*Juif Noir* désigne une situation sociale qui n’est celle ni d’une classe, d’une caste ou d’une communauté, mais d’une minorité, c’est-à-dire d’un groupe de personnes ayant en partage l’expérience sociale d’être généralement considérées comme juives noires.

Les manifestations contre le racisme à l’encontre des juifs noirs israéliens de ces derniers jours sont une cruelle conclusion pour le prochain mandat de Benyamin Netanyahou dit *BIBI*.

Ils mettent en lumière les difficultés du monde judéo-noir qui n’ont pas été prises en compte par le passé.

Tous les indicateurs, que ce soient ceux des revenus, du chômage, de l’éducation, de l’accès aux soins, montrent que les écarts entre Juifs noirs et Juifs blancs se sont accrus au cours de ces mandatures. Alors qu’on pouvait espérer l’inverse.

L’idéologie d’exclusion génère deux racismes:

– Le racisme social, selon lequel certains individus sont considérés comme inférieurs à d’autres en raison de leurs caractéristiques physiques, est le plus ancien des racismes, hérité de préjugés et des théories racialistes.

– Le racisme culturel, tel qu’il est théorisé, repose sur une idéologie d’exclusion de groupes humains qui seraient « culturellement » différents.

Un débat citoyen doit être mis en place sur les questions du vivre ensemble. La présence des Juifs noirs et leur place dans la mémoire collective nationale.

L’État d’Israël doit répondre au paradoxe minoritaire, qui consiste à permettre aux groupes minoritaires de pouvoir exprimer leurs singularités, sans pour autant être traités de manière différente de la majorité des individus de leur pays.