La société israélienne n’est pas simplement un agrégat, un ensemble d’individus épars. L’Etat y est réglé autour d’une structure d’ordre. Et c’est cette structure qui réunit les individus autour de valeurs et d’institutions démocratiques.

Une société juste est toujours un modèle idéal auquel adhère – plus ou moins – le corps social. La volonté de justice sociale est à la base de la construction des sociétés européennes, tel est le cas d’Israël. Le combat pour la justice s’incarne nécessairement dans un contexte politique et dans des actions sociales précises portées par des projets (associations, ONG…).

La société israélienne est aussi un phénomène historique, un fait de culture et de civilisation. Ses principes donc ne sont pas invariables, ils ne sont pas non plus les seuls possibles ou les seuls valables.

Il convient ainsi de distinguer les coutumes juives traditionnelles et la société moderne actuelle, car il devrait exister sur ce plan une véritable rupture. Ce qui caractérise les sociétés modernes, c’est la conception égalitaire du rapport social.

L’égalité des droits n’est pas l’identité des conditions sociales.

Les inégalités justes sont celles qui bénéficient aux plus mal lotis. Il s’agit de prendre le point de vue des plus défavorisés, de la victime ou de l’exclu potentiel, ce qui s’accorde bien avec la tradition biblique.

Par où l’on voit qu’on aurait grand tord de penser que l’on doit tout attendre de l’État.

Force est ainsi de constater que, sans tout attendre de l’État israélien, on peut du moins attendre de lui qu’il favorise la justice et la bonne entente des citoyens et remplisse ainsi finalement sa fonction première, de maintien de l’ordre public.