Le 22 janvier 2017 s’est tenue dans les rues de Paris une « marche pour la vie » réunissant les adversaires de l’avortement et du droit à l’avortement.

L’argument essentiel des manifestants consiste à évoquer l’imprescriptibilité du droit à la vie.

Deux réflexions se dessinent :

1- Il est étonnant de constater qu’au fil du temps, et encore aujourd’hui, ce sont les mêmes prétendants au droit à la vie en matière d’avortement qui sont les partisans de la peine de mort et du droit à donner la mort à certains selon une grille de critère pénal.

Ces défenseurs de la vie quand il s’agit de l’avortement sont les défenseurs de la mort quand il s’agit de la peine de mort.

2- Faut-il rappeler que ces deux débats sont en France désormais juridiquement caducs en droit et politiquement obsolètes, puisque l’avortement est un droit désormais exercé et la peine de mort une mesure abolie ?

La cohérence est une nécessité de la pensée, et la chronologie une réalité incontournable.