Il n’existait pas de vue d’ensemble retraçant l’histoire Juive Noire depuis longtemps jusque vers les années 1980 où les Juifs Noirs sont devenus visibles.

La Fédération des Juifs Noirs est tout sauf conformiste et austère. À la manière de leurs aînés, les Juifs Noirs entendent assumer leur décalage par rapport à une société juive qui les considère comme des bons à rien.

Juif inhibé, c’est une fois fier que le Juif Noir parvient à se défaire de ses inhibitions et à rassembler autour de lui toute une société juive ouverte dont la principale activité consistera à contourner les arcanes du monde moderne.

Aux excès de l’ancienne histoire juive apologétique des Juifs Blancs et dénigrant les Juifs Noirs, se sont opposés les excès d’une histoire juive exactement inverse et les hypothèses, géniales et controversées.

La FJN est africaine et combattra très légitimement pour laver les Juifs Africains de l’opprobre dont on les a si longtemps couverts, en leur rendant juste une place dans l’histoire humaine.

De la préhistoire, l’antiquité avec des vues sur l’Égypte et le soudan, des royaumes aux empires, du Soudan occidental à l’Afrique méridionale en passant par l’Éthiopie.

C’est un grand pas vers cette histoire juive entièrement sereine que seul le temps peut apporter et que, d’ailleurs, le temps aussi, parfois, emporte. Les premiers sillons ont été creusés par les œuvres d’André Chouraqui, du rabbin Howard Gorin, du professeur William F.S. Miles…

C’est l’urgence d’une conscience historique clairvoyante pour les sociétés juives africaines aujourd’hui.

Cette conscience historique se fonde sur la sagesse africaine du vivre-ensemble et non sur la violence des concepts mal digérés, ourlés de sangs et noyés dans la folie des hommes imbus du rôle des radicaux qu’ils se confèrent à eux-mêmes dans l’Histoire.