Pour vous aider à vous faire une idée aussi juste que possible, de l’expérience d’un vol Paris / Tel Aviv avec PEGASUS via Istanbul, nous l’avons fait pour vous.

D’abord : C’est au départ d’Orly Sud. Et pour s’y rendre de Paris, c’est plus court en temps, moins cher et tout aussi commode que pour Roissy / CDG

A Orly : pas de comptoir mais une représentation non exclusive par Alyzia. Tout près de la Brioche Dorée (Café / Restaurant aux sièges plus confortables qu’ailleurs. Vue dégagée, grandes vitrines sur les arrivées du tram, des bus, et des particuliers sortant des voitures qui les ont accompagnés)

Les vols de Pegasus sont bien signalés, et les comptoirs d’enregistrement où il faut se rendre pour enregistrer sont faciles à trouver. Petit plus : Ils sont ouverts 2h30 avant le décollage du vol. Moins de stress donc pour les anxieux !

J’ai pris un vol du jeudi. Dans la queue, j’ai remarqué des perruques et des barbes, des redingotes noires, calottes et Tsisits… dont on devine facilement la destination finale. Détails qui confirment la popularité des vols Pegasus pour Israël depuis Paris et d’autres villes de province.

La zone autour de la porte d’embarquement de Pegasus est particulièrement vivante et achalandée. Grand Duty, cafés, boutiques de toute nature, vêtements de marques, du caviar, du chocolat ou des parfums, des gadgets et des friandises. Et pour les plus économes, un distributeur (pas si caché que ça) encore moins cher pour les boissons chaudes et froides ! Un coin jeux vidéo est mis à disposition des petits et des « grands enfants » !

Embarquement relax pour une compagnie Low Cost, (Pas d’organisation militaire de la file d’attente, de consigne concernant le bagage qui dépasse, etc.…). Mais un vol qui partira avec quelques minutes de retard, que le pilote rattrapera en vol.

Bon accueil à l’entrée de l’avion, sièges en cuir ou simili, espacement confortable, et pour ceux qui ont choisi les rangs « sorties de secours » il leur faudra se poser sur le rebord du siège pour accéder à leur plateau repas posé sur la tablette devant. Vous en déduisez que l’espacement est particulièrement recommandé aux grandes personnes (de taille).

A bord : ce mélange, encore plus flagrant qu’à la queue pour l’enregistrement au départ. Des Tsitsits, Kippoths et des voiles, des perruques (juives) et des foulards (musulmans) en toute simplicité et harmonie. Jeunes et vieux, qu’ils soient plus ou moins typés. Une ambiance plutôt sympathique et même rassurante. Les enfants des uns et des autres n’ont apparemment pas remarqué la différence et jouent ensemble.

Le vol Paris/Istanbul, dessert ensuite de nombreuses destinations – d’où la diversité des âges et des visages – dont Tel Aviv bien sûr. Pegasus est une grande compagnie. On s’en rendra compte à l’atterrissage … Impressionnant !
Le vol est plein, et l’accoudoir donnant sur l’allée principale se relève, ce qui est bien plus pratique pour se lever ou laisser passer. J’attribue là aussi un autre bon point à l’aménagement des 737/800 sur Istanbul puis sur Tel Aviv.

Petit hic, le repas « HOT » KOSHER précommandé m’a été remis froid ! La Kashrout est celle du Rav CHARBIT / Dayan de Créteil. Il comprend de l’eau, des crackers, des rillettes de saumon, du poisson / ratatouille … mais immangeable tel quel ! (Cela s’arrangera, vous verrez plus loin). Un mouliné de fruits, des couverts, sel et poivre et une serviette. Le tout, dans une boite façon pizza à emporter. Pratique.

Peu de personnes en dehors de moi n’ayant commandé ce fameux HOT KOSHER MEAL, l’équipage fut surpris par la barquette qui semblait ne pas pouvoir convenir au micro-onde à bord. Après quelques conciliabules et voyant que je n’attaquais pas mon repas, ils ont épluché les indications de la barquette et vu qu’elle supportait bien la cuisson micro-onde.
Il n’y a donc pas eu d’incident à bord, ni scandale, ni début d’incendie, J’ai pu déguster un très agréable plat (payant et à pré commander !), qui à mes yeux, enfin mes papilles, valait bien, sinon plus, que les repas servis sur d’autres compagnies.

