Aux Nations-Unies (ONU), la commission des droits de l’homme (CDH) poursuit son combat  contre l’Etat d’Israël.

Cette commission pose une série de difficultés au regard du Droit international public, des règlements internationaux, de celui de l’ONU, du fonctionnement et de la charte de l’organisation.

1- L’attribution de la direction de la CDH à un membre de la hiérarchie autocratique et théocratique du royaume d’Arabie Saoudite est une erreur de Droit. Le royaume wahhabite ne respecte presqu’aucune des dispositions relatives aux libertés publiques et privées nomenclaturées au répertoire législatif et réglementaire des droits humains (droits des femmes, des minorités ethniques, religieuses et sexuelles, persécutions et exécutions extrajudiciaires, etc)

2- L’Arabie Saoudite est un Etat en guerre contre Israël, dont il ne reconnait pas l’existence et soutient publiquement son élimination. Or, la résolution des conflits par voie militaire est prohibée par l’ONU et le royaume est par conséquent juge et partie dans les examens concernant l’Etat hébreu.

3- La comparaison des droits saoudiens  et israéliens en matière civile, pénale, commerciale, financière, humaine, etc révèle un abîme juridique et judiciaire des plus profonds que le globe ait à connaître, et notamment en termes de droits des minorités en état de guerre.

4- Les avis émis par la commission sont  inexécutables en droit, sur la forme et sur le fond, et ce en dépit d’une médiatisation présentant sans attestation Israël comme s’exonérant des décisions de l’ONU.

5- A titre d’exemple unique et non exhaustif, les expertises de l’ONU réalisées sur les «dommages collatéraux» en vies humaines relatives au conflit Iraq-Syrie-Daesh-Turquie et armées nationales occidentales ont largement dépassé ceux de Gaza-Israël sans provoquer le moindre émoi de ladite commission.

6 – La focalisation de la CDH sur Israël au détriment des autres conflits de même nature et envergure est une faute de droit et un élément en suspicion légitime.

La CDH devrait s’interroger sur la légitimité de sa composition et sur la justesse juridique de ses «travaux». Elle dispose à cet effet de la charte de l’ONU. Compte tenu des dispositions qu’elle rend, une simple relecture suffirait. Il y va du respect des textes constitutifs de l’organisation, de l’impartialité de la commission comme de l’organisation générale de la paix.

Pierre Saba

25 mars 2016