Les attentats de Paris ont été perpétrés au nom de Daesh par des assassins se réclamant de l’Islam et du Coran.

L’acronyme Daesh signifie en arabe «Etat islamique de Shams». Shams est le toponyme arabe antique qui signifie «soleil» et désigne approximativement la Syrie actuelle.

Le Coran est le livre saint de l’Islam. Il est divisé en cent-quatorze surat. Les surat sont des «chapitres». Chaque surat comprend des ayat (versets). Le Coran n’est pas rédigé par voie chronologique ou thématique. Il commence par la surat la plus courte pour finir par la plus longue. Il comprend des surat et des ayat appelant au respect et à l’amour et d’autres, insultantes, discriminatoires et appelant à la haine.

Les assassins de Daesh ne retiennent que les surat et les ayat négatives, s’en inspirent et s’en réclament pour justifier et commettre leurs attentats.

Compte tenu des circonstances sanglantes que connaissent désormais de nombreux pays, des modifications de textes ou, à défaut, des mises en gardes de ces passages dangereux pour les libertés et la sécurité publiques permettraient peut-être de circonscrire ou minorer les attentats.

Un précédent monothéiste existe. En son temps, le canon catholique apostolique romain, sous la houlette du pape Jean XXIII, avait connu à Rome le concile dit de «Vatican II» et la modification des passages antisémites et ségrégationnistes contenus jusqu’alors dans le Nouveau Testament.

La difficulté réside en ce que le Coran ne peut subir de modification théologique.

Il est entendu et lu, ici ou là, que le Coran ne contient aucun passage appelant à la haine. Cette prétention, sensée éviter le racisme et la stigmatisation des populations musulmanes, est une ineptie aisément contredite par la lecture des textes.

L’évitement de la réalité théologique ne permet pas l’empêchement du racisme, au contraire. L’actualité politique l’atteste quotidiennement.

Jamais, en aucun cas, la réalité littéraire, littérale et théologique ne conduit à la stigmatisation des populations musulmanes et au racisme. Au contraire, seule la description réelle des faits, des mots et des idées, en dégageant la problématique, peut permettre la protection des populations musulmanes du racisme et les populations ciblées par les djihadistes (y compris les musulmans) des massacres et des souffrances.

Seule la vérité des textes -et due aux textes-, associée à l’antiracisme permettra d’envisager des solutions. La nécessaire répression pénale des assassins et la destruction de leurs organisations ne suffiront pas à la résolution du problème.