« L’évolution et tous les espoirs pour un monde meilleur repose dans le courage et la vision franche des gens qui embrassent la vie » John Lennon.

Lorsque nous observons de nos jours, les relations humaines faites de rapports de forces, et la violence qui ne cesse de s’installer à plusieurs endroits sur la terre, nous sommes amenés à nous interroger sur l’avenir de la paix entre les hommes.

Aujourd’hui plus que jamais, notre monde est gangréné par la haine de l’autre, au moment même où il avance de plus en plus vers sa globalisation.

Certains phénomènes tels que le racisme, l’antisémitisme, que l’on croyait disparus ont refait surface et ont du mal à s’infléchir.

Les crimes contre l’humanité, il est vrai, ne datent pas de notre époque.

En effet, depuis le premier crime de Caïn contre son frère Abel, l’humanité tout entière s’est engouffrée dans cette voie qui semble sans retour. Chaque siècle a eu son lot de crime contre l’humanité.

Et le siècle dernier n’a pas pu échapper à cette escalade de violence et de crimes contre l’humanité.

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants ; c’est l’indifférence des bons. » disait Martin Luther King.

Un peu plus d’un siècle après la déclaration  des droits de l’homme et du citoyen, deux ans après l’obtention du prix noble de la paix par le Bureau International de la Paix (BIP) nous avons connus la première grande guerre mondiale.

Il s’en est suivi la deuxième, la Shoah, des guerres d’indépendance, des guerres civiles à plusieurs endroits de la planète terre entraînant avec elles des génocides (Arménie, Rwanda, Congo, Angola, Yougoslavie, Sir Lanka etc…).

Et pourtant nous vivons dans un monde où le génie humain a pu inventer des religions, des déclarations des droits de l’homme, des lois positives pour réguler les relations humaines, des organisations à l’échelle  nationale, continentale et  mondiale pour lutter contre les crimes contre l’humanité.

Le vingt et unième qui commence n’offre pas meilleur augure tant l’histoire semble se répéter.

En ce début de siècle,  plusieurs conflits ont déjà vu le jour : des conflits post-électoraux en Afrique, le printemps arabe et ses conséquences désastreuses en Lybie, en Tunisie, en Egypte et en Syrie où l’on compte plus de 150 000 morts ; sans oublier le racisme, l’antisémitisme, l’Iran qui menace l’existence de l’Etat d’Israël, le conflit israélo-palestinien, la crise en l’Ukraine.

Quelle tristesse, quelle inquiétude, pour ce vingt et unième  siècle qui vient de s’ouvrir !

Soixante-six ans après la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, soixante-dix ans après la création de l’Organisation des Nations Unies,  soixante ans après la création l’Union européenne, soixante-dix ans après la création de la Ligue arabe et cinquante ans après la création de l’organisation de l’Unité Africaine (UA).

Une inquiétude d’autant plus justifiée qu’il a suffi  d’une seule crise, celle qui est en cours actuellement en Ukraine pour que les relations internationales soient mises à mal.

On le comprendrait si cela se limitait à des questions de géopolitique.

Mais quand un pays comme l’Iran menace publiquement l’existe de l’Etat d’Israël, et projette de le détruire parce que pour lui Israël constitue une tâche dans l’espace du Moyen Orient, nous ne sommes plus face à la seule question de géopolitique, nous sommes dans un déni de droit humain, de droit à exister.

De plus, avec une bonne partie de la jeunesse déjà gangrenée par la haine de l’autre, des jeunes gens qui devraient constituer le fer de lance de demain, et dont certains se déclarent déjà racistes, antisémites ou djihadistes, avec des crimes odieux déjà à leur actif et un mépris inégalé des symboles de la république – mettant ainsi le vivre ensemble en danger, – nous avons de quoi à nous inquiéter.

Cependant, nous ne perdons point courage.

Nous osons l’espérance, nous espérons un monde meilleur fruit de l’effort de tout un chacun gouvernants et gouvernés, des hommes et des femmes courageux, francs et décidés à embrasser la vie.

Faut-il laisser la lutte contre le mal à nos seuls  gouvernants, déjà préoccupés par des crises (économiques, politiques) qu’ils ont du mal à juguler.

Ne serait-ce pas aussi l’affaire de tous, de tout le corps social, des journalistes, des intellectuels, des organisations sociales, cultuelles, de la cellule familiale ?

Resterions-nous las, à attendre que tout se passe bien autour nous, sans rien faire ? Laisserions-nous l’histoire des massacres de vies humaines se répéter sous nos yeux au cours de ce siècle ?

Les pages de l’avenir sont encore vierges.

Il nous faudra les remplir.

Chacun de nous devra y inscrire ses mémoires.

Tous ceux qui ont choisi d’embrasser la vie, de la préserver, la grande majorité silencieuse, est inviter à un sursaut individuel, national et international pour se dresser comme un seul homme contre le mal, la haine de l’autre.

Et laisser la paix qui repose tout au fond de tout un chacun influencer chacune de nos pensées, et  nos actes, afin  de contribuer à faire du monde entier un endroit encore plus merveilleux.

Quant à ceux qui ont choisi d’embrasser la mort et qui la chérissent, cette invitation ne leur est pas destinée, à condition qu’ils laissent le bien qui est en eux, vaincre le mal qui tente de les vaincre.

Chacun d’entre nous sait distinguer le bien du mal. Si nous aimons nous  faire du bien, sachons qu’il en est de même pour notre prochain. Offrons lui le bien que nous lui devons.

Au demeurant, nous devons retenir cette leçon de vie : l’on récolte toujours ce que l’on sème.

L’histoire est devant, n’oublions pas demain.