Pour écrire leur bouquin sur les jeunes entrepreneurs à succès, Nick Tart  et son associé ont  interviewé 25 adolescents qui ont gagné plus de 1 million de dollars depuis qu’ils ont commencé leurs activités commerciales. Et de cette étude ciblée et sérieuse, ressortent sept caractéristiques communes à tous.

1. Le soutien et les encouragements de leur famille

2. Tous ont commencé par de minuscules structures

3. Un travail dur et acharné

4. Ils ont sacrifié leur jeunesse

5. On leur a dit qu’ils ne réussiraient pas

6. Tous séparent clairement  le travail de la vie privée

7. Tous sont nés vendeurs

On pourrait discuter longtemps sur l’intérêt de voir des adolescents brûler de belles années sur l’autel du business et de l’argent à gogo. On trouverait, je suppose, de grosses névroses à la clé et un problème futur de taille derrière chaque stock option juteuse.

Mais si l’article trouvé ce matin dans les alertes de Google a attiré mon attention, c’est parce que cet ado prématurément riche et accompli professionnellement m’a rappelé un autre jeune que je connais bien. Un séducteur né, pétri de talent, qui a su saisir les opportunités et la vague d’encouragements inattendue au sein de sa famille pour démarrer. Doucement d’abord, de petits congrès en réunions secrètes. Puis de plus en plus fort, en s’appliquant encore et encore. Jamais vraiment satisfait, il en veut toujours plus. On croit qu’il est un vendeur né, mais il a essentiellement été vendu et pour pas cher. Personne ne croyant en lui, il a su croire en lui-même et faire mentir tous les sceptiques. Et il a travaillé. Très dur. Contre vents et marées.

Il a sacrifié sa jeunesse, il a du être sérieux et grave dès les premiers instants, transformant la fougue juvénile en énergie de vie et de survie. Il n’est pas toujours bien élevé, il n’a pas toujours les bonnes manières car, à l’école de la rue, il faut se battre pour demeurer en piste et jouer des coudes pour être le premier.

L’état d’Israël n’est pas un état comme tous les autres. C’est un état adolescent, mais qui ne peut  vivre sa jeunesse; parce qu’il doit faire ses preuves en permanence. Je me souviens du regard de mes proches en 1983, le jour où j’ai choisi de rejoindre la fantastique aventure de ce pays qui avait encore moins de poils de barbe que d’arbres. J’avais l’impression de jouer dans les fourberies de Scapin: « mais que diable allait-il faire dans cette galère »?

Je n’avais pas alors vraiment de réponse. Et puis Jean-Jacques Goldman m’a éclairé:

Ça a été très long mais il y est arrivé
Il fait le compte de ce qu’il y a laissé
Beaucoup plus que des plumes, des morceaux entiers
Et certains disent même un peu d’identité

Pourtant, elle est en lui cette force immobile
Qui le pousse en avant, l’empêche de dormir
Toujours vers l’effort à côté des plaisirs
Jusqu’à l’obséder par cet unique mobile

Pour être le premier…