Il faisait froid dimanche devant l’ambassade d’Israël, mais si les écharpes s’enroulaient autour des cous pour arrêter le vent, les cœurs eux avaient chaud, débordaient de fraternité et de tendresse les uns pour les autres, pour Israël surtout.

Israël violenté une fois encore, par des agresseurs palestiniens ou des Arabes israéliens, à qui Israël a ouvert ses villes et ses écoles, ses institutions et même la Knesset.

Israël, modèle de démocratie dans un Moyen-Orient terroriste qui tue dans une volonté de pouvoir militaire ou monarchique, économique ou religieux ; Israël modèle de démocratie dans un monde occidental qui ergote et bavasse sur les libertés et les droits de l’Homme, mais qui mange et boit avec ceux que par ailleurs il dit combattre.

Parce que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, parlons clairement

Le terrorisme islamique qui veut la disparition de tous les Juifs du monde et évidemment d’Israël, a trouvé un nouvel outil pour propager leur mort : le couteau, suggéré il y a quelques mois par des islamistes hystériques, dans des vidéos et des messages qui circulaient sur Internet et les réseaux sociaux, et qui remplaçait avantageusement, à leurs yeux, les kamikazes et autres bombes humaines.

Facile à se procurer, à dissimuler et à la portée de tous, le couteau est devenu en quelques jours l’arme idéale d’un terrorisme planétaire, érigé en loi divine contre les Juifs, par des imams, des leaders du Hamas ou du Fatah, mais aussi des enseignants qui dans les écoles coraniques pervertissent les jeunes enfants en leur proposant la haine et la mort du juif, comme idéologie de vie, plutôt que de leur apprendre la paix et l’entente ; faisant d’eux, des meurtriers à l’arme blanche, qui peuvent maintenant, individuellement, blesser et tuer ainsi que leurs ainés et parents, tous les juifs sans distinction, croyants et laïques, israéliens ou pas, partout dans le monde, mais plus particulièrement en Israël, terre originelle d’une nation juive, animée par les valeurs d’un judaïsme éclairé dont chaque juif sait n’être que dépositaire, le but n’étant que la transmission et le partage de valeurs humanistes et universelles avec l’humanité.

C’est cette non distinction entre confession religieuse et laïcité qui démontre parfaitement qu’actuellement en Israël et à Jérusalem, les violences ne sont pas de l’ordre du religieux, mais bien de celui du terrorisme.

Le terrorisme, sous le couvert du religieux, a donc depuis quelques semaines, endeuillé Israël, mais la plupart des médias français, affiliés au gouvernement Hollande, ont pourtant transformé volontairement et en l’absence de toute déontologie, la réalité des faits, allant jusqu’à faire passer les victimes israéliennes en agresseurs de Palestiniens, atteignant ainsi des sommets d’ignominie rarement atteints, même à une époque où la désinformation est reine, cela par complaisance courtisane, intérêts divers et personnels, par démagogie politique et par antisémitisme latent, épidermique et toujours prêt à s’exprimer ; qui aujourd’hui s’exprime sans même sauver les apparences, laissant deviner un obscurantisme général, qui sera pour les juifs, porteur d’exactions et de stigmates, d’adversités à dépasser, encore et comme toujours.

La communication des Emirats arabes qui ont créé et sponsorisé Daesh, jusqu’à ce que ce dernier envisage de les destituer, est parfaite et efficace auprès de politiques français et occidentaux, qui dans la méconnaissance du monde arabe, persistent à penser dans l’immédiateté d’une économie en berne, que s’ils vendent les bons rafales, ils le maîtriseront ; que si ceux d’en bas meurent dans des conflits territoriaux et des dommages collatéraux en Syrie ou ailleurs, les liens d’argent et d’intérêt, les préserveront eux, indemnes aux sommets des Etats.

