Ces dernières semaines il fut révélé que des parlementaires israéliens ont effectué une visite secrète au Tadjikistan afin d’y rencontrer des hommes politiques locaux.

Cette initiative fut lancée par la députée Sharen Haskel du parti de Netanyahu, le Likud. Sharen Haskel est fortement impliquée dans les relations entre Israël et les pays d’Asie centrale notamment le Tadjikistan.

Il est intéressant de noter que lors de son voyage, elle était accompagnée par un député de l’opposition également, le professeur Yossi Yona du Mahane Hatzioni.

La députée du Likud souligne qu’il s’agit d’une importante percée diplomatique qui est le résultat d’une longue préparation. En effet, peu avant cette visite historique une délégation du Tadjikistan avait fait le chemin inverse pour visiter Tel Aviv.

Ces développements sont importants, car Israël est en train de construire des liens économiques et sociaux culturels avec des anciennes républiques soviétiques en quête d’alliés pour contrer l’influence de Moscou.

Ces avances sont d’autant plus intéressants que ces républiques (Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Kazakhstan) sont des pays à forte majorité musulmanes.

Le Tadjikistan possède de plus une importance stratégique dans la région.

L’ancienne République soviétique possédant une superficie de 143 000 km2 et comptant un peu plus de huit millions d’habitants. Il a des frontières communes avec cinq pays : la Chine, le Kirghizistan, l’Afghanistan, l’Ouzbékistan et le Turkménistan.

Malgré cela Il y a des liens économiques, culturels et sociaux étroits entre ces pays qui doivent depuis la guerre civile en Syrie faire face à la montée de l’extrémisme religieux islamique.

Le Tadjikistan restait une exception à la règle. Le pays avait développé des liens culturels et sociaux très avancés avec le Régime Iranien.

En effet, les leaders Tadjiks s’étant de tout temps opposés à l’ONU aux sanctions imposées à la théocratie Iranienne. Ce soutien ne s’arrêtant pas là, le Tadjikistan étant un soutien traditionnel aux Arabes palestiniens, votant constamment en leur faveur à l’ONU et les autres instances internationales.

C’est donc un signe important que ce pays musulman désire se rapprocher d’Israël et d’établir des liens parlementaires – en attendant plus – avec l’Etat Hébreu. C’est exactement en développant des relations avec des états dont la collaboration n’est pas évidente que nous obtiendrons des avancées diplomatiques et seront plus fort à l’ONU.

 

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David Allouche est le jeune créateur des think tank www.young-diplomats.com et IsraeliDiplomacy