Les accords de paix israélo-palestiniens de 1994 ont permis aux palestiniens de récupérer la bande de Gaza. Ce territoire avait été acquis par l’armée israélienne en 1967 lors du conflit déclenché et perdu contre l’Etat hébreu. Violant les conditions de restitution territoriale prévues à l’accord, les palestiniens ont transformé Gaza en base de lancements de roquettes contre Israël.

La milice Hamas est armée et financée par l’Iran, répertoriée comme organisation terroriste, refuse l’existence d’Israël et les accords de paix israélo-arabes en général et israélo-palestiniens en particulier. Elle dirige Gaza d’une main de fer depuis 2006, culmine les violations de frontières, les actes de terreur à l’intérieur d’Israël et pérennise une situation de guerre auxquels les accords étaient sensés mettre un terme.

C’est dans ce cadre que le Hamas suscite, recommande, conseille (et ce sont des euphémismes) à la population de Gaza dont il contrôle les déplacements de se lancer à la frontière avec Israël armés de pierres et autres projectiles contre les soldats israéliens.

La milice islamiste établit un barème des paiements relatifs aux manifestants, aux blessés et aux «tombés au combat». Il s’agit d’une série de violations manifestes notamment des conventions internationales et des droits attachés aux personnes civiles et aux enfants en temps de guerre.

Les soldats israéliens ont donc le choix entre deux options. Soit laisser violer le territoire de leur pays, abandonner leur charge de sécurité et de protection des populations civiles, soit arrêter par des tirs les hordes de civils palestiniens fanatisés ou terrorisés par la milice islamiste Hamas dont ils dépendent.

Les victimes palestiniennes sont honorées à juste titre par les instances internationales. Il est regrettable que les honneurs qui leurs sont rendus sont plus fréquents et plus intenses que les honneurs rendus aux civils d’autres conflits de niveau équivalents ou supérieurs. Ainsi de la minute de silence du conseil de sécurité de l’ONU et du rappel de certains ambassadeurs d’Israël. A cet égard, le cas de la France est édifiant.

Le 9 novembre 2004, en Côte d’Ivoire, en Abidjan, devant l’hôtel Ivoire, l’armée française s’est sentie en insécurité par la présence de manifestants civils se trouvant à proximité. Sur ordre du colonel de l’armée française présent, les soldats français ont tiré à balles réelles, directement et sur la foule de manifestants ivoiriens depuis le sol et depuis les hélicoptères.

Soixante-trois morts civils ivoiriens ont été déplorés. A cette occasion, nulle minute de silence du conseil de sécurité, nulle saisine de la commission des Droits de l’Homme de l’ONU ne sont venus en solidarité avec les victimes civiles ivoiriennes tuées par l’armée française.

Cet exemple concernant la France n’est pas exhaustif. Les armées de la plupart des Etats qui condamnent depuis l’ONU l’armée israélienne ont adopté le même comportement militaire en situation identique ou inférieure.

Il est par conséquent injuste au regard du Droit international public et inquiétant au regard des relations internationales que cette majorité automatique d’Etats autoritaires appuyés par certains Etats de l’Union-Européenne poursuivent ainsi en toute quiétude une politique agressive et ségrégationniste à l’encontre de l’Etat hébreu.

Quant à la commission des Droits de l’Homme de l’ONU, elle n’a de cesse depuis des années de condamner sans preuves l’Etat hébreu sur le maximum de sujets relevant de ses compétences. La nature autoritaire à l’intérieur et hostile à Israël à l’extérieur est assumée par les régimes qui se succèdent à la présidence de cette commission.

La vigilance à l’égard d’Israël des commissaires est vaine. Elle n’a d’égal que leurs négligences à l’encontre des cas qui mériteraient d’être présentés, étudiés et condamnés et qui concernent souvent les Etats qu’ils représentent !

Il est fort probable que ces réactions sont sensées «punir» les succès diplomatiques que vit Israël depuis quelques mois et sa survie depuis 1948. Les régimes autoritaires et hostiles à Israël persistent à instrumentaliser et à infiltrer l’organigramme de l’ONU depuis 1948 avec l’appui d’autres Etats précisément européens.

Israël poursuit son développement et la protection de sa démocratie et de sa population. Il est néanmoins fort regrettable que sur ce sujet comme sur tant d’autres, l’ONU soit utilisé à des fins contraires à la paix des peuples et à sa charte.