Pascal Boniface a publié un énième livre intitulé cette fois-ci « La France malade du conflit Israélo-palestinien ». France Info l’a invité pour en parler.

Ou plutôt pour lui permettre d’affirmer, encore une fois, que « Certains veulent empêcher toutes critiques contre Israël ». Cela en devient une véritable obsession !

D’où le diagnostic formel d’une certaine attitude maladive concernant son approche de l’état du peuple juif.

Au micro d’Olivier de Lagarde, Boniface assure qu’il y a « effectivement la crainte d’être accusé d’antisémitisme dès que l’on critique le gouvernement israélien ».

Depuis qu’il s’est fait connaître, en 1999, par sa lettre au Parti Socialiste lui enjoignant de choisir l’électorat musulman plutôt que juif, plusieurs gouvernements israéliens se sont succédés.

Celui d’Ehud Barak du parti Travailliste, ceux d’Ariel Sharon du Likud puis de Kadima, d’Ehud Olmert de Kadima et les deux de Benjamin Netanyahou du Likoud. Soit six coalitions différentes.

Sur laquelle de ces administrations s’est-il permis une seule critique positive ? Sur laquelle s’est-il abstenu de toute désapprobation systématique ?

Aucune est la seule réponse ! Donc tous condamnables ?

A cela il faut y rajouter son total silence sur les agissements plus que condamnable de l’AP, qu’elle soit dirigée par Yasser Arafat ou par Mahmoud Abbas depuis 2004. Pas même le refus absolu d’une reconnaissance d’Israël comme étant l’état du peuple juif ne mérite une critique bonifacienne !

Cette accusation d’antisémitisme, toujours selon le directeur de l’I.R.I.S., « crée un climat de peur chez les universitaires, chez beaucoup de vos collègues (journalistes) aussi qui, du coup, se disent je ne prendrais pas le risque d’en parler pour ne pas multiplier les appels, les somations etc. ».

A priori, Pascal Boniface ne fait pas parti de ces ‘’peureux’’ ! Tout comme France Info et son journaliste. Mais aussi, tous les médias qui jour après jour, année après année, ne se privent pas de critiquer, à longueur de colonnes, le « gouvernement d’Israël ». On se demande même qui œuvrent dans ces mêmes médias, sinon les journalistes ‘’qui, paraît-il, se refusent à en parler’’?

L’interviewé prendrait-il les auditeurs de la radio pour des imbéciles ? A n’en pas douter !

En fait, fou serait l’organe français qui se présenterait comme défenseur de la politique israélienne, et cela quelle qu’elle soit, ou même s’assumant critique de l’Autorité palestinienne !

En y aurait-il un seul ?

Le CRIF répondra aussitôt l’universitaire qui affirme que de « nombreux intellectuels et responsables institutionnels juifs (…) sacrifient la lutte contre l’antisémitisme au profit de la défense du gouvernement israélien ». Le hic étant bien sûr que ceux-ci défendent les gouvernements démocratiques de l’Etat d’Israël quels qu’ils soient.

Ce qui revient à défendre uniquement l’état du peuple juif. Ce que refuse de comprendre celui qui se prétend être directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques ! Institut de quoi ?

« Peureux » ânonne t-il ! Mais de qui, doit-on s’interroger !  

Où sont donc ces universitaires, journalistes, politiques, médias  ayant condamné, par exemple, l’accueil réservé par une meute pro-‘’palestinienne’’ à une dizaine d’Israéliens venus dialoguer à l’université Paris VIII ? Leur silence est-il à dû à la peur causée par ceux qui crièrent « sionistes dehors, sionistes assassins » et « Israël casse-toi, Paris-VIII n’est pas à toi ». ?

Ils ne sont pas juifs pourtant ! Il ne peut donc y avoir d’accusation d’antisémitisme !

Le plus ‘’comique’’ de tout l’entretien est, toutefois, sa difficulté à répondre à la question suivante d’Olivier de Lagarde : « N’y a-t-il pas à gauche ou à l’extrême gauche une tradition antisioniste, comment dire…un peu malsaine » ?

Ces couleurs politiques seraient, selon toujours l’universitaire, peuplées de…Juifs !

« Ce n’est pas tellement chez les Juifs qu’elle est présente cette tradition » lui rétorque le journaliste !

Aux Juifs du Bund, l’Union générale des travailleurs juifs de Lituanie, de Pologne et de Russie crée en 1897 et disparue depuis, il y rajoute…les antisémites !

Oubliés les membres du NPA, du Parti Communiste, des verts, et du Parti Socialiste supporters du B.D.S. et de la levée du blocus de la bande de Gaza entre autres choses, mais aussi ceux du Collectif Palestine, ces antisionistes malsains ayant exigé, en hurlant, le départ des Israéliens de l’université Paris VIII, rappelant étrangement les antisémites qui crièrent dans les rues de Paris, « Juif casse toi, la France n’est pas à toi ». 

C’est à des mystifications de ce genre que l’on peut jauger de l’obsession qui préoccupe Pascal Boniface. Une maladie incurable et contagieuse semble t-il qui empêchera les auditeurs de France Info de « Vivre bien informés » selon le slogan publicitaire de celle-ci !

Pour cela, il aurait fallu que ce média l’oppose au journaliste arabe israélien, de passage en France,Khaled Abou Toameh  qui assure que « C’est parce que je vis en Israël avec les juifs que j’ai le droit de m’exprimer librement. À Ramallah, je ne l’aurais pas fait. Si je parlais de négociations de paix à Ramallah, j’aurais de la chance de ne recevoir qu’une balle dans la jambe ».

Se peut-il, pour parodier Pascal Boniface, que ‘’certains tentent d’empêcher toutes critiques de l’Autorité palestinienne’’ ? Sur cela, le directeur-universitaire systématiquement anti-israélien n’écrira apparemment pas un bouquin !

Ni même un article !