Le 17 mars dernier, le Likoud arrivait en tête des élections législatives, à la surprise générale.

La formation de Benyamin Netanyahu remportait 30 sièges, alors que les sondages prédisaient des résultats serrés. Mais la formation d’un gouvernement (le quatrième de Netanyahu) s’est en revanche révélée particulièrement compliquée.

L’accord trouvé mercredi soir l’a été juste à temps, c’est à dire juste avant que le président Reuven Rivlin ne confie la tâche à quelqu’un d’autre.

Finalement, c’est un accord trouvé in extremis avec les religieux nationalistes du Foyer Juif de Naftali Benett qui a permis à Binyamin Netanyahu d’obtenir une majorité serrée : 61 sièges sur 120.

Formée dans la douleur, la nouvelle coalition de gouvernement du Premier ministre apparaît déjà trop fragile pour durer.

Un accord a été trouvé au dernier moment avec les nationalistes religieux du Foyer juif, qui apportent au Likoud le soutien de leurs députés.

Après 6 semaines de négociations, Netanyahu a une majorité, mais elle est précaire, et déjà critiquée.

Cette coalition fragile montre que le système électoral d’Israël est obsolète analyse Ofer Bronstein, fondateur et directeur du Forum international pour la paix, qui rappelle que sur ces 35 dernières années, la durée de vie moyenne d’un gouvernement en Israël est de 2 ans et demi.