Ah si le regretté Adolf Hitler savait ça ! Une recrue de choix, pimpante et forte en gueule, c’est pas négligeable !

On s’en voudrait de trouver des qualités à Nadine Morano. Car on finirait par être bien seul tant elle est détestée à gauche et à l’extrême gauche. Tant elle est rejetée à droite : Juppé, Fillon, NKM et les autres affectant de ne pas la connaitre. Même Sarkozy l’a sanctionnée pour ses propos sur les racines chrétiennes de la France. Mais – et c’est une autre histoire – l’ancien président qui achève sa mue identitaire va certainement se rabibocher avec elle…

Nadine Morano a donc encore frappé en comparant le voile islamique intégral à l’uniforme nazi.

Le scandale est grand et les commentateurs outrés n’ont pas de mots assez forts pour exprimer leur indignation. Nous, on ne pense pas comme Nadine Morano et il ne nous viendrait pas à l’idée d’assimiler la burqa à un sac poubelle : on ne veut quand même pas être lynché ! En revanche on souscrit aux propos de Louis-Albert Serrut, auteur de »Naissance d’une dictature« . « Le rapprochement du nazisme et du terrorisme islamique n’est pas fortuit. Ces deux totalitarismes ont en commun l’antisémitisme comme haine identitaire. »

Contrairement à Nadine Morano, Louis-Albert Serrut n’est ni un réprouvé, ni un pestiféré ni un maudit. On peut donc le citer sans risque de se faire écharper. Ouf ! Si on voulait avoir la preuve de la malédiction, de la maladie honteuse (et très certainement transmissible) qui frappe Nadine Morano, il faut se référer au Monde. Le journal a délégué l’une de ses meilleures journalistes, Florence Aubenas, prix Albert-Londres, auprès d’Olivier Manonni, un excellent traducteur de l’allemand. C’est lui qui a la charge de traduire Mein Kampf pour une prochaine parution.

Manonni fait part de ses souffrances et de ses tourments. Il a entre ses mains le Mal. Le traducteur est un être sensible. Quiconque a lu le texte d’Hitler (ce qui est mon cas) ne peut que succomber au souverain ennui dégagé par ses répétitives obsessions anti-juives. C’est juste chiant. Presqu’autant que le Coran.

Et on découvre qu’au-delà de ses états d’âme, le traducteur, puissamment aidé par la journaliste du Monde, estime que Mein Kampf est d’une brûlante actualité en France. On lit donc : « Que faut-il entendre quand Nadine Morano assène : « La France est un pays de race blanche » alors que Manonni vient de traduire une énième phrase éructant que l’Allemagne est un pays de race aryenne. Et Marine Le Pen qui appelle à dénoncer et éradiquer toute immigration bactérienne dans les hôpitaux? » C’est clair, non.

Cela le sera encore plus avec la phrase qui suit. « Quand on dit ‘Il faut supprimer le voile’, je ne peux plus m’empêcher de penser ‘Ne veut-on pas dire aussi : supprimer celle qui est en dessous ? » Pour Manonni, c’est tout l’intérêt de publier un Mein Kampf commenté afin de »voir à quel point une pensée perverse moderne puise dans ce texte ». Si Florence Aubenas et Olivier Manonni veulent vraiment savoir qui puise dans ce texte, il faudrait qu’ils regardent ailleurs que du côté de Nadine Morano. En effet, Mein Kampf est (après le Coran quand même) le livre le plus lu dans le monde arabo-musulman !

Cet article a été publié sur le site Atlantico.