« Il y a un peuple disséminé et éparpillé parmi les Nations, à travers les provinces de ton Royaume, dont les lois diffèrent de celles des autres peuples et qui n’obéit pas aux instructions du Roi. Il n’est pas dans l’intérêt du Roi de les tolérer” (Megilat Esther 3-8)

Ce passage de la Meguila, cité par Amman, descendant d’Amalek est le décret antisémite le plus vieux de l’histoire, datant du cinquième siècle avant J-C.

Il est curieux de noter qu’aussi bien à l’antiquité qu’aux temps modernes, les juifs restent un peuple qui menace l’intégrité des plus grands Empires allant aujourd’hui jusqu’à faire peser une menace sur « l’ensemble de l’équilibre mondial ».

Il est d’autant plus curieux que ce peuple constamment menacé d’extermination a survécu à travers les âges et l’histoire. Envers et contre tout.

Depuis le récit de Pourim en Perse ancienne, passant par l’hellénisation forcée des grecs, les guerres contre les romains, les terribles persécutions de l’église en Europe, les innommables pogroms de Russie jusqu’à l’avènement du troisième Reich et finalement de la machine islamiste destructrice c’est donc toujours la même histoire.

Cette indémodable haine du juif qui a cette ruse diabolique de perpétuellement se vêtir d’un nouvel habit. Qui a fait d’Israël, sa cible de prédilection, en la discréditant et en créant autour de sa dénonciation un consensus quasi international.

Les ennemis du peuple juif sont tant variés, diversifiés et versatiles qu’il est parfois difficile de comprendre leurs motivations communes.

Des gauchistes altermondialistes, en passant par les sympathisants nationalistes de tous bords allant jusqu’à l’insatiable haine Islamiste, sans oublier ces personnes « modérées » tantôt chrétiennes ou libérales pour lesquelles le juif a toujours été et restera une cible de méfiance, un éternel suspect.

Malgré l’hétérogénéité des ces tendances, elles restent motivées par un dessein semblable, qui à tout moment risque de muer sa pensée suspicieuse en action malveillante. Trop souvent malheureusement.

A l’issue du procès de Nuremberg en 1946, dix dignitaires nazis on été pendus. Dix, de nombre, ils l’étaient aussi, les fils d’Amman pendus après que son plan maléfique fut déjoué comme il nous est relaté dans la Meguila de Pourim.

« PourimFest 1946 » furent les derniers mots prononcés par Julius Steicher éditorialiste nazi violemment antisémite, avant de se faire pendre.

Cet étrange parallèle entre ces deux événements historiques, (racontés en profondeur dans le livre Le Code d’Esther de Bernard Binyamin et Yohan Perez) n’est pas anodin. Je dirais même qu’il révèle la puissance immortelle de cette haine du juif qui à chaque génération refait surface.

Amman, comme Hitler voulaient se débarrasser des juifs pour supprimer la « morale et la conscience  » de ce monde, valeurs inhérentes à l’héritage juif.

C’est bien ce message duquel nous sommes porteur, qui attise donc cette haine. Nous ne saurons nous en détacher car cette vocation est notre finalité. Celle d’être le phare moral de l’humanité.

Quand au prix que nous avons à payer, Dieu est avec nous, ne nous laissons pas décourager.

Hag Pourim Sameah.