Obama et les USA ne se seraient jamais abstenus sur la résolution 2334 du Conseil de sécurité si H. Clinton avait gagné l’élection présidentielle en Amérique.

C’est sa déception de voir s’envoler la victoire du camp démocrate qui l’a rendu fou de rage, au point d’aller à l’encontre de ses propres déclarations, faites voilà quelque temps : « rien ne pourra remplacer des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, et certainement pas une résolution de l’ONU », fin de citation.

Mais s’il a pris le risque de s’abstenir, et de ne pas utiliser son droit de veto sur cette résolution, c’est qu’il avait également compris, en plus de ses griefs à l’encontre de M. Netanyahu et du dépit suite à l’élection de M. Trump, que la défaite de H. Clinton ne laissait plus aucune chance à Michelle Obama.

Son épouse, désormais disparue des écrans, ne pouvait plus espérer projeter de se présenter à la prochaine élection présidentielle, après son amie Hillary si celle-ci avait gagné.

Mais Obama vient de créer un précédent qui sera préjudiciable à l’avenir pour n’importe quel président américain arrivé en fin de mandat. Celui-ci pourra désormais savonner la planche de son successeur, pendant les deux mois qui séparent l’élection du successeur et la prise de fonction de celui-ci, au risque de lui pourrir les quatre ou huit années d’exercice du pouvoir.

Ceci est grave, et créera un fâcheux antécédent ; la diplomatie américaine en sortira forcément affaiblie.

Mais Obama n’était pas tout seul dans cette affaire. Je rappellerai que La France a beaucoup pesé pour que cette résolution anti-israélienne soit déposée.

Pour s’en convaincre il faut souligner qu’un des pays qui a remplacé l’Egypte quand ce pays décida de surseoir à ce projet de résolution, est le Sénégal dont le président se trouvait à Paris deux jours avant.

Je vous laisse imaginer la pression qu’Hollande a dû exercer sur ce pays africain, qui venait d’obtenir d’Israël des aides importantes.

Et la France n’a pas encore dit son dernier mot, elle ne lâchera rien, sa connivence avec ses alliés anti-israéliens, MM. Abbas, Obama et Kerry, va lui permettre de persévérer dans sa politique pro-palestinienne lors de cette sempiternelle Conférence de Paris qui ne cesse d’être reportée.

Elle a été fixée au 15 janvier 2017, seulement quatre jours avant la fin du mandat d’Obama.

Qui sait, peut-être compte-t-elle influencer Obama, et lui faire signer une résolution plus gênante contre Israël qui a déjà plusieurs fois refusé ce type de Conférence Internationale.

Il est vrai que la France a tellement peu de soucis actuellement… Qu’elle peut se permettre de perdre son temps et son argent… pour soi-disant favoriser la paix entre Israéliens et Palestiniens, si c’était sincère de sa part, ça se saurait…

Paradoxalement, Je vois dans cette situation trouble d’Israël un grand changement, car qui aurait imaginer voilà quelques années, que ce pays pourrait se permettre de rappeler ses ambassadeurs dans les pays hostiles, annuler ses programmes d’aides à ces pays, prendre des mesures de rétorsions économiques, sécuritaires et militaires, convoquer les ambassadeurs, y compris l’Américain, et « last but not least » interdire aux ministres israéliens de voyager dans les pays qui ont voté cette résolution.

Je dois dire que je suis fier qu’un aussi petit pays puisse se permettre de prendre des mesures aussi vexantes, à l’encontre d’aussi grands pays, je vous laisse imaginer la puissance et les arrières que doit avoir Israël pour se le permettre, cela me donne d’autant plus confiance en ce pays.

Contrairement à tout ce que peuvent déclarer le Meretz, Tsipi Livni ou encore Ehoud Barak, Israël est loin d’être isolé.

Tous les membres du Conseil de sécurité ont souvent voté ce genre de résolutions, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni notamment.

La seule petite différence, c’est que les USA qui avaient utilisé leur droit de Veto, se sont abstenus cette fois.

Le manque de classe dans sa sortie, de celui qui l’a permise ne doit pas forcer les adversaires de M.Netanyahu, à noircir le tableau de ses succès diplomatiques depuis qu’il a en charge les Affaires étrangères d’Israël.

D’autre part, personne ne devrait passer sous silence comme les médias le font, le fait que cette résolution 2334 demande également aux Palestiniens de cesser de commettre des violences et d’arrêter leurs actes terroristes contre Israël.

C’est d’ailleurs La politique des dirigeants palestiniens, que ce soit à Gaza ou à Ramallah, et d’Arafat à Abbas, qui a rendu improbable la solution à deux états.

Les Israéliens n’ont pas cessé depuis 1967 de proposer des solutions, de faire des concessions, en vue de la solution « A 2 ÉTATS », mais je ne me souviens pas qu’une seule concession conséquente de la part des Palestiniens ait été faite sérieusement pour faire une paix réelle sur cette base.

QUI DIT QUE LES PALESTINIENS TIENNENT TANT A LA SOLUTION A DEUX ÉTATS, QUI EN EST SÛR ???

Je pense de plus en plus que la stratégie des dirigeants palestiniens empêche par la force des choses, la création d’un état palestinien.

Sans le dire, ils ont fait le choix de l’état binational, espérant gagner sur l’échiquier « démographique » ce qu’ils n’ont pas réussi à gagner par la terreur, les armes et le mensonge.

Et comme les dirigeants palestiniens ont deux fers au chaud, ils ne sont pas pressés, ils s’enrichissent pendant que leur peuple souffre, puis, si ce n’était pas l’état binational, il leur resterait encore l’espoir enfoui de voir une guerre entre juifs.

Il est patent que ceux-ci ne cessent de se diviser, les points de discorde se font de plus en plus nombreux entre eux.

Il n’est que de voir combien cette résolution 2334 répond aux souhaits des Israéliens de gauche, d’extrême-gauche et des partis arabes, sans parler des juifs de gauche dans le monde, J Street notamment, qui ont beaucoup favorisé ce vote anti-israélien, par leurs recommandations publiques à cet effet.

C’est connu, on n’est jamais aussi bien trahi que par les siens…