Il était une fois, au deuxième siècle avant notre ère, un peuple soumis à une dictature qui tentait de lui interdire la pratique de ses coutumes et de sa religion.

Mais ce peuple, que l’on appelait les juifs d’Israël, comme tous les peuples sous esclavage, tentait de préserver son identité et ses façons de vivre et de prier, tandis que les enfants faisaient le guet, en jouant devant les portes avec des toupies.

Un jour, qui en fait dura trois longues années, et après de nombreuses batailles, ce peuple de juifs se rebella et reconquit Jérusalem, purifia le Temple profané, et de nouveau le consacra.

La légende dit, qu’au moment d’allumer le grand chandelier du temple (la Ménorah) on s’aperçut qu’il n’y avait plus d’huile sainte, hors le contenu d’une petite fiole qui miraculeusement brûla huit jours, le temps nécessaire à la fabrication d’une huile nouvelle.

C’est ce « miracle » de la lumière, qui est célébré avec Hanoukka pendant ces 8 jours où la lumière illumina le temple, symbolisant la force de la foi sur le paganisme, l’esprit sur la violence, et l’éducation aussi avec la transmission des valeurs, parce que les chandeliers de Hanoukka, toujours placés sur les fenêtres, sont donnés à voir au monde qui passe, comme autant de miracles de vie, de résistance face à l’adversité, d’espérance surtout.

Donc, il était une fois un peuple juif qui tentait de résister contre l’adversité et la volonté qu’ont régulièrement les autres nations de l’assimiler ou de le détruire…

A regarder le monde d’aujourd’hui, l’on peut se dire que rien n’a vraiment changé, mais comme autrefois, ainsi que nos pères et mères l’ont fait, nous faisons perdurer la tradition ; nous plaçons toujours des lumières aux fenêtres pour que ceux qui passent puissent imaginer, que même lorsque l’on croit n’avoir plus rien, ou tout perdu, tout peut toujours renaître et vivre. Recommencer.

Louise et Hanoukka