La chaîne publique française France 2 a diffusé le 11 octobre 2018 un documentaire relatif au conflit entre l’Etat d’Israël et la milice djihadiste Hamas de Gaza, armée et financée par la république islamique d’Iran.

Ce documentaire assume la position du Hamas et ignore celle d’Israël. Il ne correspond pas aux critères d’objectivité revendiqués par la production et les journalistes concernés. Il ne répond pas aux dispositions statutaires relatives à l’objectivité et à la neutralité du service public de l’information imposées en France par le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA). En s’éloignant des critères de l’Information en régime de démocratie, il s’apparente ainsi à un travail de propagande.

La reprise par le documentaire des thèses du Hamas est mal venue pour deux raisons non exhaustives. La première réside en la mention de terroriste accolée au Hamas par les organisations internationales. La seconde réside dans les liens vitaux et organiques entre le Hamas et l’Iran au moment où le gouvernement français vient de poser à l‘Exécutif iranien la question d’une tentative terroriste stoppée sur le territoire français par les agents de la sécurité publique.

La situation sécuritaire des Français de confession juive subit depuis des années les conséquences délictuelles et criminelles dues à l’impact de ce genre de propagande sur les media français.

Compte tenu de ces éléments et alertés par la diffusion de ce documentaire, des parlementaires, des journalistes, des diplomates ont adressé à la direction de France 2, à la production et aux journalistes concernés des demandes de rejet de ce documentaire de propagande. Ils les ont alarmé sur les précédents ayant entraîné des délits et crimes à caractère antisémite.

Dans un courrier adressé à France 2, l’ambassadrice d’Israël s’est associée à l’inquiétude publique. Elle a sollicité un développement – même minime – des thèses israéliennes contradictoires aux fins d’équilibrage minimal de la thèse unique présentée au documentaire.

Vainement ! Ni la démonstration d’un documentaire de propagande au caractère univoque, partiel, partial, contraire à la déontologie de la profession de journaliste, ni l’absence de débat contradictoire n’auront eu raison de l’opinion publique à laquelle sont pourtant soumis la chaîne publique France 2 et les équipes de ce documentaire aux antipodes de la démocratie des idées et de l’Information libre et équitable.

Le silence du CSA – régulièrement très réactif sur les manquements aux devoirs de la responsabilité publique audiovisuelle – est pour le moins surprenant.

La saisine du CSA et de l’autorité judiciaire par les parties qui se considèrent lésées est une possibilité de recours administratif et de Droit prévues par le règlement et par la Loi.

Reste, en l’état, la responsabilité publique, déontologique, statutaire et morale de France 2 et des équipes dont le « travail » est entaché d’irrégularité.