« La faute du Hamas, le choix qu’il a fait d’envenimer une situation déjà délicate, risque d’avoir des conséquences tragiques, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens.

Les choses sont donc en place pour une détérioration de la situation.

Quelle irresponsabilité… »

C’est ainsi que je terminais ma chronique du 19 juin dernier, avant ce que je croyais être mes vacances.

Malheureusement, ce que je craignais est arrivé : le Hamas a décidé d’escalader ses actions, forçant Israël à réagir férocement.

Vous feriez quoi?

Vous êtes citoyen d’une petite communauté ou d’une ville et un groupe reconnu terroriste par le monde entier (par le Canada – avant l’arrivée d’Harper au pouvoir -, par les USA, par l’Union Européenne et autres) tire missile après missile sur votre région. Vous devez constamment courir aux abris, n’ayant que de 15 à 30 secondes pour vous mettre à l’abri avant que les missiles ne tombent.

Vous faites quoi si vous avez un enfant dans une chambre et un bébé dans l’autre? Ou si vous êtes dans la douche? Ou sur les toilettes? Ou si vous vous occupez d’une personne handicapée ou d’un vieux parent à mobilité réduite?

Je répète : vous avez 15 à 30 secondes pour prendre vos êtres chers et les amener dans un abri. Vous faites comment?

Il est impossible de vivre ainsi.

Les citoyens d’Israël, un pays démocratique, font ce que vous feriez si Montréal, Québec, Gatineau ou Saguenay était ainsi menacé : ils demandent à leur gouvernement de faire arrêter cette menace létale.

Des centaines de missiles tombent chaque jour sur Israël. Cinq millions de personnes vivent maintenant sous la menace des missiles du Hamas et au rythme des sirènes sonnant jour et nuit.

Aucune équivalence morale

Il n’y a aucune équivalence morale à faire entre les ‘deux côtés’. Il n’y a pas de ‘cycle de violence’ non plus. Il y a Israël qui a été attaqué par un groupe islamiste extrémiste, point.

Le Hamas tire sur des populations civiles, Israël vise avec précision des cibles de lancements, des sites de stockage et des sites liés au Hamas et au Jihad islamique.

Le Hamas tire à partir de lieux bondés de civils (écoles, ruelles, mosquées) voulant faire monter le nombre de Palestiniens tués et Israël a dépensé des millions pour bâtir des abris pour protéger ses civils.

Israël avertit d’avance où il attaquera (!!!) par téléphone et par flyers et le Hamas vise des cibles non militaires.

Hamas, en visant des civils israéliens et en tirant à partir de lieux peuplés de civils palestiniens commet ainsi un double crime de guerre.

Plus il y a de civils israéliens tués, plus le Hamas considère cela comme une victoire. Et, plus il y a des victimes civiles palestiniennes, plus le Hamas est content, espérant ainsi que le monde mette de la pression sur Israël. Si ce n’est pas malade, dégénéré, je me demande ce que c’est…

Ce n’est pas pour rien que non seulement le Canada et les États-Unis ont condamné les tirs du Hamas, le gouvernement Hollande (socialiste) et le gouvernement allemand d’Angela Merkel ont aussi très fermement condamné les gestes du Hamas. Hollande est allé jusqu’à exprimer sa ‘solidarité’ avec Israël.

Contexte islamiste

Le conflit entre le Hamas et Israël n’est pas dans un vacuum. Il y a un contexte.

Les islamistes sont en mode conquête au Moyen-Orient.

L’État islamique d’Irak et du Liban (EIIL) met en place un État islamiste en Irak et en Syrie (faisant fi des frontières existantes), massacrant allégrement sur leur passage.

Les rebelles islamistes en Syrie sont aussi pires dans leur cruauté que le régime de Bassar al-Assad.

L’Iran continue d’exporter son islamisme chiite et de supporter les combattants en Irak et au Liban soutenant cette idéologie obscurantiste,

En d’autres mots, ce qu’on voit entre le Hamas et Israël n’est qu’une facette d’un conflit entre l’islamisme (i.e. idéologie politique extrémiste, à ne pas confondre avec l’islam la religion) et le monde refusant de se soumettre avec cette vision noire des choses.