Dans l’histoire de la pensée juive, l’attitude qui consiste à parler d’un peuple de façon monolithique s’est toujours révélé être une faute intellectuelle majeure. Les incompréhensions concernant le judaïsme noir sont multiples, le dernier discours du Rabbi Dov Halbertal en apporte une preuve éclatante.

Dans une émission télévisée sur I24 avec Elias Inbaram, un juif éthiopien, il a étalé ses méconnaissances souvent véhiculées par son milieu à propos desquelles il y a tant à apprendre, notamment sur une autre façon de concevoir l’Etat juif et sa relation au judaïsme.

Mais l’existence de sa vision du juif noir est dérangeante quand on veut accréditer l’idée qu’il n’y a pas d’alternative à la logique actuelle dictée par la bande à Halbertal.

Le juif Noir est celui à qui le rabbin Halbertal veut dicter les règles du jeu sinistre qu’on lui fait jouer. Nombreux sont les juifs Africains qui refusent ces règles-là.

Et ils ont raison. Quand on vous fait jouer avec des règles qui sont absolument étrangères au judaïsme, le jeu tourne vite au ridicule.

Le rabbin Halbertal n’envisage pas d’autres règles que celles du modèle divisant. Il n’envisage de système de pensée juive que le sien. Le Rav Dov Halbertal fait le tour de médias (cfr : Ynet, I24 en anglais, I24 en Français) pour stigmatiser les juifs noirs originaires d’Ethiopie entre autres, arguant qu’ils ne sont pas juifs. Et ceci au nez et à la barbe de tout le monde, sans aucune réaction du rabbinat ou de ceux dont il représente.

La confusion vient aussi du fait qu’on risque de penser que c’est Dov Halbertal qui doit dire « qui est juif » et qui ne l’est pas en Israël et non l’Etat Israélien, qui en est le garant… Il méconnaît lourdement le passé du peuple juif en Afrique, pourtant révélateur d’un continent qui avait atteint un haut niveau de développement politique, social et culturel.

Il est fondamental de défendre le judaïsme africain, sans l’idéaliser, sans le mépriser, sans le dénaturer, mais en le respectant.