C’est à la belle démocratie israélienne que je veux rendre hommage aujourd’hui.

Les dernières élections ont été un exemple de mobilisation citoyenne avec près de 73% de participation. Combien de nos démocraties aimeraient atteindre un tel résultat !

Même si le système électoral à la proportionnelle intégrale est un véritable casse-tête quant à la composition d’un gouvernement et d’une majorité, il faut souligner l’extraordinaire diversité des courants qui se sont exprimés.

Compte tenu de ce système, il ne faut pas s’étonner des débordements, des petites phrases et même du soudain changement de cap de certains.

Chaque parti faisant la chasse aux électeurs. Tout ou presque est permis.

Les promesses n’engageant souvent que ceux qui les écoutent !
Quant aux sondages, ils ont été désavoués. En la matière, le succès de Netanyahu est un exemple.

Son terrain de chasse était très large s’étendant de la droite extrême aux partis religieux dans toutes leurs diversités et idéologies.

Il a su trouver les mots et les phrases choc afin de récolter le plus largement possible.

Le résultat est là, Bibi a réussi et son parti, le Likoud, est le premier parti Israélien avec 30 sièges.

Lorsque nous regardons les autres résultats, force est de constater la nette progression de la coalition de gauche Herzog -Livni et son nom bien choisi d’Union Sioniste. Je ne cache d’ailleurs pas ma satisfaction de voir le Sionisme repris, soutenu et même fréquentable !

Nous avons également constaté la forte mobilisation des arabes israéliens, qui en s’unissant ont aujourd’hui 13 mandats.

Sans remettre en cause le droit de tout citoyen à s’exprimer, il faudra véritablement poser la question des droits et devoirs de chaque citoyen.
Comment peut-on être élu à la Knesset et aspirer à la disparition de l’Etat d’Israël ?

La question de la fidélité de nombre de ses élus se pose.
Il faudra qu’ils choisissent !

Nous constatons le silence quasi total de tous les détracteurs d’Israël à travers la planète qui utilisent les mots de boycott et qui parlent d’apartheid.

Où êtes-vous donc les donneurs de leçons ?

Israël s’est donc exprimé et il faut espérer qu’après ce vote, Natanyahu aura l’intelligence d’ouvrir la porte à ceux qui aspirent à une société plus juste, plus équitable et plus sociale et qui ont porté leur choix sur Moshe Kahlon.

Pour le bien d’Israël, il faut souhaiter à l’ ex-nouveau premier ministre de réussir. Pour cela, malgré les slogans de campagne, il pourra toujours s’appuyer sur la faiblesse du système pour revenir à un pragmatisme indispensable qui associera sécurité, paix et réformes sociales.

Il aura toujours une majorité qui dépassera largement le petit jeu des coalitions.

La campagne est aujourd’hui terminée, maintenant il faut travailler, réunir, construire et surtout réussir.

Il en va de l’avenir de cette belle démocratie qui reste la seule Lumière dans un Moyen-Orient qui chaque jour s’assombrit.