Nous lisons tous les nouvelles de la « victoire » électorale de la droite américaine au Congrès et au Sénat.

Bien que plus de 60 % des electeurs se soient abstenus, ce qui signifie qu’on ne peut pas vraiment appeler ce résultat une victoire. C’est un électorat qui se dit écoeuré par la politique à double tête du même animal.

La confiance des Américains dans le système bi-polaire est à bout.

Ce qui est devenu évident dans le cas de la présidence de M. Obama, c’est que le premier président Noir des Etats Unis a fait l’objet d’attaques verbales racistes depuis le début de son mandat.

Outre le fait qu’il fut soumis à des histoires mettant en doute sa naissance à Hawaii, M. Obama a été qualifié par ses opposants, comme par les medias de droite, par des épithètes qui cachaient à peine ou révélaient ouvertement, leur racisme envers sa complexion de peau, ou envers la religion de la famille de son père.

Le peuple americain a élu un homme Noir à la présidence du pays le plus puissant au monde.

Mais les institutions politiques et médiatiques, quant à elles, semblent être fermement ancrées dans l’Amérique dont le langage faisait frémir par ses lynchages, et ses resistances aux droits civils des Noirs américains.

Dans sa politique, Obama ferait partie en Europe du centre droite, certainement pas de la gauche.

Son gouvernement a maintenu l’emprise des systèmes de finance qui ont contribué à la crise de 2008.

Le système d’assurance médicale appelé « Obama care » est un système national que la droite en France ne pourrait pas proposer à sa population, tant il favorise les riches et laisse les démunis sans recours.

Le SMIC n’existe toujours pas aux Etats Unis. il n’y a virtuellement aucune protection sociale dans ce pays dont les multinationales au profits écrasants ne payent virtuellement pas de taxes, et où les congés payés n’existent pas.

Cependant Obama a été traité de communiste, de communautariste venu du tiers monde, pour avoir essayé de faire entrer quelques concepts de justice sociale dans la conversation nationale américaine.

Quant à sa politique étrangère, le gouvernement Obama, qui s’était engagé à se retirer des opérations militaires initiées par ses prédecesseurs, n’a pas pu tenir ses promesses.

Mais malgré cela, Obama a été qualifié de traître, de membre de la confrérie musulmane, et même d’antichrist par les partis de la droite américaine, tel que le Tea Party, qui ne le trouvait pas assez belligérant et militariste.

Pour avoir osé aborder le sujet du port d’armes à feu qui font des milliers de morts par an en Amérique, Obama a subi des attaques acharnées venant de cette m$eme droite. Quant au Moyen-Orient, Obama a donné plus de soutien financier à Israël que tous les autres gouvernements américains.

Il a contribué au Dôme de Fer qui a arrêté des centaines de roquettes tirées par le Hamas.

Mais le premier président américain qui fête la Pâque Juive à la Maison Blanche chaque année, s’est vu être considéré comme un ennemi d’Israël par les va-t-en guerre (comme Netanyahu) pour avoir insisté sur une résolution du conflit Israelo-palestinien, même s’il utilisait les mêmes termes que G.W. Bush, qui faisait les mêmes appels à la resolution.

Conclusion : Le visuel d’un homme Noir comme Président des Etats-Unis reveille chez la droite américaine les démons de la logique esclavagiste. Sur fond eschatologique, du genre « on s’en fout, Jésus revient, c’est la fin du monde ».

Conclusion : La question qui se posait, de savoir si une colonie de la vieille Europe peut se guérir du complexe de superiorité des colons, est toujours pertinente.

La droite américaine parle la langue dégenérée des Boers de l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid.

Et le problème c’est que cette même droite, qui nie le changement climatique, qui fait des lois pour que les compagnies puissent licencier les femmes qui ont fait un avortement, qui pense que les travailleurs n’ont aucun droit de representation, qui voudrait que le créationisme et non l’évolution des espèces soit enseigné aux enfants, qui fait une campagne raciste contre un président élu, est aujourd’hui au gouvernail de la plus grande puissance nucléaire.

Prediction : Le QI americain déjà en baisse, selon les estimations qui placent l’éducation américaine après une quarantaine d’autres pays, va certainement raser les mottes dans les quelques années à venir.

La Chine avait cru un moment que l’élection de M. Obama etait un bon signe du redressement des Etats-Unis.

Après avoir vu que l’Amérique est plus attachée à son moyen-âge qu’à son avenir, les Chinois passent en tête.