Les primaires de la Droite et du Centre ont désigné celui qui paraissait le plus déterminé dans ses propositions, même si son discours et son combat nous ramènent aux pires années Thatcher. Mais les 4 millions de citoyens, plutôt âgés, aisés et peu attachés au modèle social français qui ont fait ce choix, ne sont pas toute la France.
La Droite devenue filloniste, forte de ce vote massif, serait assurée, nous dit-on, de revenir au pouvoir.

Cependant, les Français vont vite s’apercevoir que la France de 2017 n’est pas la Grande-Bretagne de 1980, que les solutions du passé ne résoudront rien et aboutiront à tuer le modèle social français. Ne nous y trompons pas. François Fillon est bien le héraut d’une droite catholique, conservatrice, repliée sur le passé.

Même Henri Guaino le reconnait, « la droite n’aurait-elle rien de plus sérieux à proposer qu’une politique obéissant à la même inspiration que celle de Laval en 1935 ». La campagne à peine commencée, ce Monsieur Propre qui aime l’argent, est rattrapé par ses affaires.

Le Parti Socialiste, fort d’avoir empêché François Hollande de se représenter, a désigné son représentant porteur d’une utopie, après une primaire qui rassemblait des candidats résignés à leur défaite présidentielle. Quarante-cinq ans après Epinay et François Mitterrand, se mesure la décadence politique, intellectuelle et culturelle de ce parti, qui n’est plus capable de produire un candidat à la Présidence de la République qui paraisse en situation d’être élu. La gauche partira divisée car Jean Luc Mélenchon et Yannick Jadot joueront jusqu’au bout leur propre carte.

Pour beaucoup de Français, Marine Le Pen parle le langage de la vérité. En réalité, elle utilise avec beaucoup de cynisme la colère justifiée de nos concitoyens. Elle promet beaucoup de choses impossibles et qui sont nuisibles au pays. Elle porte partout la haine, l’exclusion et le repli. Comme Emmanuel Macron, nous disons que « le FN n’a pas l’exclusivité du peuple. Nous irons partout pour convaincre ceux qui doutent ou sont en colère ».

  • Nous croyons, nous, qu’Emmanuel Macron peut être celui qui redonnera aux Français confiance en l’avenir et qui permettra de rendre aux institutions républicaines leur efficacité.
  • Nous croyons que la création du mouvement « En Marche » est un événement politique majeur qui permet de replacer les Français au centre d’une vaste dynamique citoyenne de l’émancipation. Compte-tenu de l’ampleur des réformes à entreprendre, elles sont impossibles à réaliser sans un grand rassemblement au-delà des partis politiques et de leurs clientèles.
  • Nous croyons qu’en s’attaquant aux rentes de situation, Emmanuel Macron saura débloquer une société figée et rassembler de grandes majorités d’idées.
  • Nous croyons qu’il est le seul à pouvoir véritablement réaliser le changement que tous les citoyens attendent.
  • Nous croyons qu’il a appris du philosophe Paul Ricœur le souci de l’Autre, de Jacques Attali l’audace, de Julien Dray la subtilité politique.
  • Nous croyons que, jeune, il saura comprendre les problèmes de la jeunesse.
  • Nous croyons que, connaissant le monde de l’entreprise, de l’économie numérique, des nouvelles technologies et de la finance, il saura revivifier notre tissu industriel et redonner à l’économie française sa place en Europe et dans le monde.
  • Nous croyons que, provincial, il saura faire prospérer les territoires de la République et relancer une vraie décentralisation.
  • Nous croyons, parce qu’il a acquis ces dernières années une riche expérience de l’Etat et de son administration, qu’il saura tracer le chemin d’une entrée dans le 21eme siècle des services de l’Etat, de la Santé publique et des Collectivités locales.

On dit de lui qu’il est libéral. En réalité, plus que libéral, Emmanuel Macron est un pragmatique lucide. Il préférera toujours les solutions qui marchent.

C’est avec nous, les citoyens, grâce à un diagnostic partagé, qu’Emmanuel Macron a réussi à élaborer un plan de transformation lucide de la société très loin d’un prêt-à-penser aseptisé.

C’est le seul qui affirme sa conviction européenne et, comme Mitterrand il y a quelques années, c’est le seul capable de convaincre Berlin et Bruxelles de jeter les bases d’une politique de Défense et de Sécurité Européenne. Plus encore, c’est le seul partenaire de Berlin capable de mettre en place un Budget de la zone Euro.

Nous croyons comme Daniel Cohn Bendit qu’il est le seul candidat capable de nous éviter un duel entre Fillon et Le Pen.

Français résidant hors de la Métropole, nous souhaitons construire avec lui des propositions innovantes qui prendront en compte notre spécificité.