La France connaît depuis deux samedis des scènes de chaos civil, des destructions de mobiliers urbains, des casses et saccages de magasins, des jets de pavés sur les forces de l’ordre, des incendies volontaires d’immeubles publics et privés, des comportements à caractère raciste et antisémite, des décès de manifestants et des blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre.

Les manifestants se rassemblent sous l’insigne vestimentaire d’un gilet jaune. Ils exigent l’annulation immédiate des nouvelles taxes fixées par le gouvernement en invoquant leurs injustices sociales et fiscales. Ils expriment la colère et le désespoir des difficultés de vie des petits revenus parallèlement aux avantages octroyés aux revenus aisés (suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune). Ils réclament la reconnaissance de collectifs populaires de remplacements des institutions représentatives dont ils contestent la légitimité et la représentativité.

L’Exécutif propose le dialogue, refuse les annulations et condamne les violences.

Le comportement public de certains députés,les discours de mouvements politiques (Mélenchon et la FranceInsoumise s’y distinguent régulièrement), défiant par violence verbale et lexicale l’autorité publique en général et l’autorité de justice et de police en particulier, constitue un exemple que n’hésitent plus à suivre les manifestants et surtout les casseurs qui les infiltrent.

Le déclenchement voici plusieurs années de crimes, délits et infractions concernant les Français juifs, leurs personnes et leurs biens privés et associatifs, a constitué une alarme nationale qui n’a été suivie que de peu d’effets. Idem des difficultés des conseils des victimes à faire reconnaître par les magistrats en charge le caractère antisémite des faits pourtant avérés. Idem encore de la persistance d’une situation d’insécurité qui concerne les citoyens juifs avec des intensités fluctuantes. Nul doute qu’une réponse institutionnelle ferme et efficace à ces actes aurait constitué un pare-feu aux casseurs qui provoquent aujourd’hui la sécurité publique générale.

En toutes hypothèses, la constitution de la cinquième république confère au président de la république des pouvoirs d’une étendue qui lui permet de résoudre rapidement la crise sociale qui ravage la sécurité publique dont il est également comptable. Au-delà de toutes options politiques, les scènes de guérillas urbaines et vicinales nuisent à la paix économique, sociale et civile de la Nation. Elles contreviennent à la liberté de circulation des biens et des personnes.

Il est patent que jusqu’à présent l’Exécutif n’est pas en mesure d’assurer les incidences de sécurité liées à sa politique sociale. Il se doit donc de la modifier ou de restaurer la sûreté publique.

Un troisième samedi de manifestations infiltrées des casseurs sur le modèle des deux précédents poserait la question du bon fonctionnement des pouvoirs publics. La crise sociale glisserait alors par la crise politique en crise de régime. Il est de la responsabilité de l’Exécutif et du Législatif de régler la situation et de la régler vite. Ils disposent à cet effet de l’ensemble de moyens constitutionnels, réglementaires et législatifs.