A l’occasion de son voyage annuel de solidarité en Israël, la Fondation Pharmadom a eu le privilège de s’entretenir à la Knesset avec Monsieur Elie Elalouf, député et président de la commission santé de la Knesset.

L’objet de cette rencontre était de faire avancer un combat bien connu d’une partie des olims français… Il s’agit de la reconnaissance des diplômes français de santé par l’état d’Israël.

Aujourd’hui, en Israël, des centaines de praticiens francophones ne sont pas en mesure d’exercer leur profession médicale car leur diplôme n’est pas immédiatement reconnu par l’administration israélienne. Des diplômes de qualité, obtenus suite à un cursus universitaire sélectif et exigeant en France, rappelons-le…

Pour beaucoup des nouveaux arrivants en Israël, obtenir une équivalence de diplôme relève du parcours du combattant entre : des lourdeurs administratives, des examens longs et coûteux… sans oublier qu’après des années d’expérience, beaucoup d’entre eux ont le sentiment d’être considérés comme des étudiants. De quoi expliquer, en partie, les 25% de Français qui rentrent en France après un échec d’intégration.

Bien que le nombre de Français faisant leur alyah ne cesse d’augmenter, cet obstacle de la non reconnaissance d’un bon nombre de diplômes français reste un frein pour une partie d’entre eux souhaitant rejoindre Israël.

Comment imaginer un départ pour un pays ne reconnaissant ni vos nombreuses années d’étude, ni votre expérience professionnelle ? Devez-vous abandonner le métier que vous aimez et à partir duquel vous vous êtes construit pour vivre en Israël ? La réponse semble évidente…

C’est pourquoi nous sommes de plus en plus nombreux à nous mobiliser dans ce combat de longue haleine : entre les avancées législatives obtenues pour les dentistes il y a quelques mois, l’implication de Marisol Touraine, ministre française de la Santé dans ce dossier, ou encore le rôle joué par des associations telles que Qualita, il est probable de voir l’état israélien aller prochainement dans le sens de cette reconnaissance.

A défaut d’une reconnaissance directe des diplômes de santé, nous plaidons pour une meilleure reconnaissance de nos années d’expérience. Ainsi nous pourrions imaginer qu’il soit demandé seulement deux ans d’expérience aux diplômés français contre cinq ans actuellement. Rappelons qu’en cinq ans, un jeune diplômé à le temps de se marier, faire des enfants, s’installer… Combien vont par conséquent abandonner leur projet d’Alyah ?

De plus, Israël ne peut continuer à ignorer les avantages d’une telle réforme. Reconnaître les diplômes français c’est non seulement permettre à des professionnels français d’apporter avec eux toute leur expérience et leur savoir-faire, mais c’est aussi permettre une meilleure intégration des olims. Une législation en faveur de la reconnaissance des diplômes français de santé serait donc gagnante pour l’Etat israélien et pour ces nouveaux immigrants.

Aussi, nous souhaitons affirmer que nous continuerons notre action pour la reconnaissance directe des diplômes français de santé en Israël, à l’instar des autres diplômes français !