Le cycle des fêtes de Noël s’est terminé pour les Eglises de Jérusalem (Israël, Jordanie, Territoires palestiniens) avec les festivités arméniennes le 19 janvier 2017. C’est traditionnellement avec un peu de retard par rapport aux Eglises dans le monde, que les communautés chrétiennes marque la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens du 21 au 29 janvier 2017.

On hésite gravement entre un pessimisme que chacun peut repérer dans la société chrétienne de Terre Sainte et un optimisme du à des pistes d’ouverture novatrices, porteuses de voies nouvelles et inattendues.

Ceci est d’autant plus difficile à définir que la Terre Sainte a une tendance « congénitale » à manquer les rendez-vous de l’histoire et des mutations les plus élémentaires : il existe des peurs viscérales envers les nouveautés théologiques, le dialogue avec autrui mêlés d’un individualisme féroce et tenace.

Chacun se croit autorisé à exprimer des opinions sans tenir compte des traditions locales les plus proches que, par ailleurs, on s’évertue à maintenir à distance. Question de peurs certes, et de jalousies féroces affirmées avec onction et suavité.

La Semaine de Prière est une initiative qui s’inscrit dans la tradition anglo-catholique et dans une recherche de dialogue avec le monde chrétien oriental. Voici un peu plus de cent ans, ce dialogue était pionnier à bien des égards.

L’Eglise catholique s’apprêtait à faire face à la « modernité » qui continue de poser des questions puissantes et non résolues. L’Occident chrétien était bardé, d’une certaine façon, dans des certitudes de règne « romain ou romanisant latin » quasi planétaire.

Les missionnaires s’étaient rendus dans le monde entier au nom d’un christianisme d’abord romain et très actif, mobile et créatif. On prêtait peu attention, en Occident, aux gigantesques efforts de propagation de la foi en Extrême-Orient, en Chine, au Japon et aux Amériques développés par l’Eglise orthodoxe russe, par exemple.

Ou bien encore à la survie des Eglises syrienne-orthodoxes et assyrienne. Celles-ci ne sont pas uniquement situées en Irak et au Proche-Orient, mais se sont répandues jusqu’en Inde, en Asie, en Chine marquant le Tibet (eh oui, Lhassa fut une métropole assyrienne !) vers la Mandchourie, pénétrant les cultures mongoles et ouïghoures d’Asie Centrale.

On ne peut faire fi des abus spirituels qui ont accompagné ces tentatives répétées, souvent avec succès, d’acculturer la foi et la culture chrétiennes issues du monde méditerranéen, français, italien, hispanique.

Les Allemands se sont partagés en catholiques et protestants luthériens mais il ne faut pas oublier les péripéties significatives des vaudois, anabaptistes, mennonites, hussites.

La scission anglicane s’est aussi déployée dans le monde entier, proposant souvent des pistes d’ouverture liée à la notion de comprehensiveness. Tout cela ne s’est pas produit dans la douceur.

Les actions missionnaires ont souvent abordé les populations du monde avec un dédain non voilé, une grande difficulté à approcher l’autre avec la conviction que Dieu a créé tout être vivant, ce qui implique qu’Il est évidemment présent en tout créature et personne humaine.

La foi est un don, un don gratuit. Elle fut et reste trop souvent imposée de manière contrastée, peut-être même inconsciemment portée par des dogmes trop « ritualisés ». Au cœur de la Méditerranée, Malte, l’île où Paul de Tarse fit naufrage et célébra rapidement une Eucharistie, reste un lieu où la langue maltaise maille le latin, l’arabe, le grec, les dialectes sémitiques proche-orientaux, ceux de la Libye si proche et l’anglais des Iles britanniques. On est à quelques encablures de Lampeduza et des drames qui ont jalonné l’histoire de migrations.

Voici cent ans, les traditions orientales se trouvaient dans une situation particulièrement difficile. Il est facile aujourd’hui d’écrire n’importe quoi sur le caractère d’ignorance de nombreuses populations dites « orientales ».

Il y a plus de dix Églises « unies qui se voient accordées la communion ecclésiastique avec le le Siège apostolique de Rome » (sic). Si l’on excepte les Maronites qui n’ont pas d’équivalent orthodoxe, ces Églises sont en fait orthodoxes et furent soit captées, séduites, attirées par Rome pour des raisons variées.