Les équipages de Pegasus le sauront désormais. Et les repas Kasher servis en premier pourront également terminer les premiers. D’autres juifs religieux à bord quant à eux, ont préféré la fabrication « maison », et ont déployé le poulet rôti (incontestablement Kasher à leurs yeux) que leur femme à préparé pour eux, chez eux.

Apres 3h, et un excellent vol, nous atterrissons –impeccablement- à Istanbul. Ce qui a occasionné une ovation de tous les passagers ayant pu apprécier le confort et la délicatesse du vol Pegasus, alias « Tapis volant Airlines ».
Le transit est court et facile. Attention quand même à ne pas vous laisser porter par votre élan, et suivre tout droit une flèche qui indiquait « vers le bas ». C’est ce qui m’est arrivé, dans ma précipitation à arriver plus vite au comptoir d’enregistrement pour Tel Aviv, pour garder un peu de temps à la visite du Lounge, (accessible aller comme retour pour 16 euros) et des boutiques.

Pas vraiment le temps de profiter du Lounge Pegasus / LMG, posé sur les pistes, qui méritait une visite plus longue que celle dont je pouvais profiter entre 2 vols. A l’aller en tout cas, pas la peine de s’offrir le supplément Lounge pourtant accessible et bon marché. Le contenu de ce qui était mis à disposition : du classique et de l’Orientalo/Turc, invitait à oublier ses promesses de régime.

La petite boutique Duty tout à côté de la porte d’embarquement à l’avion pour Tel Aviv, diffusait de la musique israélienne ! Le parcours du bus vers l’avion fait apprécier l’importance de la compagnie, vu le nombre d’avions aux couleurs de Pegasus sur le tarmac, sans compter ceux qui sont en vol et ceux dans les différents aéroports étrangers que la Cie dessert. Vous n’aurez pas assez de vos doigts pour compter !

Vol Istanbul / Tel Aviv : Le profil des passagers vient radicalement de changer. Il s’est encore plus rempli de Kippoth, de perruques, de redingotes noires et de barbes, mais les jeans et les baskets faisaient également bonne mesure. A Istanbul, beaucoup d’israéliens venant du réseau Pegasus, convergent vers ce vol qui nous emmènera tous en Israël.

Réflexion : vu de France, tant qu’on n’a pas posé son derrière sur un siège de cette Cie, on a tendance à mélanger politique et économie. De nombreux religieux et autant d’israéliens n’ont pas ces délicatesses, et supposent que si Pegasus dessert Israël, c’est qu’elle est sûre, en plus d’être bon marché. Rappel : Les vols de Paris A/R commencent à moins de 100 euros TTC.

Ceux qui avant moi, et moi-même depuis avaient osé les vols Pegasus sur Tel Aviv, en parlent et convainquent d’autres personnes, qui seront autant de nouveaux clients qui obligent la Cie à mettre en place plus de fréquences encore. Par rapport à un vol sans escale de 4h30, il faut compter pour le vol aller Pegasus : 3h vers Istanbul + 1h30 sur Tel Aviv + 1h environ de transit.

Pour info, mes deux voisins de rangée, sur ce dernier tronçon, sont un jeune en jeans, et un plus âgé en redingote noire, et kippa. Dans leur cas, ils ne sont allés qu’à Istanbul, pour le fun. Si l’un est probablement passé par la case Synagogue / Shabbat, l’autre a plutôt fait la tournée des Bars et restaurants des quartiers branchés, etc.… Ce petit vol comptait plus de passagers parlant hébreu que n’importe quel autre. Une bonne introduction au quotidien d’Israël que nous sommes venus rencontrer. A bientôt pour de nouvelles expériences.

Ary TOLEDANO
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Quelques mots sur le YIELD : Le prix des billets de train comme ceux des avions sont réajustés à tout moment. Ils peuvent être bas, comme plus cher selon le moment ou vous l’achetez. Une fois décidé, n’ayez plus aucun regret. Bonnes vacances !