Personnellement, les attentats de la semaine du 7 janvier 2015, m’ont laissé avec l’envie d’être une meilleure personne, de sourire au gens, de partager mon pack de bière avec un étranger dans le métro, et de rassurer une caissière algérienne qui s’excusait pour son accent que son accent est magnifique. Bref tout ça m’a donné envie d’être Français. Ce qui n’est pas chose aisée pour un parigot.

J’ai trouvé que la réponse du Pape et celle de Jamel Debouzze étaient la même : Touches pas à ma mère.

La mère de François c’est l’église, c’est dieu, c’est le sacré. La mère de Jamel c’est la république, la patrie, la nation.

Au final on redéfinit nos antagonismes, on campe notre moralité, et après on parle de paix alors qu’on a déjà définit les lignes du casus belli.

Le texte ci-dessous n’est pas de moi, mais d’un ami qui appelle à la tolérance, et à la réalisation d’un projet français, national multiethnique et multiconfessionnelle.

NOUS ASPIRONS A LA PAIX

Ce texte s’adresse à toutes les personnes de bonne volonté, qui comme nous, réfutent toutes formes de discriminations et toutes formes de violences. A tout ceux qui pensent que les religions monothéistes diffèrent par leurs rites et non par les valeurs morales qu’elles partagent. Nous sommes, religieux ou non, des hommes et des femmes devant vivre en société… Que nous croyons ou pas, certains crimes sont insoutenables.

Les auteurs de ce texte sont français. Nous considérons qu’être français, c’est adhérer au projet français. C’est à la lumière de l’histoire de notre pays, terre d’aboutissement des grandes migrations et invasions successives d’origine africaine, européenne, et asiatique, que ce projet s’est façonné et que nous avons appris à vivre ensemble.

Depuis que nous avons la liberté de choisir notre destin politique, nous avons souhaité vivre ensemble librement, égaux en droit, fraternellement, en séparant le religieux du politique.

Quelque soit notre origine ethnique ou notre religion, nos ancêtres – respectons les – ont fait le choix de vivre ce projet français. Ils ont même parfois, de gré ou de force, versé le sang pour le défendre. Nous pensons donc aujourd’hui, que pour être français, au delà de toutes considérations légales ou politiques, et ceux symboliquement après la barbarie qui a frappé notre nation, il faut véritablement vouloir défendre ce projet français.

Par défendre le projet français, nous entendons une défense morale et non la lutte armée. Nous souhaitons opposer à ceux qui nous violentent la plus grande cohésion. Cette cohésion ne peut être appelée par nos politiques trop soucieux de nous diviser sur tel ou tel enjeux à des fins électorales. Ayons donc la responsabilité de nous mobiliser moralement, que l’on soit croyant ou non.

C’est pourquoi nous vous demandons, à vous peuple français, ou à ceux qui se sentent par solidarité français, de vous engager à condamner la violence et l’intimidation en faisant passer ce message de paix à vos proches, pour qu’ils sachent quel est votre point de vue. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids pour encourager nos politiques et nos religieux à prendre parti.

Cet engagement étant moral et salutaire pour notre nation, nous pensons que pour accroitre sa portée, nous devons demander aux acteurs de la vie politique de le soutenir publiquement pour démontrer leur volonté de maintenir la cohésion du peuple français.

Nous demandons également à tous les représentants religieux monothéistes de s’unir pacifiquement dans une condamnation sans équivoque de la violence et de l’intimidation pour mettre fin aux doutes que certains de nos enfants éprouvent et qui peuvent à terme les écarter du droit chemin et ainsi endiguer la recrudescence de ces actes barbares qui nous frappent tous dans nos coeurs et nos consciences.

Nous implorons donc le Pape de rédiger à cet effet une bulle pontificale, aux différents Posqim de bonne volonté d’éditer une responsa à nos bienveillant Muftis d’émettre une Fatwa et plus largement, à l’ensemble des plus grands représentants religieux monothéiste d’ériger en principe à valeur de règle religieuse le message de paix qui clôture ce texte.

Que vous soyez un simple citoyen, un homme politique ou le représentant d’un ordre religieux, n’attendez pas que d’autres s’engagent avant vous… Vos fidèles, vos électeurs, vos amis, votre famille jugeront votre hésitation comme un aveux de cautionnement de la violence. Engagez vous en soutenant et en défendant le message de paix suivant:

«En tant que citoyens du monde, nous respectons la vie et l’humanité. Que nous soyons croyant ou non, nous condamnons le meurtre, le viol et l’intimidation à des fins religieuses politiques ou morales.

A plus forte raison, en tant que religieux, notre Dieu ou notre religion condamne avec la plus grande fermeté le péché que représente la pratique de la violence ou de l’intimidation, motivée à des fins politiques, religieuses ou morales, qu’elles soient armées ou non, physiques, morales ou psychologiques, à l’encontre de civils, d’innocents ou tout simplement d’hommes ou de femmes ne représentant pas les forces armées d’un état ou d’un mouvement politique ou religieux.

Nous souhaitons vivre librement, égaux en droits, fraternellement et surtout pacifiquement au côté de notre prochain, qu’il soit athée, juif, musulman, chrétien, ou quelque soit sa religion ou ses origines. Nous aspirons à la paix.»