Cela va de l’intérêt personnel à vouloir faire carrière dans l’Église, à la possibilité de disposer de ressources financières substantielles. La grande stabilité hiérarchique et administrative romaine, un savoir-faire indéniable dans la gestion et l’organisation ont constitué des éléments majeurs.

Il y a ou il y aurait plus d’ordre dans les Églises liées au catholicisme que dans celles de l’Orient orthodoxe. En outre, le Siège de Rome offrait un recours prestigieux et international à des populations dont la sécurité sociale, humaine, juridique, la reconnaissance communautaire étaient peut garantis.

Ces populations étaient diversifiées et elles le restent : des Arabes sûrement, mais rarement autochtones. Les migrations à l’intérieur du Croissant Fertile ont traversé tous les siècles et les tribus multiples se sont croisées dans une Terre Sainte devenue zone de transit permanent.

Des Araméens, des Egyptiens, des clans arabiques, arméniens. Quelques Juifs de passage et des Druzes, des Tcherkesses et des Ethiopiens, des Africains ou encore des Caucasiens.

A Jérusalem, l’Église est de facto « sinistrée », mais on ne veut pas le voir. On peut parler de « sinistre multi-séculaire » dû à l’emprise de l’état sur la religion. les chrétiens de l’étranger comme les visiteurs aujourd’hui nombreux ne se rendent pas compte du prix immense payé au nom de la fidélité au Christ.

L’empire ottoman n’est pas tombé. A-t-il disparu ? Il s’est estompé.

Tous les firmans ottomans sont scrupuleusement restés en vigueur depuis la chute de la Sublime Porte. La Palestine sous mandat britannique, le royaume de Jordanie, l’Etat d’Israël n’ont pas voulu abroger ou même toucher aux lois qui avaient été définies par les autorités musulmanes ottomanes.

Comme si la guerre de Crimée de 1856 et la redistribution des droits ecclésiastiques en Terre Sainte, revenant au primat de l’Eglise grecque orthodoxe de Jérusalem, avait figé – voire fossilisé en apparence – des privilèges qui remontent à l’origine du christianisme en milieu juif et, très tôt, dans le contexte musulman.

Il faut ajouter à cela les conséquences morales et psychologiques catastrophiques des excommunications décidées arbitrairement en Occident par un processus d’ « estrangement » mutuel et inter-ecclésial. Le sac de Jérusalem par les Croisés ajouta encore aux persécutions courantes subies par les chrétiens de la part du pouvoir ottoman et musulman.

1099 et la prise de Jérusalem, l’établissement d’un royaume et d’un patriarcat latin relèvent de cette constante volonté de pouvoir et de conquête qui continue de surprendre tant il est fondamentalement contraire à tout esprit chrétien et aux commandements du Christ.

Rares sont aujourd’hui les personnes qui, participant à la Semaine, gardent à l’esprit la conscience de ces épreuves ; mais surtout, ils ignorent le plus souvent que le christianisme (et le judaïsme) ont survécu à Jérusalem grâce à cet accord conclu entre le Patriarche Sophronios de Jérusalem et Omar al Khattab. L’Etat hébreu ne lui reconnaît aucune validité. Les Eglises locales lui restent soumises dans leurs relations avec le monde musulman. Un silence faussement pudique recouvre une réalité qui, depuis l’origine de l’Islam, témoigne de la fragilité persistante des Eglises chrétiennes face à la Oumma misulmane.

Comment comprendre les grandes vagues actuelles de terrorisme islamique qui donneront, sans aucun doute, un visage nouveau au Proche-Orient tel qu’il fut partagé lors de la chute de l’empire ottoman et des décisions franco-britanniques ? Car le Décret accordé en 368 par le calife Omar-Ibn-al-Khattab ne soumettait pas vraiment les différentes Eglises présentes à Jérusalem et à Bethléem à un pouvoir strictement politique.

Il faut regarder la réalité en face : à cette époque, les communautés chrétiennes de Terre Sainte (grecs-orthodoxes, arméniens, coptes, jacobites, abyssins (éthiopiens), nestoriens (assyriens – il n’y avait pas alors de scission entre Chrétiens d’Orient et d’Occident, donc pas de catholiques latins) comme les Juifs étaient placés sous l’autorité de la religion et de la communauté religieuse ou Oumma musulmane.

