Le gouvernement israélien a validé un projet de Loi fondamentale visant à définir l’État d’Israël comme « l’État national du peuple juif ». Un texte qui prévoit, évidemment, que le régime demeurera démocratique et que tous les citoyens seront égaux devant la loi.

Texte qui cependant remue la société israélienne, les opposants assurant tous, la main sur le cœur, qu’ils sont pour, mais….

A peine voté en conseil des ministres, ce projet de loi, qui doit encore être amendé puis approuvé par le Parlement, et est censé n’intéresser que les citoyens israéliens, a été vertement condamné par l’Organisation de Libération de la Palestine (l’OLP), organisation, comme chacun le sait, ‘’gorgée d’amour, de tolérance et de paix’’ :

– Ce texte vise « à tuer la solution à deux Etats, en imposant le projet de ‘Grand Israël’ et la judéité de l’Etat sur le sol de la Palestine historique ».

« En faisant de la judéité la définition de cet Etat, ce projet de loi met fin unilatéralement à la reconnaissance réciproque conclue en 1993 » lors des accords d’Oslo sur l’autonomie des Palestiniens.

Outre la dénonciation du « racisme idéologique » de ce texte, il est une « tentative de distordre et de faire mentir la version palestinienne de l’Histoire et d’effacer la présence palestinienne ».

S’il est voté, celui-ci mettrait fin au ‘’droit au retour des réfugiés palestiniens’’ et exonérerait « l’occupation de sa responsabilité dans la tragédie humaine et les crimes historiques contre les réfugiés palestiniens ».

De son côté, le gouvernement d’union ‘’palestinien’’ a estimé qu’avec ce projet l’Etat d’Israël « annonce clairement la construction d’un Etat d’apartheid contre les Palestiniens » et crée « un précédent pour de nombreuses lois racistes, particulièrement au moment où se répand l’extrémisme et le racisme en Israël ».

A lire les réactions hostiles ci-dessus, nul Israélien ne pourra plus douter du bien fondé de ce projet de loi !

Mais y a-t-il réellement besoin d’une telle loi inscrite dans le marbre du code civil ?

Y a-t-il doutes et craintes sur la quintessence de celui-ci et/ou de son avenir comme refuge du peuple juif ?

Une interrogation qui inquiète nombre d’Israéliens !

L’appréhension très réelle n’est autre que celle de voir, un jour futur, un gouvernement dirigé par une certaine gauche ‘’pacifique’’ et n’ayant comme préoccupation première que la défense des droits de l’Homme poussée à l’extrême et oublieuse des droits du peuple juif sur sa terre.

Une administration qui serait prête, à tous prix, à complaire et à satisfaire les ‘’amis’’ du pays, mais également assoiffée de ‘’paix’’ jusqu’en accepter le narratif mensonger et les conditions des ‘’Palestiniens’’, notamment le « droit de retour de centaines de milliers de réfugiés » au sein même de l’Etat d’Israël sans y voir cependant de mal à la création d’une « Palestine » judenrein.

L’un des mérites de ce projet de loi décrété sera d’empêcher ces dirigeants d’annoncer sa suppression pure et simple et reconnaître publiquement que l’Etat d’Israël doit se transformer, au nom de la ‘’paix’’, en un État de tous ses citoyens. Voire d’agir incognito et en conséquence sans consulter préalablement les électeurs.

La confiance dans la gauche israélienne n’est plus ce qu’elle était !

Victor PEREZ