Je me présente. Anne Glasroth. Nouvelle bloggeuse au Times of Israel. Je comptais ce matin écrire un premier blog plein d’humour: les mémoires d’une bourgeoise Ola Hadacha dans la banlieue chic de Ramat-Aviv. Mais voilà. Tout a changé ce soir.

A 21h30, attentat à Tel-Aviv, à Sarona, plus spécifiquement.

Je regarde les images qui défilent à la télé. Et j’essaye de comprendre. Mais qu’y a-t-il à comprendre ? Je suis arrivée il y a un an avec mon mari et ma maman. Nous avons quitté la Belgique parce que la situation à Bruxelles où nous vivions était devenue insupportable.

Inacceptable pour nous, les Juifs.

Nous nous sommes installés à Tel Aviv parce que l’énergie de la ville et son atmosphère nous correspondent. Nous avons surmonté les difficultés que rencontrent les Olim. Mais voilà. Depuis que nous sommes arrivés, les attentats et les attaques au couteau se poursuivent et se ressemblent.

Une fois de plus, nous avons téléphoné à notre fille pour nous assurer qu’elle était bien en vie. Elle était de sortie du côté nord de Tel Aviv heureusement. Face à ces images qui défilent en boucle à la télé sur l’attentat, je me demande : que se passe t-il dans la tête d’un terroriste lorsqu’il décide d’ouvrir le feu sur les passants de Sarona ? En quoi les passants de Sarona sont-ils coupables ? Et là, je reste sans réponse.

Sauf une seule : parce qu’ils sont juifs, parce qu’ils sont israëliens. Mais là je me demande à nouveau : en quoi l’assassinat des passants de Sarona va-t-il solutionner le problème de ces hommes devenus terroristes ?

En rien.

Serait-ce alors de la haine de l’autre, de la haine du Juif tout simplement ? Je le crains. Apparemment la haine du juif nous poursuit, de Molenbeek à Tel-Aviv.

Cliquez ici pour découvrir mon blog.