincu Israël.

– qu’il doit avant tout songer à sa sécurité, qu’il ne doit compter que sur lui-même « Si je n’ai soin de moi, disait Hillel, qui donc en aura soin ? »
– qu’il ne doit accorder aucun crédit aux promesses que lui feront les dirigeants arabes.

l’erreur c’est deuxièmement de faire croire aux Européens que vous allez résoudre un problème d’une complexité immense en un tournemain, que vous allez réussir là où tous les gouvernements américains ont lamentablement échoué.

L’UE veut un État palestinien. Fort bien. Mais il y a des questions que vous avez choisi d’éluder.

Première question : Quel leader palestinien est habilité, selon vous, à représenter le peuple ? Pour répondre à la question, voyez-vous même à quand remontent les dernières élections. Ne croyez-vous pas qu’il eût été souhaitable de commencer par exiger que des élections libres aient lieu dans les territoires palestiniens. Après tout, il n’y a pas urgence à proclamer un État palestinien.

Alors, comme actuellement le peuple n’a pas son mot à dire, qui sera à la tête de ce nouvel État : le Hamas ou le Fatah ? Ou les deux ? Car vous n’avez pas oublié que c’est vous qui avez encouragé les deux frères ennemis à s’entendre et que vous avez applaudi à leur réconciliation et à la formation d’un gouvernement national.

Ce qui est certain, c’est que Mahmoud Abbas, celui-là même en qui vous voyez « un militant pour la paix », ne peut décider seul du sort des Palestiniens. Et ce d’autant plus que c’est le Hamas qui jouit de la faveur des Palestiniens tandis que Abbas est accusé par son peuple de collaboration avec l’ennemi.

Mais pour éviter une guerre de pouvoir entre le Hamas et le Fatah, permettez-nous de vous suggérer une solution à laquelle vous n’avez certainement pas pensé et qui vous permettrait de jouir de la faveur de l’un et de l’autre : la création de 2 États palestiniens.

Deuxième question : Quelles seront les frontières de ce nouvel État? Ce n’est pas, évidemment, à l’UE à fixer les frontières d’Israël. Sachez que si ces frontières mettent un tant soit peu en danger la sécurité des Israéliens, il est évident qu’Israël s’y opposera.

Troisième question : Quelle en sera la capitale ? Jérusalem- est ? C’est vous qui l’avez décidé ! À moins que ce ne soit toute la ville sainte… Mais pour Benjamin Netanyahou, pour tous les Juifs, ceux d’Israël et ceux de la diaspora, Jérusalem est la «capitale indivisible et unifiée» de l’État d’Israël.

Jérusalem, même si les Européens ne la reconnaissent pas comme telle, est la capitale d’Israël. Jérusalem abrite le Parlement israélien (la Knesset), les ministères, la résidence du président de l’État d’Israël, ainsi que celle du Premier ministre.

Quatrième question: Et non la moindre : Qu’en sera-t-il du droit au retour des 5 millions (6 millions selon Abbas) de Palestiniens, une exigence des États arabes ? Vous savez que le Hamas et le Fatah ont une position commune: ils considèrent que ce droit est «inaliénable». Mahmoud Abbas exige le retour de tous les réfugiés palestiniens, car il sait que ce retour signifierait la fin du caractère juif de l’État d’Israël, donc qu’il atteindrait son but : rayer Israël de la carte. Mais la réponse d’Israël coule de source : ce sera NON !

Les conséquences d’une telle reconnaissance

Ce qui peut paraître étrange c’est que, de toute évidence, vous, ministres des affaires étrangères, ne vous soyez pas penchés sur les conséquences d’une telle reconnaissance.

Qui plus est, vous n’essayez même pas d’envisager la réaction d’Israël, comme si Israël n’était pas un acteur de premier plan. Comme si on allait le mettre devant le fait accompli et qu’il allait, comme le Juif d’avant- guerre courber l’échine et se plier aux décisions de l’Europe. Peut-on imaginer que le gouvernement israélien se pliera aux décisions de l’UE au risque de mettre en danger la vie de ses habitants, et son existence pure et simple ?

Bien sûr, si Israël refuse de se plier à vos décisions, il devra subir toutes les sanctions contre lesquelles vous l’avez déjà mis en garde (interdiction pour les compagnies européennes de travailler dans les colonies, boycott de toutes les personnalités hostiles au partage que vous défendez ; refus d’accorder un visa aux habitants juifs des colonies, rappel des ambassadeurs européens, etc.).

Et bien sûr, parallèlement à ces menaces, comme le font les partisans de cette reconnaissance, et pour convaincre le reste du monde que vous agissez pour le bien de l’humanité, vous brosserez un tableau idyllique de ce que sera le nouveau Moyen-Orient et mettrez l’accent sur les avantages qu’en tirera Israël :

1. Israël n’aura plus à craindre l’entrée sur son territoire des terroristes.

Faux! Car qui dit Hamas dit croissance exponentielle du nombre de terroristes. Et alors que vous craignez l’EI/Daesh comme la peste, que tous les États se sont unis pour l’anéantir, on ne semble pas le moins du monde s’inquiéter de voir la Palestine changée en un État islamiste. Qui peut nous assurer que ce ne sera pas le cas? D’ailleurs, déjà, le mufti de la mosquée Al-Aqsa a commencé le lavage de cerveaux et demande à ses fidèles de défendre l’État islamique.

2. Israël sera reconnu par tous les États arabes et pourra avoir des relations avec eux et, sur les plans culturel et économique, tout le monde en tirera profit.

