Ainsi donc, Laurent Fabius effectue sa « tournée des popotes » au proche orient afin de présenter les prémices de ce que seront les conditions qui illustreront la résolution française qu’il entend proposer au conseil de sécurité de l’ONU lors de l’assemblée générale en septembre prochain et qui, selon lui, serviront de ligne directrice devant aboutir à l’établissement d’un état palestinien dans un délai de 18 mois maximum!

Cela ne vous rappelle rien ?

Combien de feuilles de routes flétries par l’intransigeance palestinienne ?
Combien de pourparlers échoués sur les falaises infranchissables de la politique jusqu’au boutiste de Saëb Erekat et autres négociateurs officiant avec pour seul mot d’ordre : aucune concession ?
Combien de « dates butoirs » repoussées de loin en loin pour, finalement et invariablement en arriver au même résultat : aucun accord ni même le début d’une avancée notable ?

Mais aujourd’hui, tout est différent !

Aujourd’hui, le « roquet » va aboyer aux oreilles du lion !

Il va lui répéter que les constructions en Judée-Samarie et à Jérusalem éloignent les perspectives d’un accord sur le statut final des territoires « disputés » !

Que « l’injustice » faite aux palestiniens ne saurait durer indéfiniment !

Il va lui indiquer que par conséquent, seule une résolution contraignante du conseil de sécurité pourra mettre fin à ce conflit !
Il va lui expliquer qu’au terme du délai imposé par celle-ci, la menace de la pluie de sanctions prévues en marge, lui fournira les raisons idoines à justifier auprès du peuple israélien, les inévitables et unilatérales concessions qu’Israël sera tenu d’accepter !

Il va balayer d’un revers de main les demandes israéliennes de reconnaissance, par l’autorité palestinienne, du caractère juif de l’état et de maintient de Tsahal sur les rives du Jourdain pour ne citer que les plus importantes, en minimisant l’importance de la première et en proposant, pour la seconde, la mise en place d’une pseudo force internationale d’interposition onusienne « garantissant » l’imperméabilité de cette frontière critique !

Mais pour qui se prend-il et à qui croit-il s’adresser ?

Benjamin Netanyahu a déjà répondu, dans un grondement audible jusque sous les ors de toutes les chancelleries occidentales, qu’il ne se plierait à aucun diktat international compromettant le caractère juif et la sécurité d’Israël, coupant de facto, court à toutes discussions sur ces points non négociables !

Je suis curieux de voir, suite à cela, et compte tenu du dogmatisme des palestiniens, comment le ministre français va pouvoir gérer ce dossier !

Laurent Fabius va apprendre à ses dépens que le rugissement du lion étouffe de loin les aboiements enroués du roquet !!!