Ceci reste totalement valide aujourd’hui. Chacun s’évertue à ignorer cette réalité. Peut-être pas !

Cela explique les tractations permanentes menées par le Saint Siège avec l’Autorité Palestinienne qui est fidèle à cette règle musulmane et applique la Charia. Les Eglises, en particulier celles de Rome ou de Moscou, essayent sécuriser leurs propriétés comme en Jordanie et dans les autres pays du Proche-Orient où le christianisme est « soumis » à la loi de l’Oumma musulmane.

Depuis la chute de royaume chrétien de Jérusalem, les rapports inter-communautaires ont changé. A l’origine, les six Eglises présentes au Saint-Sépulcre et à la Basilique de la Nativité de Bethléem assuraient une présence majoritairement orientales.

La venue des latins et des orthodoxes à partir de terres christianisées – principalement européennes – a progressivement fait évoluer l’image du christianisme dans le Croissant Fertile. Arméniens, Coptes, Syriaques, Ethiopiens et Assyriens se sont déplacés à l’Est vers l’Inde et la Chine, l’Indonésie pour les Sémites, le sud pour les coptes.

On ignore souvent l’importante présence des Arméniens apostoliques en Inde concomitante à l’Eglise syriaque de Mar Toma au Kerala (née de la prédication de Saint Thomas). Différentes structures ecclésiales ont vu le jour localement comme les Maronites libanais, relativement nombreux en Israël qui leur a accordé l’asile après les guerres du Liban (1975-82). Ils ne participent pas en tant que communauté spécifique à la Semaine de l’unité.

Lorsque celle-ci fut initiée, les responsable eurent une conscience aiguë de la séparation des Églises. Toutes sont issues du pourtour originel du bassin méditerranéen. les orthodoxes mentionnent la Pentarchie ou les cinq patriarcats d’origine : Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem.

Il s’agit de l’ordre adopté pour les diptyques de la prière orthodoxe. Rome s’est séparée tandis que Jérusalem (où toute l’histoire du Salut s’est déroulée) fut le dernier patriarcat créé par une sorte de « coup de force » en 451.

Pendant ces deux millénaires, cet humus de l’Église n’a pas vraiment inclus la partie orientale ou sémitique qui s’est déployée vers la Perse, l’Inde, le Tibet, la Chine jusqu’aux portes du Japon.

L’Eglise arménienne fut la première Eglise d’Etat (301); l’Eglise de Géorgie reçut son indépendance du patriarcat d’Antioche en 484 et fut implantée dès l’origine à Jérusalem (Sainte Nino).

Cette année, la Semaine pour l’unité des chrétiens met l’accent sur la réconciliation entre le catholicisme et le protestantisme. C’est le cinq centième anniversaire de la Réforme luthérienne qui a scindé de manière profonde l’Eglise d’Europe occidentale, avec des juridictions multiples (calvinisme, zwinglisme et les autres mouvements, si nombreux, issus de la Réforme).

On oublie souvent de préciser que, dès le début, le calvinisme influença les Eglises orthodoxes, déjà séparées de Rome, dans les formes liturgiques ou les débats théologiques en Biélorussie, Ukraine, aux marches de la Russie.

A Jérusalem, ces réconciliations sont plus virtuelles que réelles car les relations inter-religieuses sont trop soumises à des contingences stratégiques, identitaires, voire politiques ou partisanes.

La visite du Pape François à Lund et Uppsala pour marquer ce désir de réconciliation en terre luthérienne suédoise (plutôt tentée par le catholicisme) est trop « extérieure », trop représentative de problématiques d’exclusion historique propre à l’Eglise d’Europe occidentale et perçue comme « coloniale » à Jérusalem.

Par ailleurs, au vu des relations entre les diverses Eglises et rites catholiques et protestants présents dans le monde entier, la réalité-même de pardon et d’unité entre deux structures chrétiennes initiales, démultipliée en des centaines d’entités séparées, ne concerne pas les enjeux de la foi tels qu’ils s’expriment en Terre Sainte.