Et pourtant, l’Histoire donne tant de clefs aux Hommes…

Le mont du Temple au cœur des conflits actuels en Israël, n’est qu’un alibi pour des Palestiniens et Arabes de diverses nationalités pour s’approprier Jérusalem, le lieu le plus saint du judaïsme, dans une récurrence historique qui se répète depuis des siècles, comme pour redonner à Ismaël, fils d’Abraham et frère d’Isaac, ce qui ne lui fut pas transmis, puisque rejeté par son père au profit d’Isaac, devenu lui un des Patriarches du peuple juif.

Evidemment ce n’est pas que cette approche « biblique » qui est à l’origine des conflits, mais elle permet d’éclairer des antagonismes profonds et irrationnels qui perdurent, qu’utilisent et exacerbent des fous de pouvoir au travers des religions.

Selon le Talmud, c’est du sol de ce lieu que Dieu prit l’argile pour former Adam. 

Le Roi David acheta cette terre pour y construire un autel permanent, mais c’est Salomon qui bâtira ce Premier Temple en -950. Sa destruction par Nabuchodonosor II en -586, marque l’exil des Juifs, mais qui reviendront et bâtiront un Second Temple à partir de -516. Ce n’est qu’au 7ème et 8ème siècle que les Arabes s’approprièrent ce site pour bâtir le Dôme du Rocher et la Mosquée Al Aqsa ; et ce n’est qu’au 12ème siècle que les Croisés, eux, transformeront le Dôme du Rocher en abbaye.

Au regard de ce que nous transmet l’Histoire, on comprend parfaitement pourquoi le mont du temple dont le Kotel (le mur Occidental) reste le symbole, fut de tout temps profané, détruit, souillé par les uns et les autres. Romains, Arabes, Français, pour des raisons qui auraient ravi Freud, ont constamment tenté de détruire la matrice du judaïsme, pour y implanter des extensions, les religions musulmane et chrétienne, directement issues du judaïsme premier, par filiation avec Abraham pour les musulmans et par idéologie spirituelle pour les chrétiens, qui firent de Jésus de Nazareth, juif crucifié, leur messie.

C’est donc par souci de conciliation et de préservation du lieu, mont du Temple pour les juifs, le Haram al Sharif pour les musulmans, qu’en 1967 Moshé Dayan, ministre de la Défense israélien, laissa le contrôle du site au Waqf, fondation religieuse islamique contrôlée par la Jordanie, pour en assurer la gestion. Cela malgré le bonheur d’une Jérusalem enfin retrouvée, après une guerre défensive gagnée en six jours contre quatre grands pays arabes,

Le gouvernement d’alors n’avait juste pas anticipé la mauvaise foi palestinienne, qui a détourné les raisons de cet accord humaniste, pour en faire un droit originel.

La démocratie israélienne est une réalité. Et son désir de paix aussi. Hélas, aujourd’hui l’antisémitisme à l’échelle internationale, quel que soit le nom qu’on lui donne, s’est réveillé, se cumule à des guerres au Moyen-Orient que l’Etat islamique veut conquérir en pervertissant les conflits territoriaux et en installant la peur ; en détruisant les Institutions et les œuvres majeures des pays ainsi que leurs temples et églises en même temps que les populations. Couper les hommes de leurs racines, les ramener au vide pour mieux les contrôler, c’est ce que font tous les tyrans.

C’est ce que fait l’EI et c’est ce qu’Israël combat, seul et isolé face à l’opinion internationale, qui soutient des Palestiniens qui pourtant sans Israël, seraient rapidement sous la redoutable férule islamique.

Actuellement Israël prend des décisions internes et de bon sens, pour protéger l’ensemble de sa population et pour éviter plus de violences. Il le fait bien et efficacement, si on prend en considération le climat délétère et mensonger qui règne autour de chacune de ses actions.

Pour conclure, Jérusalem appartient sans conteste au peuple juif, et ce n’est pas parce que des prédateurs divers ont voulu se l’approprier, l’ont utilisée même, que l’esprit du judaïsme l’a désertée. L’âme, comme l’honneur, ne se vole pas, ne se détruit pas, n’est jamais atteinte par la médiocrité, ni l’offense, elle vole au-dessus des mêlées.

Seules disparaissent ses contrefaçons ; et l’âme juive qui porte et contient toutes les âmes du monde, est indestructible !