Après la responsabilité totale de l’Amérique dans le désastre de l’Irak, dont la principale conséquence fut le développement de guerres tribales, intestines et religieuses au Moyen-Orient qui permirent l’émergence d’un l’État Islamique désireux d’imposer la charia comme constitution à l’ensemble du monde musulman ; après la responsabilité totale de la France dans le désastre de la Libye et de la Syrie (pour y être allé et ne pas y être allé), qui en générant la destruction des structures politiques de ces pays, permit aux forces islamiques d’y progresser et de s’y installer.

Après des centaines de milliers de civils assassinés et de villes détruites dans un Moyen-Orient aujourd’hui en grande partie en ruine, ce sont pourtant les mêmes puissances occidentales qui ont signé un accord avec l’Iran, qui permettra à ce pays d’accéder légalement à l’énergie nucléaire « civile », et après un temps de probation de 10 années, d’être libre d’agir comme il le voudra. Et pourquoi pas de passer du nucléaire civil au nucléaire militaire.

Dix années, dans le meilleur des cas, le plus probable étant que dès l’entrée en vigueur de l’accord, dans quelques jours, l’Iran, dans le secret de son territoire, se remettra à travailler à la création « d’une arme nucléaire », ce qu’il avait initié après la guerre d’Irak et qui fut découvert en 2002 par les Américains.

Pourquoi l’Iran ne se doterait-il pas d’une arme nucléaire ?

Lorsque l’on pose la question aux signataires du traité, ils répondent qu’à priori rien ne peut empêcher l’Iran d’agir comme il le veut, l’observation dont il sera l’objet ne pouvant contrôler ce qui sera dissimulé ; mais ils font le pari de l’honnêteté, et des bénéfices qui résulteront de l’accord.

L’Iran récupèrera ses milliards gelés à l’étranger et pourra de nouveau engager des transactions commerciales avec d’autres pays. Il pourra proposer son pétrole à des prix compétitifs, bousculant le monopole des Émirats. Surtout, il y aura l’aide militaire commune et solidaire entre les signataires de l’accord, contre l’EI et le terrorisme.

Grâce aux règles de sécurité qui seront appliquées ?

L’accord prévoit en effet le démantèlement, en partie, du stock d’uranium et de plutonium de l’Iran, qui sera dispersé et vendu. Il prévoit la diminution des centrifugeuses qui permettent de modifier l’uranium et de le rendre fissile.

Actuellement l’Iran possède 20.000 centrifugeuses et il faut retenir que plus leur nombre est élevé, plus il est possible de réduire le « breakout », à savoir le temps nécessaire pour acquérir assez d’uranium enrichi pour l’élaboration d’une bombe.

Pour le moment, ce délai est d’environ trois mois. D’après les termes de sécurité de l’accord signé, il devra être d’un an. Une période jugée suffisamment longue pour détecter toute course clandestine à la bombe, d’après les signataires occidentaux du traité.

Et c’est là que le bât blesse, et que l’Occident, soit est atteint de cécité, soit se fiche parfaitement des conséquences qu’une sécurité aussi aléatoire, fait peser sur la région, Israël plus particulièrement et le Moyen-Orient dans son ensemble.

Les pays occidentaux du traité, mais plus particulièrement les États-Unis, souhaitent probablement redistribuer les cartes et en repositionnant l’Iran comme une force souveraine face au reste du Moyen-Orient, retrouver ainsi une position géopolitique qui depuis la guerre d’Irak leur a échappée, tout en réduisant la puissance d’Israël, qu’il voudrait bien pouvoir contrôler et dont l’indépendance agace prodigieusement le Président Obama.

Pour des raisons de stratégies politico économiques, les grandes puissances occidentales, aujourd’hui comme il y a quelques décennies, se frottent les mains à l’idée des possibilités financières que cet accord avec l’Iran, va leur permettre.

Les pays, les hommes en souffrance de trop d’exactions et de guerres, et le grave danger qui maintenant va peser sur Israël, que l’Iran, de multiples fois, a appelé à détruire et contre lequel il aurait sans doute déjà utilisé l’arme nucléaire, s’il l’avait eu, ne les a pas arrêtés dans leur décision arbitraire aux intérêts pervertis.

A des années lumières de la moindre compassion, chaque pays concerné par le traité, suppute de ses enrichissements, croit qu’il va tout maîtriser et contrôler, surtout ses bénéfices personnels et politiques, le terrorisme étant très secondaire dans cette démarche où l’avidité le dispute au cynisme.

Les guerres prévisibles de l’Iran contre Israël qui évidemment ne se laissera pas réduire, et un Moyen-Orient sous la cendre des armes, aucun de ces pays ne s’en soucient, eux c’est juste l’argent et le pouvoir qui les intéressent, l’argent surtout.

Quand ils réagissent et entraînent l’opinion internationale dans leur sillage, c’est toujours pour ne pas entraver les profits des oligarchies économiques qui dirigent l’ensemble des pays du monde, et dont ils profitent des largesses.

On a pu les voir agir contre la Grèce et Tsipras, qu’ils n’ont pas hésité à étrangler et à faire passer pour des monstres qui pouvaient mettre le monde à feu et à sang, seulement parce qu’ils s’étaient dressés contre le diktat des banques, alors qu’ils composent, ensemble et sans état d’âme avec l’Iran, qui lui avec les armes nucléaires auxquelles il peut maintenant accéder, pourra réellement le dévaster. Le dévastera peut-être…

Parce que, que fera l’Iran de son nouveau pouvoir, lui qui fut à l’origine de la nouvelle religiosité fondamentaliste de l’Islam ?

Sera-t-il tenté par une civilisation musulmane étendue à l’Occident dans une sorte de transe réparatrice pour les humiliations passées et le mépris d’un Occident au sommet, envers une Perse tombée dans l’abysse, elle qui fut autrefois si élevée ?