Qui sont les boycotteurs Rony Brauman, Ghislain Poissonnier et Ivar Ekeland ?

Dans la rubrique Idées du quotidien Le Monde, Rony Brauman, Ghislain Poissonnier et Ivar Ekeland ont affirmé : « Cessons de pénaliser le boycottage d’Israël ». Une tribune à laquelle d’autres intellectuels leur ont répondu : « Boycotteurs d’Israël, vous menez un combat douteux ! ».

Pour se faire une opinion exact de la qualité de ce combat, il est bon de s’arrêter un instant sur le passé et la nature de ces ‘’humanistes’’ pro-‘’palestiniens’’.

Qui est Rony Brauman ?

Il s’agit d’un médecin se déclarant ouvertement antisioniste et qui a déclaré en novembre 2006 dans l’émission Salut les Terriens, à propos d’Israël : « Je pense que si j’avais été, à l’époque, en situation de prononcer un jugement, je ne crois pas que j’aurais été favorable à la création de l’état d’Israël […] ».

Est-il utile de rechercher d’autres faits de sa part pour se faire une idée précise de celui-ci ? Inutile !

Douteux son combat actuel en faveur du boycott ? Qui peut le nier ?

Qui est Ghislain Poissonnier ?

Il s’agit d’un magistrat, censé connaître le droit et la valeur des mots, qui a donné une interview à l’AFPS suite à la parution de son livre intitulé Les chemins d’Hébron – Un an avec le CICR en Cisjordanie.

Dans cet entretien il assure, entre autres choses, que ce qui pose problème dans « l’occupation » c’est « le non-​​respect de la population civile palestinienne qui ne participe pas aux hostilités : (…) pillages et vols par les militaires, (…), meurtres ciblés de manifestants (…) ».

Ces mots, « pillages » et « meurtres ciblés » de civils sont dits, faut-il, le rappeler par un magistrat du droit. Ces affirmations laissent penser aux lecteurs de cette association anti-israélienne que les gouvernements israéliens autorisent les soldats israéliens à ‘’piller’’ les ‘’palestiniens’’ et même à les ‘’assassiner froidement’’ lors de manifestation. Le tout énoncé bien sûr, sans la moindre preuve ! Pas même son propre témoignage à offrir !

Douteux son combat actuel en faveur du boycott de l’Etat d’Israël ? Sans le moindre doute !

Qui est Ivar Ekeland ?

Il est l’ancien président de l’Université Paris-Dauphine et du Conseil Scientifique de l’École Normale Supérieure mais toujours président de l’Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine

Dans une lettre de novembre 2013 au Directeur Général de l’École Polytechnique il s’insurge que celui-ci ait conclut un accord de coopération scientifique avec le Technion, l’Institut Technologique d’Israël.

Une entente qu’il blâme car « Le 9 juillet 2004, la Cour internationale de Justice de La Haye a rendu,(…) un Avis sur les conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le territoire palestinien occupé » (…) « La Cour indique, en outre, qu’il appartient à l’État d’Israël de démanteler le mur de séparation et les colonies de peuplement » (…) « Cet Avis indique également (§154 à §160) qu’il est de la responsabilité de chaque État membre de la communauté internationale mais également des organisations internationales de faire respecter le droit international par l’État d’Israël. La Cour précise bien qu’il s’agit d’un devoir qui pèse sur chaque État membre de la communauté internationale et non seulement une faculté »(…) « Cette obligation implique d’exercer toutes les formes nécessaires de pression et de sanctions, dans le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies ».

Respecter la décision judiciaire est donc dans l’ordre des choses ! Et gare à ceux qui s’y refusent : « Nos inquiétudes sont aussi fondées sur le risque juridique pénal que vous encourez vous-même et que vous faites encourir à vos collaborateurs et professeurs chargés de mettre en œuvre cette coopération scientifique ».

Trop de bienveillance tue !

Ce qu’omet de préciser Ivar Ekeland à son destinataire, est que l’Avis de la Cour Internationale de Justice de La Haye est CONSULTATIF. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une opinion sans force juridique obligatoire que la Cour a émis suite à la demande de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Plus que douteux est donc le combat que mène cet ancien élève de l’Ecole normal supérieure !

A la lecture de ces quelques agissements de ces trois intellectuels, et non d’idiots, basés indiscutablement sur la haine et le mensonge, nul ne peut contester que le combat, mené par ces trois intellectuels, soit très problématique !

A tel point que l’antisémitisme y est fleuré très fort !