Ce jour-la, les Israéliens iront voter pour élire la 21ème Knesset. Le mode de scrutin -depuis toujours- a été la proportionnelle intégrale.

Ce mode de scrutin est, sans nul doute, le plus juste car il donne la meilleure photographie de la société, mais il a un coté pervers, car il oblige à une atomisation des partis ,et même a des absurdités. On se souvient que Platto Sharon s’était présenté avec comme slogan  « l’homme seul a la Knesset » et aux élections, il a obtenu deux sièges, donc un siège qui fut perdu.

Il y a 120 sièges a pourvoir pour une durée de 4 ans. Le seuil d’éligibilité est de 3,25% actuellement, et auparavant il était de 1%, si l’on a augmenté ce seuil, c’était dans l’intention de réduire le nombre de partis se présentant aux élections. Il n’y a qu’a examiner ce qui se passe maintenant – 2 partis arabes, 3 partis orthodoxes. Ainsi, dans ces élections, le parti Meretz risque de ne pas passer, s’il n’atteint pas les 3,25% exigés. Donc la réforme reste à l’ordre du jour. Rappelons par exemple qu’en 1981, les deux grands partis avaient 95 sièges sur 120… et aujourd’hui ils ont a peine 50 !

Depuis longtemps, on parle d’une réforme pour permettre au gouvernement élu de gérer les affaires de l’Etat et de ne pas être tenu par le diktat des petits partis.

Deux observateurs étrangers, mais attentifs a la société israélienne, se sont exprimés à ce sujet ; l’un Raymond Aron avançait « tout le temps que les Israéliens n’auront pas changé leur mode de scrutin, leurs gouvernements seront ingérables » et Henry Kissinger qui disait « Israël n’a pas de politique étrangère mais seulement une politique intérieure« .