Depuis des années la France est loin de faire partie des priorités d’Israël et l’augmentation du nombre d’immigrants de l’hexagone ne va rien y changer.

Les relations avec la France sont le fait de deux ministères israéliens, celui des Affaires étrangères et celui de l’Immigration.

Actuellement, le point commun entre ces deux ministères est qu’ils sont entre les mains du parti d’Avigdor Liberman, Israël Beyteinu, partenaire central de la coalition de Netanyahu.

Avigdor Liberman lui-même est la tête du ministère des Affaires étrangères et chargé de la diplomatie israélienne, tandis que Sofa Landver est ministre de l’Aliyah depuis plusieurs années.

Nommé par Liberman, l’actuel ambassadeur en France Yossi Gal, est resté peu connu du grand public, son niveau de français n’ayant jamais été suffisamment satisfaisant pour pouvoir publiquement défendre Israël dans les médias français.

Je ne peux juger de son travail dans les coulisses diplomatiques qui a surement permis à Israël d’avoir une meilleure image au Quai d’Orsay ces dernières années…

Pour lui succéder dans cette période difficile pour la diplomatie israélienne, Avigdor Liberman a nommé, comme à son habitude, une proche conseillère, Aliza Ben Noun, ancienne ambassadrice à Budapest.

Après deux ans aux côtés de Liberman, sa nomination à Paris devrait en surprendre plus d’un car si elle a étudié la littérature française à l’université, son expérience dans la communication est plutôt légère malgré 28 ans passés au sein du ministère.

Rappelons que Liberman aurait pu nommer Ygal Palmor, parfait francophone et qui vient de démissionner de son poste de porte-parole du ministère, un poste auquel il a brillé ou encore une autre francophone Tali Samash, nommée à Bruxelles.

En ce qui concerne le ministère de l’Immigration, Mme Landver et son dynamique directeur Oded Forer ont multiplié les déclarations d’intention envers les Olim de France. En effet, en collaboration avec l’Agence juive, ils ont lancé un plan destiné à encourager l’Aliyah de France en facilitant l’intégration de ceux qui, de plus en plus nombreux, font le choix de s’installer en Israël.

Malgré beaucoup de bonne volonté, le ministère reste dépassé par les chiffres d’arrivées imprévisibles au vu du peu d’intérêt pour les Olim de France jusqu’à présent, et il faudra beaucoup de temps avant que les réformes annoncées soient mises en place.

Sur le site du ministère, ne figure pas une ligne sur ce plan pourtant très médiatisé.

La ministre s’est félicitée en public à plusieurs reprises que son « plan » avait été accepté par le gouvernement alors qu’il n’a jamais été voté en conseil des ministres.

Quand les juifs de France ont plus que jamais les yeux tournés vers Israël, on ne peut que déplorer le peu d’intérêt d’Israël pour eux, ou du moins du manque d’intérêt d’Israël Beyteinu …