Qui peut encore y croire? N’a-t-on pas cru que le printemps arabe transformerait les pays arabes en démocraties? On sait ce qu’il est advenu de ce rêve. Tout comme on se souvient des promesses d’Arafat d’amender la Constitution pour y reconnaître Israël, or jusqu’à aujourd’hui, à ma connaissance, elle ne l’a pas été.
Non, Mesdames et Messieurs, Israël ne croira jamais aux promesses de Abbas car il est un manipulateur hors-pair et un menteur invétéré. Et vous le savez!

3. Israël verra la fin du mouvement BDS et des tentatives de délégitimation, et l’UE offrira des avantages économiques appréciables à Israël.

Est-ce une priorité pour Israël? Ne croyez-vous pas que c’est payer cher, très cher, le retour dans le giron de l’Europe?

4. La sécurité d’Israël?

Vous répondrez sans doute que la communauté internationale se portera garante de sa sécurité. Vous promettrez même que le nouvel État sera démilitarisé et qu’on veillera à ce qu’il le reste.

Pardon de ne pas vous croire! En 67, quel pays a bougé et s’est porté à la défense de l’État juif. Aucun ! Et pourtant, on ne donnait pas cher du nouvel État à qui 200 millions d’Arabes allaient déclarer la guerre.

Avec le nouvel État, il nous semble qu’Israël risque fort de tomber de Charybde en scylla. Qui pourra empêcher l’État palestinien de se doter comme tout État d’une armée qui sera prête à conquérir toute la Palestine? Qui interdira à cet État de s’allier à l’Iran dont l’ennemi juré est l’État juif?

Comment Israël, qui n’a pas réussi à contrôler les armes qui entraient dans Gaza, pourra-t-il surveiller un État souverain ?

Comment vous faire comprendre ce que vous savez mais dont vous refusez de tenir compte : le différend entre Israël et les Palestiniens n’est pas d’ordre territorial, il est religieux. Est-ce la victoire des Juifs en 67 qui est à l’origine de ce conflit interminable ? On sait bien que non, que c’est la création d’un État juif en 48 qui a mis le feu aux poudres et déclenché le conflit.

Vous pouvez donner aux Palestiniens tout ce qu’ils vous réclament (Jérusalem est, la Cisjordanie, etc.) et même davantage, vous ne mettrez pas fin au conflit. Ce que veulent les Palestiniens, et tous les États membres de l’UE le savent, c’est Israël au grand complet. La Charte du Hamas, tout comme celle de l’OLP, précisent bien que c’est le territoire qui part du Jourdain à la Méditerranée qu’ils convoitent.

Alors, je lance un appel à la raison : ne croyez-vous pas, Mesdames et Messieurs, vous qui voulez voir triompher le rationalisme et l’intelligence, que vous êtes vous-mêmes fort éloignés de ces deux concepts et qu’en encourageant les États- membres de l’UE à se plier au desiderata de Abbas, vous ne faites que jeter de l’huile sur le feu ? Ne croyez-vous pas qu’en prenant position pour un parti contre un autre, vous faites preuve de « deux poids, deux mesures » ?

Mais il est une autre conséquence qui ne semble pas vous avoir effleurés : en voulant œuvrer soi-disant pour la paix, c’est la guerre que vous préparez, une guerre qui vous concernera tout autant que les Juifs, une guerre qui se déroulera sur le territoire européen.

De toute évidence, vous avez choisi la solution de facilité tout en sachant que ce n’est pas le moyen de faire progresser un processus de paix à l’agonie.

Netanyahou avait raison de dire à la Haute représentante de l’UE, Federica Mogherini qu’« Octroyer la reconnaissance à un État palestinien, comme l’ont déjà fait un certain nombre de pays européens, sans exiger de sa part une reconnaissance équivalente de l’État-nation du peuple juif, est irresponsable ».

Mesdames et Messieurs, quand en France un député du FN, Gilbert Collard, s’oppose violemment à la résolution votée par les députés de l’Assemblée nationale, il y a de quoi se poser des questions. Qu’a-t-il donc dit? La Vérité, rien que la Vérité. Il a dit « Vous embrassez le Hamas, vous embrassez le terrorisme, vous embrassez la haine, vous embrassez la mort ».

En effet, sachez, Mesdames et Messieurs les ministres, que les pays que vous représentez risquent fort d’en payer le prix. En effet, en donnant aux Palestiniens un État sur un plateau d’argent, sans exiger d’eux quoi que ce soit, vous cautionnez les actes de l’AP, les mensonges de Abbas, son déni de l’histoire juive et son incitation à la haine des Juifs.

Mais vous cautionnez également le Hamas, un État islamique, car il fait partie, au même titre que l’AP, du nouveau gouvernement. Donc vous glorifiez les terroristes et, pour les récompenser, vous leur offrez le territoire qu’ils convoitent.

Vous savez pertinemment qu’ils en tireront la conclusion qui s’impose : les Occidentaux ne comprennent que la force, la fin justifie les moyens. Alors, quand viendra le temps de conquérir l’Europe, et ce temps n’est plus très loin, et vous le savez, ils sauront comment s’y prendre.

Netanyahou a exprimé une condition pour aboutir à un accord de paix. Il faut que les Palestiniens « acceptent les trois piliers de la paix » qu’il a résumés ainsi : « Premièrement : une véritable reconnaissance mutuelle ; deuxièmement : la fin de toutes les exigences, dont le droit au retour, et enfin troisièmement, une présence sécuritaire israélienne ». Ne croyez-vous pas que cette demande est tout à fait réaliste et qu’elle mériterait d’être soutenue ?