La téléologie judéo-africaine est l’affirmation que l’Afrique existe comme figure spirituelle dans le monde.

Le judaïsme africain, comme objet de la science historique, ne peut plus être seulement défini géographiquement, par ses limites physiques et cartographiques, mais elle intègre désormais, dans l’unité de sa figure spirituelle, ses diasporas d’Amérique, des Caraïbes, d’Europe et d’Israël.

Mais cette donne ne sera tout à fait réfléchie par la subjectivité du lecteur juif européen que lorsque celui-ci saura lui conférer la détermination d’un concept.

Le formalisme, en apparence, exclut toute téléologie : il est le refus de définir les principes pratiques à partir des fins que la volonté se propose.

La moralité réside en effet dans l’intention ; elle est tout intérieure. Mieux, elle est l’intériorité même. On ne saurait donc la comprendre selon son essence si l’on considère d’abord l’action en tant qu’elle se déroule dans le monde, les objectifs que l’action permet d’atteindre, ou les objets que nous pouvons désirer.

Dans cette optique, il faut mettre l’accent sur la mise en commun des ressources culturelles juives du continent comme base de la personnalité juive africaine.