Les jeux olympiques , c’est fini.
Pendant deux semaines, tout le monde était virtuellement  à Rio, vibrant aux performances sportives, et se réjouissant des deux médailles remportées par Israël.
Comme à chaque olympiade, des hommages ont été rendus à Pierre de Coubertin, le président-fondateur du Comité international olympique, qu’il a présidé de 1896 à 1925, et qui a organisé les premiers jeux modernes en Grèce en 1896.
Une plaque au 20 rue Oudinot à Paris, où il est né et a résidé, indique que le baron, petit-fils d’un haut-fonctionnaire de Napoléon a été ” un pédagogue, un historien et un humaniste”.
Mais Coubertin était aussi un raciste, un antisémite et un misogyne.
Cet adepte des thèses de Gobineau avait affirmé que “les races sont de valeur différente et à la race blanche, d’essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance”.
Coubertin n’avait pas caché non plus son antisémitisme. Selon lui, “ le peuple hébreu ne prend pas rang dans l’histoire universelle ni du point de vue politique, ni du point de vue économique. Son rôle est à cet égard insignifiant. Les juifs sont demeurés profondément asiatiques. On ne les connait guère qu’à travers les capitaux amassés par certains d’entre eux. Après et persévérants au gain, habiles et rusés en affaires, ils se sont rendus odieux”.
Logiquement, Coubertin s’était inscrit dans le camp des anti-dreyfusards.
Le rénovateur était aussi un misogyne qui s était opposé à la présence des femmes aux JO : ”Une petite Olympiade femelle à coté de la grande Olympiade mâle. Ou serait l’intérêt ?..Impratique, inintéressante, inesthétique, et je ne crains pas d’ajouter : incorrecte”.
Pierre de Coubertin avait quitté la présidence du CIO en 1925. Devenu son président d’honneur, il avait apporté tout son poids à l’organisation des JO d’hiver et d’été en Allemagne, rejetant tous ceux qui demandaient leur boycott malgré l’interdiction des sportifs juifs allemands de pouvoir y participer.
Ceux d’été, qui avaient eu eu lieu à Berlin du 1er au 16 août 1936 avaient été une vaste entreprise de propagande du régime nazi, qui pour la circonstance avait inventé l’allumage de la flamme olympique lors de la cérémonie d’ouverture, après une course par relais.
 Aux cotés de son successeur, le comte belge Henri de Baillet-Latour, lui aussi sympathisant du régime nazi, Pierre de Coubertin avait multiplié d’aimables déclarations. Il avait fait part de son “ intense admiration” pour Hitler, qui ”a beaucoup fait pour le retentissement des JO”.
Le Führer, plus que ravi du soutien du baron, avait proposé sa candidature pour le Prix Nobel de la Paix. Mais Pierre de Coubertin n’a pas remporté cette épreuve.