Plus de 200 adeptes des pogroms courent armés de manches de pioches, de nerfs de bœufs, de matraques, de couteaux en hurlant « Mort aux Juifs ». Ils se dirigent, vers une synagogue où des Juifs prient.

Nous ne sommes pas dans la Pologne ou la Russie des années 1900, ni à Oran ou Constantine. NOUS SOMMES A PARIS.

Il y a tout juste deux ans le 13 juillet 2014.

Ce jour là, les masques sont tombés, tous les masques.

Les manifestations de soutien au peuple palestinien ne recouvrent en fait qu’un vaste cri de haine contre les Juifs. Elles ne sont que l’alibi de l’expression de l’antisémitisme le plus primaire et le plus bestial.

Il n’y a plus besoin d’alibi ce jour là. On défile avec des missiles, des Kalachnikovs, on brûle le drapeau portant une étoile de David bleue.

Mais surtout on hurle de toute part : Mort à Israël, Mort aux Juifs.

L’anti-sionisme montre à tous son vrai visage que nous connaissons si bien et que beaucoup en France, osent encore nier, celui de l’antisémitisme.

Martin Luther King ne s’y était pas trompé : « L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors sache aussi cela: anti-sioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi. »

Manuel Valls le répète inlassablement depuis et il est bien isolé dans la classe politique, toujours prête à se cacher.

Dans cette manifestation, les complices de ces pogromistes, de ces troupes haineuses qui recommenceront leur chasse aux juifs tout cet été 2014, à Paris, dans le Marais, à Barbès, à Sarcelles, sont l’extrême gauche haineuse ou stupide. Besancenot, Mélenchon, certains du Front de Gauche ou des Verts, seront là, ne condamneront rien. Ils sont complices et complaisants. Les collabos de cette nouvelle haine.

Les masques de la haine antisémite sous couvert de lutte politique contre Israël sont tombés ce jour là. Ils étaient un avant goût, de l’assassinat à Paris de 4 Juifs, car juifs, 6 mois plus tard le 9 janvier aux mains d’un jeune français, Amedy Coulibaly.

Depuis deux ans, les Français sont moins dupes. Quand ils voient brûler un drapeau israélien ils savent que les couteaux et les Kalachnikovs ne sont plus très loin.