Lorsque la Semaine fut lancée, l’Église catholique eut conscience que l’Église est plus vaste que la catholicité romaine et latine. C’est un fait essentiel qui a été explicité lors du Concile de Vatican II.

Tout au long du 20e siècle, des théologiens catholiques et orthodoxes, anglicans et protestants ont ainsi scruté le Mystère de l’Église et la « Foi du Christ » selon l’expression de Hans Urs von Balthasar.

Le programme de la Semaine à Jérusalem ne change pratiquement jamais. Nous savons que nous aurons des prières dans ces églises anglicane, arménienne, luthérienne (pour l’ensemble des protestants), catholique latine (patriarcat latin ou église des Franciscains), copte ou syrienne orthodoxe par alternance selon les années, éthiopienne orthodoxe et un temps de prière au Cénacle au mont Sion.

Parmi les Eglises locales, il y a des absences dont il faut tenir compte aujourd’hui : les chrétiens messianiques sont nombreux en Israël. Ils sont dans une situation théologique et communautaire variable tant envers des traditions chrétiennes locales, de leurs propre articles de foi et du judaïsme.

Les baptistes, mennonites et autres mouvements religieux issus des traditions alémaniques et américaines ne trouvent pas leur place, de même que de nombreuses « petites Eglises » protestantes. La soirée de prière à l’Eglise luthérienne du Rédempteur (Mureshtan) permet de dépasser ces questions.

Mais il faut bien le reconnaître : ces Eglises ne sont pas native, locales. Elles s’expliquent par l’influence, sinon la colonisation, venue de l’étranger. C’est le paradoxe de l’Eglise de Jérusalem dont la dimension eschatologique consiste, ultimement, à rassembler les croyants du monde entier et non – a priori – de se convertir aux dissidences liturgiques et théologiques des fractures chrétiennes au sein de ses diasporas qui ont jalonné son histoire !

Ces fractures se poursuivent d’ailleurs par les très vastes mouvements de migrations planétaires qui ont commencé au 19ème siècle. A cette heure, elles prennent un rythme effréné qui interrogent les communautés d’accueil.

D’autres Eglises ne participent pas ou ne sont plus présentes à la Semaine. Il s’agit des Eglises orthodoxes en redéploiement historique. L’Eglise russe (patriarcat de Moscou et Église Hors Frontière désormais unie à Moscou du moins de jure) a quitté le dialogue œcuménique officiel.

Le Grand et Saint Concile de Crète de 2016, conviant toutes les Eglises orthodoxes officielles à réfléchir sur leur témoignage de foi et d’unité a permis de préciser les divergences quant aux relations inter-religieuses (quelle est la vraie Eglise ? Comment accepter ou dialoguer, s’approcher ou récuser les juridictions « hétérodoxes » ou extérieure à la tradition des Pères des sept premiers conciles œcuméniques).

A Jérusalem, après des années de relations difficiles avec le patriarcat de Jérusalem, l’Eglise roumaine a une vaste activité, des pèlerins et des fidèles locaux. En revanche, depuis l’an 2000, les Eglises orthodoxes géorgienne et serbe sont absentes tant en Israël qu’en Jordanie et dans les Territoires Palestiniens.

L’Eglise orthodoxe de Jérusalem inaugure la Semaine au Golgotha (je suis heureux d’avoir lancé cette « tradition » désormais acquise) mais ne participe pas « officiellement » aux prières de la semaine.

L’Eglise orthodoxe russe refuse l’ « œcuménisme » pour éviter de mélanger sans discernement des traditions qui se sont écartées les unes des autres. Les Eglises orthodoxes slaves considèrent qu’elles ont vocation à réparer les « effets pervers » de la sécularisation et de l’isolement des Eglises occidentales. Leur absence pendant la Semaine constitue un élément négatif. Il demeure une sorte de crainte et de distanceprudente de la part des Eglises occidentales envers ces Orthodoxes par une sorte de soupçon anti-communiste tenace, leurs côtés allogènes.

Il reste important que l’Eglise catholique prenne conscience qu’elle est accompagnée dans son chemin de salut par des communautés « autres, proches voire semblables dans la foi ». Trop fréquemment, la Semaine de l »unité consiste, pour des croyants de rite latin, à se rendre dans des communautés catholiques orientales.

C’est comme un déni de l’unité qui existe au sein-même de l’Eglise de Rome : à Jérusalem, les catholiques ont des communautés melkites, maronite; les syriens catholiques et orthodoxes peuvent aujourd’hui célébrer ensemble.

Les Arméniens apostoliques et catholiques ont d’excellentes relations et de formations communes. A cet égard, nombreux sont les pasteurs et maintenant les fidèles de Eglises catholiques et orthodoxes, voire anglicanes qui ont étudié ensemble dans des instituts ou des universités.

Les Arabes sont les « natives » de l’Eglise locale dans ses scissions malheureusement issues non de l’Eglise locale « orthodoxe et orientale, donc catholique car visant l’universalité » et ils se répartissent entre les diverses confessions selon les circonstances: éducation, expression de la foi. Ils participent spontanément à toutes les formes de vie ecclésiale et liturgique, dépassant volontiers les brisures de l’histoire.

En ce moment de nombreux chrétiens vivent et travaillent en Israël et dans les Territoires palestiniens. Philippins, Chinois, Indiens, Pakistanais, Sri-Lankais, Thais, Japonais sont nombreux. Il y a une importante présence d’Africains de toutes les régions du continent.

Les réfugiés d’Erythrée, d’Ethiopie, du Soudan et d’autres pays s’affirment chrétiens et enrichit la présence historique du christianisme dans ses formes si variées d’acculturation. Ils sont « inter-denominational » donc de tendances inter-protestantes, trouvent un accueil organisé dans le cadre du patriarcat latin de Jérusalem.

Comme souvent, les orthodoxes syriaques ou orientaux sont plus discrets et il est rare que l’on décrive l’extraordinaire assistance spirituelle auprès de réfugiés et des travailleurs étrangers de tradition orthodoxe orientale.

Les Chrétiens locaux ou les expats ne peuvent participer à la Semaine de Prière car ils travaillent. Cela isole d’une certaine façon ceux qui aiment à visiter les différentes communautés de foi dont Jérusalem est le pôle de la division et d’une unité par-delà toute visibilité humaine.

Israël reste un pays profondément marqué par le christianisme, donc par deux millénaires de présence et de déploiement constants. Ceci reste une interrogation pour les juifs, les israéliens et le judaïsme. Mais c’est une réalité qui ne saurait être mise en doute.

On peut regretter que les instances œcuméniques internationales, les correspondants de presse religieuse et autre n’associent pratiquement pas les communautés intégrées à la société israélienne de langue hébraïque voire arabe ou slave. Comme me le confiait un documentariste, elles sont perçues comme inexistantes et « non locales ».

Lorsque je suis à Jérusalem, je souligne toujours que le 27 janvier, qui fait toujours partie de la Semaine de l’unité locale, est le Jour international de la Shoah. Cela prendra un relief particulier cette année puisque la prière aura lieu à l’Eglise copte de Jérusalem, qui résiste avec ferveur et subit de terribles persécutions.

« Afin que tous soient un » est une parole de Jésus de Nazareth qui fait écho à « Sh’ma Israel/שמע ישראל, Ecoute, Israel, l’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est Un ».

A titre indicatif, je joins le programme de la Semaine 2017 :

Samedi, 21 jan. Anastasis (Saint-Sépulcre), Calvaire 17.30 h.
  Office orthodoxe d’Apodeipnon (Complies)
Dimanche, 22 jan. Cathédrale anglicane Saint-Georges 17.00 h.
Rue de Naplouse
Lundi, 23 jan. Cathédrale arménienne Saint-Jacques 17.00 h.
  Vieille Ville, Quartier arménien
Mardi, 24 jan. Église luthérienne du Rédempteur 17.00 h.
Vieille Ville, près du Saint-Sépulcre
Mercredi, 25 jan. Église paroissiale latine Saint-Sauveur 17.00 h.
Vielle Ville, près de la Porte neuve
Jeudi, 26 jan. Cénacle 16.00 h.
Mont Sion
Vendredi, 27 jan. Église copte orthodoxe Saint-Antoine 17.00 h.
Vieille Ville, près du Saint-Sépulcre
Samedi, 28 jan. Église éthiopienne orthodoxe 17.00 h.
Jérusalem-Ouest, rue de l’Éthiopie